Elections du 25 octobre : Moussa Mara à Kidal ?

18 Sept 2015 - 08:17
Mis à jour: 11 ans
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  [caption id="attachment_309512" align="alignleft" width="350"]Kidal : Les pourparlers de paix noyés dans un bain de sang Le Premier ministre Moussa Mara[/caption] Après avoir foutu l'armée et le pays dans la merde suite à sa mésaventure meurtrière de Kidal, Moussa Mara veut pousser les autorités à tenir les élections communales et régionales le 25 octobre prochain. Dans un post sur sa page facebook comme il en a l'habitude pour donner son point de vue sur les questions qui ont trait à la vie de la nation, l'ancien Premier ministre Moussa Mara, l'un des candidats pour la Marie du District de Bamako se prononce sur les élections communales et régionales dont le maintien de la date du 25 octobre prochain fait l'objet d'un bras de fer entre le gouvernement et la classe politique. Selon lui, le risque de partition du pays avancé par certains commentateurs n'existe pas et n'a jamais existé. Mieux dit-il, l'Accord de paix et de réconciliation issu du processus d'Alger, assurément peu exploité, offre une solution idéale pour le Gouvernement. Alors questions : A-t-il déposé une liste à Kidal, est-il prêt à y aller pour battre campagne, pourquoi devrait-on donner la priorité aux élections au détriment de la sécurité des populations, compte-t-il encore envoyer des Maliens à la boucherie puisque les attaques sont devenues une réalité du nord au sud du pays ? Pis, les terroristes ne visent plus Kidal qui est désormais sous protection de la MINUSMA mais le reste du pays. Lisez plutôt les incantations de Moussa Mara. « Comme un serpent de mer, les élections locales qui devaient se tenir depuis le mois d'avril 2014 nous tiennent en haleine depuis près de deux ans. Reportées plusieurs fois, la détermination du Gouvernement à les tenir le 25 octobre prochain n'arrive pas à convaincre les nombreux sceptiques sur la tenue effective de ce scrutin pourtant déterminant pour la démocratie malienne et les futures évolutions institutionnelles. Les acteurs politiques, normalement les principaux soutiens des élections car c'est leur raison d'être, semblent les moins pressés à aller à ces municipales et régionales. Ils sont imités en cela par de nombreux observateurs. Tous emploient le même argumentaire, la sécurité balbutiante sur une partie du territoire et son corollaire en termes de déplacés, de difficultés logistiques, d'obstacles administratifs…Il est vrai qu'il n'est pas facile de rassembler les documents administratifs quand l'administration n'est pas présente tout comme il est difficile de déposer une liste dont le modèle n'est pas disponible et encore moins l'autorité censée recevoir le dépôt. Les entraves à la circulation par endroits rendent compliquée une campagne, qui plus est dans un contexte où des groupes armés décrètent une " interdiction " des élections sur leur "territoire ". Pour autant, faut-il remettre en cause des consultations électorales concernant près de 720 circonscriptions car une cinquantaine d'entre elles présentent des risques ? Des scrutins mobilisant plus de six millions d'électeurs car moins de 10% d'entre eux risquent d'avoir des difficultés de voter ? Assurément non si les conditions permettent que ces élections se tiennent à peu près normalement et si cette assurance est donnée par les autorités. Le risque de partition avancé par certains commentateurs n'existe pas et n'a jamais existé. Dans le passé, plusieurs communes au Nord comme au Sud ont dû reprendre des élections locales dans notre pays. La loi ne l'interdit pas, l'administration peut prendre cette initiative partout où cela est nécessaire. Rien n'interdit de prévoir, plus tard, d'organiser des consultations là où cela paraît souhaitable. C'est vers cette solution qu'il faut tendre et dans cette optique, l'Accord de paix et de réconciliation issu du processus d'Alger, assurément peu exploité, offre une solution idéale pour le Gouvernement....» Nous estimons que les élections sont habituellement des moments de tensions politiques. Et s’il faut ajouter à cela la mise en condition favorable aux attaques du fait de l’impossibilité d’avoir une couverture sécuritaire suffisante pour le pays, allez savoir ce qui pourrait se passer. Les terroristes ne sont pas si idiots pour ne pas attaquer là où il n’y a pas d’élection si les forces de l’ordre sont mobilisées dans les circonscriptions électorales. Ils n’ont même pas peur de mourir pour épargner les lieux d’attroupements. Pauvre de Mara ! Ousmane COULIBALY

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Commentaires (14)

