Difficile transition au Mali, le président agressé après un accord politique

22 Mai 2012 - 03:57
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_68095" align="aligncenter" width="512" caption="Mouvements de foule devant le palais présidentiel malien à Bamako, où les grilles ont été enfoncées, le 21 mai 2012 © AFP"][/caption] [caption id="attachment_68096" align="aligncenter" width="512" caption="Manifestation, le 21 mai 2012, devant le palais présidentiel de Bamako contre l'accord de transition © AFP"][/caption] BAMAKO (AFP) - 00:14 - 22/05/12 - La transition à la suite du coup d'Etat militaire du 22 mars au Mali a connu un nouveau soubresaut lundi, avec l'agression du président par intérim Dioncounda Traoré par des manifestants opposés à son maintien au pouvoir au lendemain d'un accord politique avec les putschistes. M. Traoré, 70 ans, investi le 12 avril chef de l'Etat par intérim, a été agressé et blessé dans son bureau à Koulouba, près de Bamako, par des manifestants répondant à l'appel de plusieurs organisations et associations favorables au putsch ayant renversé le président Amadou Toumani Touré (ATT). Selon les témoignages, certains manifestants ont pu, en dépit de la présence de membres de la Garde nationale, pénétrer dans le bureau de M. Traoré où ils l'ont frappé et blessé. Le président intérimaire a été brièvement admis aux urgences, avec "une blessure au visage et une au dos" selon un infirmer. "Il a passé un scanner qui a révélé qu'il n'y a pas de lésion grave", a déclaré à l'AFP le médecin qui s'est occupé de l'examen. Selon la même source, il a ensuite quitté l'hôpital pour une destination sécurisée. Un membre de son entourage avait déjà indiqué que sa vie n'était pas en danger. Son Premier ministre Cheick Modibo Diarra, qui s'est rendu à son chevet avec d'autres personnalités, a déploré cette agression, en appelant au calme et à la fin des marches dans une déclaration en langue bambara lundi soir à la télévision publique malienne ORTM. Il a évoqué notamment des saccages lors des manifestations de lundi. "Le Mali ne mérite pas cela", a-t-il lancé. Depuis Chicaco (Etats-Unis) où il participe au sommet de l'Otan, le président français François Hollande a condamné cette agression et appelé au respect des autorités et du processus de transition maliens. Une délégation du Conseil de sécurité de l'ONU, en visite à Abidjan, a estimé que la sortie de crise au Mali a été mise "considérablement en danger" par l'attaque contre Dioncounda Traoré, et a exhorté à envisager désormais d'"autres voies". L'AFP n'avait eu lundi soir aucune indication sur des blessés autres que Dioncounda Traoré lors de ces violences, survenues au lendemain d'un accord sur la transition après le coup d'Etat de militaires menés par le capitaine Amadou Haya Sanogo. - Des élections d'ici à 12 mois - Cet accord avait été perçu par des analystes au Mali comme un pas vers la sortie de crise politique, après plusieurs semaines de blocage mais suscitait des inquiétudes à l'étranger, où certains évoquent un mauvais exemple. "Demain, un caporal peut se lever et faire +son+ putsch", s'est alarmé Nouhou Arzika, figure de la société civile au Niger. C'est que pour encourager le capitaine Sanogo à quitter la scène, l'accord signé par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), l'ex-junte militaire et les autorités intérimaires lui octroie le statut d'ex-président avec tous les avantages dus à ce rang: indemnités, garde, voiture, logement... Le texte prévoit aussi une période de transition de douze mois à compter de mardi, terme de l'intérim de 40 jours fixés par la Constitution. Avant de se rendre à Koulouba, les manifestants opposés à cet accord qu'ils qualifient de "trahison" avaient protesté dans le centre de Bamako. Les putschistes avaient précédemment refusé que M. Traoré dirige la transition. Depuis sa prise de fonction et la nomination de son Premier ministre Cheick Modibo Diarra, le Mali est resté en proie à la crise née du putsch. Coup d'Etat qui a accéléré la chute du nord du pays aux mains de divers groupes armés dominés par des islamistes, dont le mouvement Ansar Dine et Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Bien qu'ayant accepté de rendre le pouvoir au civils par un accord-cadre avec la Cédéao signé le 6 avril, l'ex-junte militaire ne s'était jamais véritablement retirée de la scène politique et le blocage politique profite aux groupes armés qui contrôlent depuis près de deux mois les trois régions administratives formant le Nord, vaste et aride: Kidal, Gao et Tombouctou. Si, en dépit du traumatisme qu'il vient de subir, Dioncounda Traoré accepte de poursuivre sa mission, il devra organiser des élections d'ici à 12 mois et surtout tenter de résoudre la crise dans le Nord où, selon l'ONU, près de 350.000 personnes ont fui depuis mi-janvier leurs domiciles pour se réfugier à l'intérieur du Mali ou dans des pays voisins. AFP - 00:14 - 22/05/12  

