Face à l’entreprise de démolition de la démocratie par Moussa Traoré : L’ancien Président Alpha Oumar Konaré répond

24 Sept 2019 - 01:15
Mis à jour: 7 ans
21
Face à l’entreprise de démolition de la démocratie par  Moussa Traoré :  L’ancien Président Alpha Oumar Konaré répond
Alpha O. KONARE
Nous assistons depuis un certain temps à la diffusion par une chaine de Télévision de la place, d’un film documentaire sur le bilan de 23 ans de gestion du parti unique, UDPM. Dans ce film, le principal acteur étant le général Moussa Traoré, secrétaire général du parti unique  et Président de la République d’alors, a dressé un bilan à la fois élogieux et brillant de ses deux décennies de gestion à la tête du pays. Muets comme des carpes, les leaders du Mouvement démocratique au lieu de porter la parole pour démolir cette entreprise de déconstruction de notre Démocratie, acquise au prix d’énormes sacrifices, s’adonnent à leurs querelles politiciennes dont la finalité est ôte-toi que je me mette à ta place pour jouir des privilèges liés aux postes convoités. Seul l’ancien Président Alpha Oumar Konaré, en véritable visionnaire, a compris il y a plus dix ans qu’il faut immortaliser certaines œuvres dans un livre qui, à coup sûr,  répondront d’elles-mêmes à certaines allégations mensongères des nostalgiques de l’ancien régime.  En quatre épisodes, nous allons vous proposer certains extraits du livre intitulé « Alpha Oumar Konaré, un Africain du Mali » de Bernard Cattanéo. Ce livre qui est une grande interview de l’ancien Président AOK, dresse quelques faits saillants  du bilan de ses dix ans de gestion à la tête du Mali.  Depuis que le Président IBK a qualifié l’ancien Président Moussa Traoré de grand républicain le jour de son investiture un 04 septembre 2013, les anciens dignitaires de l’UDPM, auréolés de cette victoire ont depuis  le vent en poupe. Ils ont eu d’abord l’audace d’écrire un livre intitulé « Le Mali sous Moussa Traoré ». Dans ce livre, ils ont fait passer leur régime comme étant celui qui a fait du Mali un véritable havre de paix et de développement. Comme si cela ne suffisait pas le Général Moussa Traoré s’est lui-même lancé dans une véritable campagne de séduction en étant l’acteur principal d’un film qui déconstruit la gigantesque œuvre des patriotes qui se sont battus pendant des décennies pour qu’il ait l’avènement de la démocratie.au Mali. Face à cette entreprise de démolition et le silence assourdissant des leaders du Mouvement démocratique, le Président Alpha Oumar Konaré a tenté de rétablir la vérité par le bilan des dix ans de gestion, dans cette première partie d’une série d’articles,   nous allons mettre l’accent sur le bilan de sa gestion de l’école que certains de ses détracteurs ont vu tout en noir. Pour Alpha Oumar Konaré, l’école était sa priorité pour plusieurs raisons. La première c’est que les ressources humaines sont à la base de toutes les richesses. Quand vous voulez la paix, c’est dans l’esprit des gens qu’il faut la cultiver. Quand vous voulez assurer la maitrise de l’environnement ou créer des conditions normales de production matérielle, c’est par la formation des hommes que vous pouvez réussir. Si l’on veut être maitre de son destin, il faut être éduqué. Donc, pour moi un pays peut disposer des ressources matérielles, mais s’il n’a pas de ressources humaines qui permettent leur exploitation, leur mise en valeur, il n’est pas crédible. D’autres raisons, c’est que je suis enseignant, je suis même plus qu’enseignant, je suis fils d’enseignant, je suis époux d’enseignant. L’école est ma famille. Je ne pouvais l’abandonner. C’est fort de cette  conviction qu’il s’est lancé dans les grandes réformes. Il dit avoir fait de l’éducation une priorité et a voulu créer un consensus autour de l’école. Mais malheureusement, ce consensus tant souhaité ne s’est jamais réalisé, car certains hommes politiques et certains  partis politiques avaient fait de l’école un champ de bataille politique contre le pouvoir a-t-il déploré. Mais malgré tout, reconnaissant quelques maladresses