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Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 11 ans
Bonjour, Il est à noter que certains candidats, élus potentiels, sont loin de leurs localités à cause de la situation sécuritaire dans leurs localités et dans plusieurs zones au Mali. Cette situation sécuritaire et le fait que la mise en œuvre de l’accord de Bamako n’a pas avancé EXIGENT de TEMPORISER UN PEU (d’après l’accord, la désignation consensuelle des autorités intérimaires pour gérer/administrer les régions, les cercles, les communes et le district de Bamako doit se faire dans, au plus trois mois, après la signature de l’accord) AVANT la tenue des élections régionales, communales et du district de Bamako (qui devront être organisées, dans la période intérimaire, au plus dix huit mois après la signature de l’accord). J’ai publié, le 14 septembre 2015, une lettre ouverte en ligne, adressée au Président Malien, aux Maliens et aux Partenaires, qui stipule que « Au Mali, tout découlera, avec l’engagement de tous, de la mise en œuvre et du suivi stricts de l’accord de Bamako » et propose le report de ces élections communales, régionales et du district de Bamako en indiquant les avantages induits par un tel report : voir à l’adresse : http://www.maliweb.net/contributions/au-mali-tout-decoulera-avec-lengagement-de-tous-de-la-mise-en-oeuvre-et-du-suivi-stricts-de-laccord-de-bamako-1156312.html Compte-tenu, entre autres, des dépenses déjà engagées pour ces élections, des dispositions déjà prises ou en voie de l’être et du fait que la désignation CONSENSUELLE de ces autorités intérimaires peut générer la même situation (blocage) qu’on vit avec la désignation des membres du comité du suivi de l’accord, on peut comprendre, aisément, pourquoi le Ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation du Mali, Abdoulaye Idrissa Maîga, et tous ceux (Gouvernement, …) qui souhaitent que les élections soient effectuées le 25 Octobre 2015, tiennent à les maintenir à cette date. Malgré tout, il y a plus d’avantages (disposer d’une sécurité plus grande avec l’engagement conjoint des principaux acteurs et parties prenantes, cultiver la confiance, la paix et la réconciliation entre les parties prenantes, être en concordance avec l’accord, œuvrer pour l’unité, l’intégrité du pays et la paix durable, disposer d’un temps plus long pour le retour des réfugiés, avoir une inclusivité (adhésion) et une participation aux élections plus grandes, avoir les atouts pour militer pour l’union sacrée de tous les Maliens, indépendamment des bords politiques, pour la mise en œuvre et le suivi de l’accord de Bamako, …) à les reporter qu’à les maintenir à la date indiquée. Il est, donc, urgent d’œuvrer pour une mise en œuvre, le plus vite possible, de l’accord de Bamako avec en priorité, entre autres, le retour des réfugiés Maliens dans leurs localités d’origine et la culture du vivre ensemble, de la paix et de la réconciliation partout au Mali. Peut être que certains de ces réfugiés souhaiteront se présenter à ces élections. Œuvrons pour l’unité du Mali, pour la paix et pour la réconciliation à travers ces élections et pour des élections couplées (régionales/district de Bamako ET communales) pour diminuer nos charges. Bien cordialement Dr ANASSER AG RHISSA Expert TIC, Gouvernance et Sécurité TEL 00223 78 73 14 61
1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 11 ans
@ O. Coulibaly espece de bouffon journaleux. Je ne pas un fan de Mara non d'aucun de nos politicards mais Je joins mon commentaire a lui sèkè sans le Vive Mara. :mrgreen: . Il est un citoyen comme vous espèce de merdeux et un politicard aussi alors il a droit a son avis et ses actions comme chacun et chacune.
Nounluck13
Nounluck13 11 ans
La tenue des elections regulieres aux niveaux des regions et des communes n'est pas necessaire.L'Etat et le guouvernement doivent ameliorer la situation securitaire avant la tenue de toute election.La securite et la stabilite sont les conditions sine qua none pour la bonne tenue des elections.
Tam1
Tam1 11 ans
Et voila les journaleux encore a l'oeuvre: Mara a bel et bien raison de dire que les elections communales et regionales doivent se tenir. L'organisation des elections est une strategie de sortie de la crise; donc elle (cette organisation) fait partie de la solution. Les elections ne doivent pas etre reportees. Pourquoi les reporter, apres deja plusiseurs autres reports? Qui peut nous dire quand est-ce que cette "securite" (qui est devenue la nouvelle recette de certains politiciens) va revenir? Vous ne trouvez pas que c'est contradictoire pour ces autres soit-disants partis de deposer des listes dans les delais pour les memes elections et de venir crier encore qu'il faut les reporter? Pourquoi ont-ils alors depose des listes? C'est ca l'hypocrisie d'une bonne partie de la classe politique malienne. Au lieu d'affronter le probleme (organiser les elections), on recule, on reporte comme si l'on savait quand est-ce que ces fameuses "conditions" de securite vont etre reunies. Tant que la plupart des politiciens maliens continuent a jouer cette politique de l'autruche, nous n'irons pas loin. Laissez Mara en paix ! Il a raison.
Sikasso
Sikasso 11 ans
Au Mali les hommes politiques ne pensent qu'à leurs propres intérêts
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