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Commentaires (151)

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coulibaly
coulibaly 14 ans
dommage que les maliens ne voit pas ce que le fous drogue, buvaire de sanago veux! comment un homme qui avais 100000f cfa de decouvert dans son compte il y a juste quelques mois se retrouve avec plus de 600 000 000f cfa aujourd'hui? SANOGO cé un homme sa dignité, qui vois que son interet personnel et ceux des ces potes buveurs et drogués! j'espere qu'il vas mourrir bientot, imaginé si on encourage ce drogué on né mort , n importe qui peux se lever n'importe quand pour faire un coup de d'état et remplir son compte. Que Dieu sauve le mali et tous les maliens! Amen
Kingkas Angel
Kingkas Angel 14 ans
En effet, aucune loi malienne ne dit que Dionkounda Traoré, l'ex-président intérimaire, continue ou du moins puisse présider la transition au Mali comme le prétend la CEDEAO. Que cette CEDEAO cesse de dire du n'importe quoi en ce qui concerne la constitution malienne. Effet, cette CEDEAO vient d'imposer sa décision au peuple malien comme elle entendait le faire, à tout prix, concernant le maintien de Dionkounda Traoré à la tête du pouvoir de transition au Mali. La CEDEAO et toute la communauté internationale doivent tirer la meilleure leçon de ce qui est arrivé hier, car la majeure partie du peuple malien ne veut pas du maintien de Dionkounda à la tête de la transition. Seule l'ex-majorité, le FDR et ses membres qui ne représentent désormais qu'eux-mêmes sont pour le maintien de Dionkounda Traoré. Et voilà pourquoi c'est plus que nécessaire que les maliens eux-mêmes se concertent lors d'une convention nationale pour choisir un président consensuel pour diriger ce pouvoir de transition. Et c'est sans doute là la seule issue favorable de la crise au Mali. La CEDEAO est donc la seule responsable de ce qui est arrivé à ce malheureux de Dionkounda Traoré hier... LE MALI, C'EST LE MALI... Que cette marionnette de CEDEAO et l'un de ses dirigeants fantoches de Kadré Désiré Ouédrago aillent se faire foutre avec leurs menaces de sanctions interminables. Nous en avons marre. Nous disons « non » au maintien de Dioncounda Traoré à la tête de la transition au Mali. Que ce Kadré Désiré Ouédrago sache que le Mali, c'est le Mali et non le Burkina Faso. Et qu'il s'occupe surtout des affaires du Burkina, car, d'un moment à l'autre, son pays peut connaître une situation encore pire que ce qui se passe au Mali actuellement. Mais nous ne le souhaitons pas. Ses acolytes et lui feraient mieux de se détromper maintenant, car ils connaissent mal les Maliens...
nara.
nara. 14 ans
radio .kayra..radio. milli colin.de wranda.
partir
partir 14 ans
Que des sauvages incroyable.
TRAORE BABA SANOUSSI
TRAORE BABA SANOUSSI 14 ans
le Mali fu l'exemple democratique des autres pays d'Afrique;mais helas ce tout au contraire aujourd'hui.Tout un bon citoyen doit defendre l'interet de son pays,et non son l'interet personnel.Que la paix nous revienne par la grace du tout puissant<> et son prophet<>PSL.
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