Élections en juillet prochain : Au secours, ils arrivent…

27 Mars 2013 - 07:50
Mis à jour: 14 ans
35
[caption id="attachment_135890" align="aligncenter" width="610"]caricature (Afriquemonde) caricature (Afriquemonde)[/caption] Incapables de trouver une réponse à nos préoccupations (pourtant ils sont à l’Assemblée et au gouvernement), ils nous ont plongés dans le chaos que nous vivons du fait de leur irresponsabilité… Mais ils n’ont aucun scrupule à s’agiter devant nous depuis l’annonce des prochaines élections. Réunions, dépôts de candidatures, guerres médiatiques, cérémonies de retour et d’adhésion en grande pompe, etc. Le fait est révoltant au moment où nos yeux sont rivés vers le Nord, qui ne nous est pas encore totalement revenu. Le peuple malien ne doit pas attendre pour sanctionner immédiatement ces hommes politiques.  Des primaires en perspective à l’Adéma/PASJ, avec une vingtaine de candidatures pour un fauteuil, une cérémonie en fanfare pour "célébrer le grand retour" de Soumaïla Cissé, ou encore la fameuse cérémonie d’adhésion de militants dissidents d’autres partis à l’URD, etc. Lorsqu’il s’agit de jeter un journaliste en prison dans l’exercice de sa fonction, on se cache derrière le prétexte fallacieux d’"état d’urgence". Mais dès qu’il s’agit des regroupements d’hommes politiques (surtout "puissants"), la dérogation est spéciale. Depuis l’annonce de la tenue de la présidentielle en juillet prochain, les Maliens renouent avec les "grands discours". La fanfaronnade des hommes politiques a véritablement repris. On semble oublier le Nord, et l’absence de notre armée nationale à Kidal ne dérange guère, ni même les tractations en cours pour "négocier" avec le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Entre-temps, au sud les populations sont meurtries, avec la hausse du prix carburant, des transports, du gaz, de l’électricité et des coupures intempestives qui ont anéanti totalement certaines entreprises. Nos écoles sont à terre. Difficile en ce moment de faire la différence entre les années académiques à l’Université publique du Mali. Jusque-là dans certaines Facultés de Bamako, les étudiants sont dans la rue. Ceux qui sont en classe, prennent les cours assis à même le sol, comme à la Faculté des sciences juridiques et politiques, où on les appelle ironiquement "les Maliens de l’extérieur". Ouvrons nos yeux ! Les récentes attaques à Gao, la peur encore de nos compatriotes à retourner chez eux après le passage des jihadistes, etc. Rien de cela ne les arrête lorsqu’il s’agit de se battre pour le contrôle du pouvoir après la transition. Quand ils se battent pour des strapontins, ils sont aveuglés, et le peuple malien au nom duquel ils prétendent parler, est complètement ignoré. Ne demandez pas ce que pense la classe politique de ces préoccupations, car ce n’est point sa tasse de thé. Après le chaos dans lequel ils nous ont plongés du fait de leur irresponsabilité pendant dix ans, ils n’ont pas le courage de se racheter. Et quand un Choguel Maïga (président du MPR) affirme dans une interview au journal "Les Echos" que "les hommes politiques ont trahi le peuple malien", les populations ne doivent plus tarder : la sanction doit être immédiate. Nous devons exiger une nouvelle race d’hommes politiques, capables de se sentir Maliens, qui croient au Mali et qui font les leurs nos préoccupations. "Où est le changement quand ce sont toujours les mêmes ?", s’interrogeait la semaine dernière une nouvelle plate-forme de leaders politiques. Si l’on s’interroge véritablement sur les vraies motivations de ces initiateurs au regard de certains de leurs actes posés dans le passé, dans le fond, l’idée n’est pas mauvaise. Elle doit donc inspirer le peuple malien face à la nécessité d’insuffler du sang neuf à notre vie politique. Jusqu’aux prochaines élections, ils nous tympaniseront avec leurs discours démagogiques, leurs meetings en tee-shirts, et souvent ils nous bombarderont avec des billets d’argent qu’ils nous ont volé… Ouvrons nos yeux et sanctionnons-les immédiatement ! Issa Fakaba Sissoko  

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (35)

User