comme la Nouvelle Ecole Fondamentale, NEF, nonobstant ces erreurs  des grandes réformes ont été opérées dans le domaine de l’éducation, comme l’élaboration  du PRODEC ; programme décennal de l’éducation. Avec le PRODEC, des grandes réformes structurelles seront opérées. Ainsi selon AOK, un Centre d’Examen et de concours a vu le jour  et dans le cadre de la réforme de la DNAFLA (Direction Nationale de l’Alphabétisation Fonctionnelle et de la Linguistique appliquée), un Institut de Langues a été intégré à l’université. Il y a eu la mise en place d’un Centre d’Education non formel avec pour la première fois un Lycée sportif, le Lycée Ben Oumar Sy de Kati et le centre d’accueil Ousmane Traoré de Kabala. Grace au PRODEC beaucoup d’enseignants ont été recrutés ; beaucoup de salles de classe construites au point que les détracteurs de son régime, en voulant critiquer, ont tout simplement reconnu les gros œuvres réalisées dans le domaine de l’éducation. Que dire des multiples lycées créés dans la quasi-totalité des cercles, des régions et du District de Bamako. Et pour immortaliser les hommes et les femmes qui ont servi la patrie avec dévouement, la plupart de ces écoles et lycées nouvellement crées ont été baptisés à leurs noms. Si le Général Moussa Traoré se vantait d’avoir formé des cadres compétents et d’avoir également fait des études pour la création d’Universités décentralisées dans beaucoup de région, son successeur AOK a pu réaliser ce vieux rêve en  créant en 1996 l’Université de Bamako avec un certain nombre de facultés. Le Général Moussa Traoré ne dira jamais le taux de scolarisation, sous son magistère, qui était le plus bas  de la sous-région. Par contre,  Alpha Oumar Konaré, en plus de l’école Fondamentale classique a mis en place des Centres d’Education pour le Développement qui proposait une scolarisation de trois ans basée essentiellement sur l’enseignement des langues nationales, l’apprentissage de la langue française et la formation professionnelle. Pour relever le taux de scolarisation. Mieux, un nouveau souffle a été donné à l’éducation de base à travers le réaménagement des programmes de la medersa spécialisée dans l’enseignement de la langue arabe, selon AOK. Il dit avoir reformé l’enseignement secondaire en mettant l’accent sur les écoles professionnelles et techniques. Que dire de du projeter un village une école ou un CED. Qui a permis à tous les villages de plus de cent habitants d’avoir soit une école ou un CED. Comment si cela ne suffisait pas face au manque de consensus autour de l’école et surtout  à sa politisation à outrance  il a institué  la bourse d’excellence  pour permettre à quelques centaines d’élèves qui  sont admis au Baccalauréat avec mention, toutes filières confondues,  de pouvoir poursuivre leurs études dans les meilleures universités occidentales. Afin que l’excellence recherchée pour le futur radieux du pays ne soit pas un vain mot. En définitive, Si les années scolaires n’ont pas été comme il avait souhaité à cause des multiples perturbations et autres grèves souvent non justifiées, force est constater que des gigantesques efforts ont été faits dans le domaine de l’Education pour preuve quel est le village au Mali de plus de cent âmes  qui  n’a pas son école ou son CED ? Qui pourrait démentir l’affirmation selon laquelle plus de salles de classes ont été construites sous Alpha Oumar Konaré que sous les deux précédentes Républiques réunies, à savoir sous  la première République avec Modibo Keita et sous  la deuxième République avec Moussa Traoré ? Dans la seconde partie de notre série d’articles sur le bilan de la gestion du pays sous Alpha Oumar Konaré, nous évoquerons les immenses chantiers ouverts au niveau de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Youssouf Sissoko   

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (21)

User
Madou
Madou 7 ans
Aujourd'hui le GMT est redevable à la démocratie , Parce que ça lui permet de s'exprimer librement , cela dit ,aujourd'hui le Mali a besoin de leurs propositions de sortie de crise .
