Dioncounda Traoré – Amadou Aya Sanogo : Vers un bras de fer qui conduira à la case de départ

07 Sept 2012 - 03:58
Mis à jour: 14 ans
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La demande officielle du président par intérim, Dioncounda Traoré, pour l’intervention  d’une force militaire de la CEDEAO dans la reconquête du septentrion malien a réveillé le capitaine de Kati qui après avoir été érigé à la tête du comité militaire pour la restructuration de l’armée s’était effacé. Ce réveil soudain risquerait d’anéantir la lueur d’espoir et ramener à la case départ un pays déjà fragilisé par les crises qu’il vit depuis mars 2012. Le Maliba en a encore pour longtemps pour sortir sa tête de l’eau. Pire ses pauvres filles et fils sont en phase de se retrouver entre le feu des intégristes du nord et une guerre dans le sud qui ne dit pas son nom. Le bicéphalisme qu’ils (les citoyens) croyaient enterrer avec l’investiture d’un président intérimaire reconnu par les auteurs du putsch du 22 mars refait surface. Une nouvelle donne qui n’arrangerait que les prédateurs religieux (Mujao et Ançar dine) et certains politiques ne vivant bien que du désordre. Que Dieu préserve le Mali! En effet, le capitaine Amadou Aya Sanogo est sorti de sa réserve après le cri de détresse lancé à l’endroit de la communauté internationale par le président suite à l’avancée des djihadistes avec la prise de Douentza. Comme pour dire qu’il veille au grain, le président de l’ex-CNRDRE a opposé, comme toujours, son niet catégorique au déploiement d’une quelconque force étrangère sur le territoire malien. Pour rappel, en avril dernier à Abidjan, la conférence des chefs d’Etats de la CEDEAO avait unilatéralement déterminé non seulement la durée de la transition mais aussi exprimer la nécessité d’une intervention militaire pour sécuriser les institutions de la transition. En son temps, cette décision avait mis le capitaine Sanogo dans tous ses états, selon qui, ses hommes auraient juste besoin d’appui logistique pour mener à bien les missions qui sont les leurs, à savoir la sécurisation des institutions de la république et la libération des régions du nord tombées aux mains des bandits (Mnla, Ançar dine, Mujao et autres). Ses déclarations, à l’allure d’une menace, sur les média amèneront les chefs d’Etats de la CEDEAO à changer de fusil d’épaule à l’issue de leur rencontre de Dakar où ils préciseront que l’intervention est conditionnée à une demande expresse des autorités maliennes. Quelques mois après, voilà que la même question revient sur la table, et les putschistes de Kati n’entendent toujours pas se plier à la volonté de Dioncounda Traoré, seul habilité à dire oui ou non au nom du peuple malien. Dioncounda Traoré, président de façade ? Jusqu’à preuve de contraire, le président de la république est le chef suprême des armées suivant les dispositions prévues par la constitution. Ce passage de la loi fondamentale, qu’il faudrait rappeler à Bakary Mariko (porte parole de la junte sorti de nulle part) et ses compagnons de Kati, confère au chef d’Etat la compétence de prendre des décisions se rapportant à l’organisation de l’armée. Ainsi, il est habilité à décider, contrairement à ce que laisse croire le porte parole, Bakary Mariko, qui sur la Radio mondiale déclarait que l’armée ne partage pas l’avis du président. La reprise des jeux politiques Malgré leur état de désagrégation avancée, les politiques, eux aussi, ont renoué avec des comportements compromettant en versant de l’huile sur le feu. Un jeu qui n’a d’objet que d’entretenir le flou institutionnel afin que vivent les bandes de vautours qui ne gagnent leur pain que quand le pays s’enfonce dans les ténèbres. Les uns, anti-putschs (FDR et mouvements affiliés) applaudissent des deux mains l’initiative du président Dioncounda Traoré, tandis que les autres (COPAM et affiliés) se réclamant  pro-putschistes s’alignent en ordre de bataille dernière leur messie de Kati. Et une recrudescence des agitations susceptibles de nous conduire au scénario du 21 mai dernier. Cette date marquée à jamais dans les annales du Mali avec l’agression du prof Dioncounda dans ses bureaux à Koulouba, faudrait-il le rappeler, a coûté cher en temps à notre pays où chaque seconde qui passe pourrait se payer en terroir perdu avec l’avancée des islamistes. En attendant, les compatriotes du nord devraient prendre leur souffrance en patience. Que Dieu sauve, ce qui reste du Mali ! Issa B Dembélé  

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Commentaires (115)