Kassin 14 ans
Écharpes et bâton , les artifices d'une transition politique inutile. Au risque de me répéter je cherche et recherche encore le moindre avantage pour le Mali de cette transition politique incrédule, mais que dalle, je ne vois rien de plausible non seulement sur la sécurité du pays, mais également sur sa construction démocratique sans oublier sa situation économique et sociale. Délestage de courant électrique, coupure d'eau potable, prix du gaz et des transports impossibles, les bamakois découvrent peu à peu l'inutilité mais aussi et surtout la dangerosité d'un régime d'exception qui n'a réglé depuis une année aucun aspect de leur quotidien déjà très dur. Les politiques agressés et menacés de mort, les journalistes au pas et séquestrés, la Misma dans le Gourma, le Tchad au combat dans le Tigharghar, les français à la traque jihadistes à Tessalit, le Mnla au beurre à Kidal, la sécurité d'état à Kati, l'armée malienne réduite à défendre Gao et Tombouctou avec l'aide de jeunes civils à mains nues, mon pays ressemble de plus en plus au quartier rouge d'Amsterdam qui fait le bonheur des touristes. La pantalonnade de Cheick Modibo Diarra, l'homme qui voulait mettre un accord-cadre au dessus de notre constitution, s'est terminée comme un jeu d'enfants. Le flirt dangereux d'un Dioncounda en écharpes blanches avec un Sanogo en bâton façon Bokassa qui rêve d'être De Gaulle sans pourtant faire l'appel du 18 juin, ni bouger d'un iota vers le front nord de notre pays, au moment où le Mnla nomme un gouverneur, se fait au prix d'un recul dangereux de la liberté de la presse et des manquements grave au droit pénal et au droit des procédures pénales du pays. On aurait voulu voir participer ce capitaine matamore à bâton rompu dans les batailles que livrent les braves tchadiens dans le nord de notre de pays contre les envahisseurs, mais hélas! Diango Cissoko, l'autre matamore de la gouvernance éternelle depuis Moussa Traoré, se laisse aller comme son prédécesseur dans une aimable négligence du piétinement des droits fondamentaux des citoyens maliens par une politique néo stalinienne menée par une sécurité d'état de salon. Dans les autres pays les services de renseignement traquent les menaces sur la sécurité du pays, notre SE nationale ou katoise si vous le voulez bien , n'a jamais vu venir la menace Iyad Ag Ghali, ni celle du Mnla, encore moins les contre coups de la crise libyenne sur le Mali. Non c'est trop lui demander, la SE de salon est préoccupée à attraper journalistes et politiques pour perpétuer un climat de terreur à Bamako dans la pure lâcheté. Et la ménagère dans tout cela, eh bien elle désole entre hausses des prix et baisses des revenus, et regarde impuissante, un état démissionnaire octroyer des salaires à 7 chiffres, à ceux-la mêmes qui ont violé la constitution du pays, pillé les administrations et les commerces, fermer les frontières et occasionner embargo et suspension de coopération internationale pour le Mali. Vous avez donc compris, que ceux qui ont enfanté la crise institutionnelle et économique dans notre pays sont au beurre de la gouvernance "Écharpes et bâton" alors que les populations tirent le diable par la queue. Jeunes du Mali, n'attaquez pas les Sotramas et leurs chauffeurs, ils ne sont pour rien dans votre misère, ils sont comme vous, c'est à dire pris au piège de l'irresponsabilité des nouveaux Ayatollah de la vaudeville. Quand on est malade de bronchite, on tousse, les hausses des prix sont des quintes de toux d'une économie malade, il faut très vite un Plan de Sauvetage général pour l'économie malienne d'au moins 3000 milliards de francs CFA pour réactiver tous les secteurs porteurs de croissance et relancer l'emploi et la consommation. Visiblement la gouvernance "Écharpes et bâton" est incapable de le faire malgré la reprise de la coopération internationale. Il nous faut à tout prix des élections en juillet 2013, pour avoir un pouvoir légal et légitime issu des urnes, pour mettre de l'ordre partout au Mali et relancer l'économie pour soulager les populations des conséquences désastreuses de cette transition politique inutile.
