Déclaration de la coordination malienne des organisations démocratiques (COMODE)

20 Mars 2013 - 00:13
Mis à jour: 14 ans
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Le vendredi 22 mars 1991, notre peuple décida de rompre avec l’arbitraire, la tyrannie. Ce jour historique marque le début de l’insurrection populaire entamée les mains nues sous la direction de la Coordination des associations et organisations démocratiques née le vendredi noir 22 mars 1991 et parachevée le 26 mars 1991 par l’aile Républicaine des forces armées et de sécurité. Cela a mis fin au régime dictatorial du général Moussa Traoré. Notre peuple réaffirma des lors son attachement à la démocratie pluraliste et à un régime républicain avec les élections comme la forme la plus appropriée de prise et dévolution du pouvoir ; [caption id="attachment_77517" align="alignleft" width="290"]Aly  Nouhou Diallo Aly Nouhou Diallo[/caption] 22 mars 1991-22 mars 2013, vingt deux ans après la situation socio-économique, politique et sécuritaire de notre pays est plus que jamais critique. Elle se caractérise par la rupture de l’ordre constitutionnel intervenu dans la nuit du 21 au 22 mars 2012, l’occupation de plus de la moitié du pays par des narcotrafiquants, des terroristes internationaux, la déliquescence de l’État, l’effritement de l’économie nationale, l’intervention de l’armée française avec promptitude pour libérer les régions du nord occupées, suite à la demande du président par intérim du président Dioncounda Traoré. En ce jour de commémoration de la date anniversaire du début de l’insurrection populaire, la COMODE s’incline pieusement devant la mémoire de tous ceux et de toutes celles qui ont accepté de faire don de leur vie pour l’avènement de la démocratie de notre pays. Aussi la COMODE rend-elle un vibrant hommage aux armées françaises, Tchadiennes, Ouest Africaines, à toutes celles du continent africain, et a tous les vaillants soldats qui sont morts pour le Mali un et indivisible. Que leur âme repose en paix En ce jour anniversaire la COMODE réaffirme son attachement au respect de l’intégrité territoriale de notre pays. La COMODE exige : 1. La présence de nos forces armées et de sécurité sur l’ensemble du territoire national afin qu’elles assurent leurs missions régalienne de défense de l’intégrité territoriale, des personnes et de leurs biens. 2. Aussi rejette-t-elle toutes formes de dialogue et de négociations avec un quelconque mouvement armé, sécessionniste et ou islamiste. 3. Par ailleurs, elle réaffirme son attachement à un dialogue inclusif sur les questions de défense, de sécurité, développement du MALI en général et des régions du Nord en particulier, de la redéfinition du régime institutionnel et du mode de scrutin pour les élections générales. 4. Reste profondément attachée à la tenue d’élections libres, démocratiques, transparentes, insusceptibles de toutes formes de contestations post-électorales pouvant engendrer des violences, voire la guerre civile. 5. S’insurge contre les atteintes graves portées aux libertés individuelles et collectives et condamne fermement les interpellations, incarcérations abusives des hommes de médias qui ont cours depuis le coup d’État du 22 mars 2012, dont la dernière en date est la séquestration du directeur de publication du journal LE REPUBLICAIN BOUKARY DAOU, dans les locaux de la sécurité d’État. Ces pratiques dignes d’une ère que nous croyions à jamais révolue, menacent dangereusement la consolidation d’un État de droit dans notre pays. 6. Exige la libération immédiate de BOUKARY DAOU du journal Républicain victime de l’exercice de la liberté d’expression. 7. Réaffirme son attachement aux idéaux du 26 mars 1991 qui sont entre autre la liberté, la démocratie, le progrès social et reste déterminé à défendre les acquis démocratiques si chèrement acquis par notre peuple. VIVE LE MALI ; VIVE L’AFRIQUE ; VIVE LA France ; VIVE LA COMODE Bamako, le 14 mars 2013                                   Le président de la Comode   Professeur Ali Nouhoum Diallo

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Commentaires (33)