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abybatha soumahoro
abybatha soumahoro 14 ans
amadou aya na laquapacitee de libéré le nord il et un poule moyeu
silame
silame 14 ans
Le mensonge aux yeux de la religion: Le Coran classe le menteur explicitement parmi les gens qui n’ont pas la foi: «Ne blasphèment le mensonge, vraiment que ceux qui ne croient pas aux signes de Dieu....» Le vrai croyant ne se souille donc pas par le mensonge. L’Envoyé de Dieu- que la paix soit sur lui et sur ses descendants- a dit: «Suivez la voie de la sincérité. Car elle mène au bien. Le bien conduit au Paradis. L’homme franc et soucieux de la franchise sera inscrit auprès de Dieu comme Véridique. Et prenez garde au mensonge! Car il conduit à la corruption, et la corruption mène à l’Enfer. Celui qui ment et qui persiste dans le mensonge sera inscrit auprès de Dieu comme Imposteur.» Les menteurs se reconnaissent à cette particularité qu’ils sont incrédules. Le Prophète- que la paix de Dieu soit sur lui et sur sa Famille a dit: «Parmi les hommes, le véridique est celui qui ajoute foi aux paroles d’autrui avec le plus de force, et le menteur celui qui s’acharne le plus à montrer la mauvaise foi des autres.» L’Imam Ali a dit: «Le mensonge est la pire des choses existant sur terre.» propos de Descartes: «La morale sans la foi est comparable à un château construit sur de l’argile, ou sur de la glace.» Le Coran, parlant de certains menteurs dit: «...Et n’acceptez plus d’eux témoignage...» Le mensonge ouvre la voie à toutes les autres tares morales.L’Imam Hassan el Askari- que la paix soit sur lui- dit: «Tous les vices ont été rassemblés dans une maison, et l’on fit du mensonge la clef de cette maison.» Pour rendre plus explicite cette parole, illustrons la par une autre tradition. Un homme se rendit un jour auprès du Prophète de l’Islam- SAWS et lui demanda de l’exhorter. Le Prophète lui dit: «Abandonne le mensonge, et arme- toi de la sincérité.» L’homme s’en alla, avec cette recommandation. Plus tard, il avoua à des amis: «Avant le jour où le Prophète m’éclaira de son sage conseil, j’étais embourbé dans la fange des péchés. Mais depuis, je me suis amendé car lorsque l’on me questionnait sur une affaire, je devais soit être franc et avouer mon tort d’avoir commis telle ou telle turpitude, ce qui m’humiliait devant mon vis à vis, soit mentir et me présenter comme honnête homme, ce qui allait à l’encontre de la recommandation du Prophète.»
Ci citoyens
Ci citoyens 14 ans
Si la cedeo veut nous aider la première chose à faire est de libérer nos armes. Ce n'est pas parce qu'on a des difficultés, aussi graves soient elles, que nous devons brader notre independance chèrement acquise avec le sang de nos aïeuls . En réalité le problème est que certains veulent réléguer notre armée au second plan pour mettre notre pays sous tutelle et en profiter. Que dieu nous présèrve de ses satans
Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 14 ans
MALIENS : AVOUER SON IMPUISSANCE DEVANT UN FLÉAU MONDIAL, LE TERRORISME, ET SE FAIRE AIDER POUR LAVER UN AFFRONT COLLECTIF (LE PAYS OCCUPÉ ET MORCELÉ) N’EST PAS UN DÉSHONNEUR NI UNE PERTE DE SOUVERAINETÉ Bonjour, Numériquement, puis faute de moyens (logistiques et humains) suffisants et, en plus, divisées, les forces de défense et sécurité Maliennes sont vulnérables et ne peuvent être au front en train de se battre pour la restauration de l’intégrité territoriale et assurer la sécurité des villes conquises et celle des populations (pour la réception des vivres et médicaments). Contrairement à ce que prétendent certains, faire assurer cette sécurisation par la CEDEAO/UA/ONU, n’est pas un moyen de préparer le terrain au retour du MNLA ou à quiconque (Ansar Dine, …) car ça sera aux Maliens de décider, dans l’unité, du devenir du pays et non à la force de sécurisation de la CEDEAO et/ou de l’UA et/ou de l’ONU, qui doit être exclusivement orientée vers la tâche pour laquelle elle sera engagée : assurer la sécurisation des villes conquises et garantir aux populations de recevoir des vivres et médicaments. Comme le propose la lettre du Président, c’est aux Maliens de se mettre devant et d’organiser la reconquête du territoire et sa sécurisation, ÉPAULÉS par la CEDEAO et/ou l’UA et/ou l’ONU ET les partenaires régionaux et internationaux. Compte-tenu du terrorisme qui a envahi le Mali, croire que les Maliens le feront seuls est un leurre. La participation et l’engagement de tous est nécessaire pour ce faire. Tous les Maliens et l’armée doivent faire front autour de la lettre du Président, solliciter et vouloir l’aide de la CEDEAO et de la communauté internationale pour assumer la souveraineté du Mali, laver l’affront collectif (le Mali occupé et morcelé) et reconstruire dans l’unité le Mali. Les Maliens doivent avoir le courage de laver cet affront collectif en se faisant aider par la communauté régionale et internationale. La participation et l’engagement de tous est nécessaire pour ce faire. Y A-T-IL ENCORE DES MALIENS QUI N’ACCEPTENT PAS CET AFFRONT COLLECTIF ? Si oui, pourquoi refuser l’aide bienveillante des autres (CEDEAO, UA, ONU, Communautés régionales et internationales) sachant que les Maliens pourront contrôler, s’ils le veulent, l’usage qu’ils en font ? Avouer son impuissance devant un fléau mondial, le terrorisme, et se faire aider pour laver cet affront collectif n’est pas un déshonneur ni une perte de souveraineté. Bien cordialement Dr ANASSER AG RHISSA EXPERT TIC ET GOUVERNANCE E-mail: [email protected]
faso kounawolo
faso kounawolo 14 ans
QUE DIEU MAUDISSE LE CAPITAINE SANOGO
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