nonalinertie
nonalinertie 14 ans
Quelqu'un aurait dit que l'armée malienne est à l'image de la société malienne. J'ajouterai que la justice malienne est à l'image de la société malienne. UN CADRE MALIEN INTEGRE EST ACCUSE DE MALEDICTION PAR LA SOCIETE MALIENNE. ALORS, S'IL Y A SOLUTION, ELLE NE VIENDRA QUE DES REACTIONS DE CETTE MEME SOCIETE MALIENNE. En attendant l’avenue d’un Jerry Rawling pour mettre les maliens au pas et partir. Mais il faut reconnaître tout de même qu’il y eut de multiples avancées dans tous les domaines sauf l’armée et l’éducation peut-être, de 1991 à nos jours. Ce que Mr le journaliste dit est assez sensé sauf que c'est irréaliste. Des hommes nouveaux ne disposent pas de ressources financières et organisationnelles nécessaires pour gagner des élections libres, transparentes et crédibles. La démocratie c'est cela...
Visus_Mali
Visus_Mali 14 ans
Il faut tout faire pour amener l'ADEMA dans l'opposition dans cette mandature nouvelle que le peuple malien s'apprête à accorder. Ce parti n'est pas grand, contrairement à ce qu'il se dit de lui même. Un grand parti n'a pas peur d'aller à l'opposition. Nous avns vu le Parti socialiste au sénégal qui, après 40 ans de pouvoir, est allé faire 12 ans d'opposition sous Wade, le parti de Wade aussi est revenu à l'opposition. Mais notre cher ADEMA veut toujours être dans le pouvoir pour voler, voler, voler, tripatouiller, tripatouiller e rendre indigne le peuple malien. Nous avons tous vu, en 2002, comment Alpha Oumar Konaré, a sabordé son propre parti l'ADEMA pour faire venir ATT et les voleurs de l'ADEMA n'ont fait que suivre le sens du vent. Et ce sont ces gens qui se font appeler "democrates convaincus". Ce parti represente la honte democratique du Mali. Balayons le pour qu'il se renouvelle, sauvons-le de lui-même car la prochaine fois qu'il nous amera un tel desastre, c'est son extermi..
LE MESSAGE
LE MESSAGE 14 ans
ZOU ! Pour un Mali Debout ! Il s’agit de lui, l’homme aux actes patriotiques propres. Lui que les maliens n’oublieront jamais. Lui qui privilégie l’intérêt commun au sien propre. Lui que le Mali réclame pour la magistrature suprême désormais. Lui, C’est SOUMANA SAKO, l’homme dont le nom suscite espoir ! De son parcours estudiantin au Mali comme ailleurs, De sa prise de fonction à sa position de Ministre des finances, Du Ministre des finances au Premier Ministre rassembleur, Le peuple ne se rappelle que de caractères louables sans défaillance. SOUMANA SAKO, L’homme aux multiples preuves avérées ! Oui, c’est lui qui dit et qui réalise avec efficacité. C’est lui qui prouve que l’Afrique n’est ni démunie, ni déshéritée. C’est lui qui s’engage à restaurer au Mali une gouvernance forte dans la probité. C’est lui qui défend justice, travail et transparence, gages de prospérité. Oui, c’est lui qui n’a jamais trahi le peuple Et lui, c’est encore SOUMANA SAKO ! Nous avons sillonné l’Est et l’Ouest, un seul homme: Soumana Sako, la solution idéale à nos maux. Nous avons parcouru aussi le Nord et le Sud, toujours un seul homme. Comme une terre desséchée soupirant derrière l’eau, Nous appelons SOUMANA SAKO, l’Homme de la situation actuelle au Mali
Crakie
Crakie 14 ans
Mr le journaliste aigreur est un très vilain défaut. Il vaut mieux continuer a faire ton journalisme que de faire croire que tous sont pourris, je ne suis pas sûr que cela nous fera avencer à quelque chose.Et sachez que la politique est faites pour les hommes politique.et les journalistes font des commentaires objectives.
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (109)
  • Nfp (78)
  • Kankan (58)
  • Sissoko (26)
  • Citoyen du monde (22)