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Diakité
Diakité 14 ans
je comprend que le combat politique est engagé!!! Mais sachons raison garder cela ne sert absolument à rien de s'insulter si nous voulons que les choses évoluent positivement. Je connais le Pr Diallo je ne pense pas qu'il mérite ces injures aujourd'hui, Il fait parti des hommes qui se sont sacrifié pour le Mali de façon constante par ce qu'il voulait un mali démocratique. Nous les jeunes aujourd'hui quelle conviction nous défendons? A Diallo s'est battu depuis très jeunes (quand il était encore étudiant)avec des privations de tout genre. Hé!!! jeunesse du mali il est temps pour nous de faire L4AUTOCRITIQUE et de nous poser la question "Que voulons nous pour notre pays?" Dans notre société il était rare de voire les jeunes insulter les ainés mais on voit la jeunesse utilisée pour frapper un vieux de 70 ans. Revenons à nos valeurs et cultivons la mesure et la tolérance; et sachons que la démocratie n'est pas tombée du ciel c'est le résultat de plusieurs années de lutte.Pendant ces 20 dernières années il n'y a pas eu que du vol reconnaissons cela, même cet espace que nous utilisons aujourd'hui est acquis de cette démocratie.Évitons de faire l'amalgame et voyons aussi le côté positif que ces hommes ont fait; faisons le débat sur cela aussi
Kassin 14 ans
Un an de transgression de règles de barbaries et de régression de libertés. Il y'a un an, le monde entier regardait abasourdi, de jeunes officiers subalternes de l'armée malienne, transformer une mutinerie spontanée contre le régime incompétent, corrompu et médiocre d'ATT, en un coup d'état des plus stupides en Afrique contemporaine. En effet, le cadre démocratique arraché dans le sang, par le peuple souverain du Mali, 20 ans plutôt, permettait aux maliens de régler le problème de la mauvaise gouvernance d'ATT par l'arsenal juridique offert par la constitution du 25/02/1992. Il suffisait d'élire un nouveau président par le scrutin qui était prévu le 29/04/2012 de lui faire parachever la construction institutionnelle du pays par la mise en place de la Haute Cour de Justice de la république, et de juger tous ceux qui ont abusé de la république de par leur position dirigeante. Les forces vives de la nation pouvaient valablement et dans le cadre du droit obliger nos autorités judiciaires à aller dans ce sens dans l'intérêt supérieur du Mali. Mais hélas, l'agitation inutile et stupide des soldats sans vision qui ne comprennent rien au fonctionnement d'un état, a conduit à la violation flagrante de notre constitution, à l'effondrement de l'état, à la cassure de la chaîne de commandement de l'armée malienne et à la prise des trois régions du nord de notre pays et une bonne partie de celle de Mopti et même de Ségou par les groupes armés rebelles et islamistes. La transition politique incrédule, issue d'un accord-cadre contre-nature, mijoté entre la médiation de la Cedeao et la junte de Kati, va d'hésitations en hésitations, d'impuissance en incompétence à assurer la stabilité et la sécurité dans le pays. L'armée se déchire dans une guerre inopportune de bérets, la police se chamaille pour des grades non méritées, la classe politique et la société civile montrent toute leur carence à prendre de la hauteur quand la nation est menacée et en danger. Les maliens, frappent à sang leur propre président jusque dans son bureau. Premiers ministres, politiques, journalistes, anciens ministres passent au Moulinex de la nouvelle anarchie de Kati et ses cohortes encagoulées. Au même moment, les populations du nord se réfugient en masse dans les pays voisins, si elles ne sont pas victimes de lapidations, flagellations, amputations des membres inférieurs et supérieurs, ou tout simplement privées de télévision, de sport et de centre de loisirs. Les mausolées d'une valeur patrimoniale inestimable pour toute l'humanité partent en fumée, perdues à jamais. La gouvernance chaotique de la transition politique, succède donc à l'irresponsabilité d'une gouvernance insouciante du régime d'ATT. Les mutins de Kati, qui nous disaient en mars 2012 qu'ils sont venus pour lutter contre la rébellion, se terrent désormais à Kati quand les armées étrangères combattent à Kidal les derniers bastions islamistes du pays. Désormais, ils sont réduits à faire la honteuse police des journalistes et des opinions divergentes, sous le couvert de la sécurité "d'état" et de la "justice" dans le pays sous les regards impuissants de Dioncounda et de Diango, héritier d'un Cheick Modibo Diarra sorti par la fenêtre d'une transition incrédule et inutile pour le pays. Pire ils s'arrogent le droit des rémunérations indécentes et non méritées, aux yeux et à la barbe des maliens frappés de plein fouet par cette crise inutile dont ils sont pourtant les premiers artisans. La France qui joue la sécurité plus que la démocratie, devance les États-Unis dans ce dossier malien et prend l'initiative des opérations Serval et panthère, tout en catalysant les initiatives africaines de la Misma avec une mention honorable au Tchad et à son armée de combat, parfait antidote d'une armée de motos "Djakarta" à Bamako et Kati. Les gens n'ont pas les mêmes valeurs ! C'est pour cela le quai d'Orsay a compris qu'il doit exiger une libération " immédiate" du directeur de publication du journal Le républicain, interpellé par la sécurité "d'état" et qui se retrouve incarcéré pour dit-on incitation à la "désobéissance". Ouh quelle procédure! Après tout quand le pays des droits de l'homme prend le leadership dans un pays sans droit, le minimum qu'on peut attendre de lui, est d'exiger le respect des libertés fondamentales du citoyen dont la liberté d'opinion et celle de la presse qui va avec. Ah oui, Jules Ferry avait raison, "Rayonner sans agir, sans se mêler aux affaires du monde pour une grande nation, c'est abdiquer".
arbon
arbon 14 ans
LE TONTON ALI N A PLUS SON WISKY COME IL LE VOUDRAIT, PARDONNER -LUI SES ERREMENT. IL SAIT COMENT IL A ETE TRAITRE PAR IBN CHAMBAS A ABUJA. IL FAIT HONTE, MON POVRE PARENT .KANKELIN TIGUI, ARRETER SUR UN PIED APRES AVOIR INGURGITER SES VERRES DE CHIVAS BLUE LABEL.
alkerou
alkerou 14 ans
:mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: que des fous democrate :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
docteur
docteur 14 ans
MR DIALLO je vous informe que deux journalistes de kayira ont echape a la mort un, apres avoir recu plusieurs balles et l'autre a la suite d'une agression avec une machette et la radio kayira a ete attaquee a bko et brulee avant le putct et le 30avril deux stations ont ete brulees a koutiala et niono je suis sur que vous ne le savez pas si non les victimes du systeme n'ont pas moins mal selon qu'ils soient du fdr et la commode ou du mp22
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