Sangare
Sangare 7 ans
LE ROI BITON DE SEGOU Les maliens ont voté pour IBK en pensant qu'il a sauvé le pouvoir d'AOK comme il l'a claironné partout. IL A ÉTÉ DÉSHÉRITÉ PAR SON MENTOR À CAUSE DES ACTES QU'IL A POSÉS AU SOMMET DE L'ADEMA PASJ LE PARTI AU POUVOIR. C'était la seule solution d'aider son pays c'est à dire l'empêcher d'être au sommet de l'État. Les maliens en ont décidé autrement en se mobilisant pour IBK malgré les AVERTISSEMENTS de celui qui le connaît mieux. La pratique du pouvoir ayant donné raison à AOK, c'est aux maliens de s'assumer ,pas à ce dernier de l'aider. On n'est plus à l'étape d'aider un président, mais de sauver le pays. Sauver, c'est permettre au sommet de l'État d'être exercé par le plus compétent. Quand ALPHA OUMAR KONARE était au pouvoir ,la compétence s'est affirmée de la plus belle manière. Il a averti que son premier ministre qu'il a su utiliser pour les besoins du moment est incapable de conduire l'État à bon port. Mobilisons nous à sauver notre pays au lieu d'aider un président incompétent, incapable qui ne nous fera que perdre du temps. OSER LUTTER,C'EST OSER VAINCRE! La lutte continue.
LE ROI BITON DE SEGOU
LE ROI BITON DE SEGOU 7 ans
AIDER IBK C'EST AIDER LE MALI!!!!!!!!!!!!!!!!!
Pkagame
Pkagame 7 ans
GMT aurait qualifié AOK d' "un ministre médiocre". A -t-il été alors aussi un président médiocre entre 1992-2002? NON. Mais néanmoins on ne peut pas honnêtement le qualifier de ce qu'on définit comme un bon president. Il a certes fait des reformes administratives qui ont débouché sur une modernisation de l’État qui stagnait a tous les niveaux sous la gestion militaire de GMT. Mais malheureusement cet avantage qui a ouvert le chemin vers un développement socio-économique était aussi venu avec le monstre de la grande corruption de l’État: népotisme, clientélisme, enrichissement illicite des fonctionnaires et des commerçants, perfectionnement des techniques de surfacturations, trafic d’influence et truquage électoraux perfectionnés par ADEMA etc.. CONSÉQUENCE AOK n’était pas un president intermédiaire comme les GMT, ATT, DIONCOUNDA; mais un president a la croisée des chemins comme Modibo Keita et IBK.... des présidents qui ont été remis les clés de la destinée de la nation a des moment clés voire cruciaux. Mais hélas! était -il a la hauteur du moment comme Modibo Keita ou avait-il loupé l’opportunité de mettre le Mali sur la trajectoire d'un veritable état a l'instar des machines époustouflantes de reforme et de développement comme Singapore, Malaisie, Ghana, Rwanda, Éthiopie, Maroc ? AOK a évidemment loupé a sa mission ...c'est pour cela le Mali est devenu aujourd’hui l'un des pays les plus médiocres si ce n'est le plus médiocre au monde.. et cela a tous les niveaux sauf dans le foot et la musique. C'est parti de 1992. Et l'occasion clé revenu par providence divine en 2013 est aujourd'hui encore loupée de la façon la plus lamentable de l'histoire du pays! MODIBO KEITA est alors seul. Qu'Allah le Miséricordieux lui accorde sa grâce. Amen.
LE ROI BITON DE SEGOU
LE ROI BITON DE SEGOU 7 ans
President Konare', first things first. Je vous conseille d'aider l'actuel president IBK a' faire sortir notre faso de l'impasse. Apres, on se demandera si le Mali de 1969 a' 1991 est meilleur que le Mali de l'ere democratique!
Moussa SOUMARE
Moussa SOUMARE 7 ans
Tous les régimes qui ont géré ce pays ont leur supporteurs et leurs détracteurs , ce qui est tout à fait naturel, ne pouvons pas nous arrêter de regarder en arrière et se donner la main pour sauver le reste des meubles, le Mali actuel a besoin de tous ses fils pour affronter les défis sécuritaires et de développement, excuser moi, mon humble avis.
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (131)
  • Nfp (114)
  • Sylla (43)
  • Kankan (39)
  • Citoyen dumonde (23)