Fonctionnement du régime démocratique en Afrique : Ces influentes Premières dames détentrices du pouvoir d'Etat

10 Juil 2015 - 10:00
Mis à jour: 11 ans
190
[caption id="attachment_1054602" align="aligncenter" width="900"]Fonctionnement du régime démocratique en Afrique : Ces influentes Premières dames détentrices du pouvoir d'Etat Mme Dominique Ouattara, Mme Keita Aminata Maiga, Chantal Biya[/caption] Selon une récente étude publiée sur la gouvernance en Afrique, Dominique Ouattara de la Côte d'Ivoire, Chantal Biya du Cameroun, Lordina Dramani Mahama du Ghana, Sylvia Bongo du Gabon sont très influentes dans l'appareil d'Etat de leurs pays respectifs. Certains observateurs ajoutent, à tort ou à raison, Mme Kéita Aminata Maïga du Mali. D'Adame Ba Konaré (Alpha Oumar Konaré) à Kéita Aminata Maïga (IBK), affectueusement appelée "Tanti Ami ", en passant par  Touré Lobbo Traoré (ATT) et Traoré Mintou Doucouré (Dioncounda Traoré), la démocratie malienne post-révolution de 1991 a été marquée par l'influence plus ou moins forte de ses premières dames, même si aucune n'a pu atteindre l'hyper puissance de Mme Traoré Mariam Sissoko, l'épouse du Général-dictateur Moussa Traoré. Des reines du palais présidentiels ? Aujourd'hui,  " la position des Premières dames au cœur même d'un pouvoir d'État, qui se veut démocratique, est  privilégiée mais reste intrinsèquement ambiguë. Si elles n'en font pas formellement partie, elles le complètent, en revanche, en lui donnant une dimension ou une image apolitique, féminine et caritative ", analyse Christine Messiant dans une réflexion intitulée " Premières dames en Afrique : entre bonnes œuvres, promotion de la femme et politiques de la compassion ". Et de récents déplacements fortement médiatisés en France et ailleurs de l'épouse du président IBK avait suscité bien de commentaires sur la place de plus en plus importante qu'elle occupe dans le fonctionnement du pouvoir…. " Derrière chaque grand homme, il y a forcément une grande femme ! ", a-t-on coutume de dire… La fondatrice de la fondation " Agir ", patronne de l'Académie olympique, non moins marraine des… Gros bras ou l'académie du bras de fer, avait donné l'impression d'être le ministre de l'Equipement et des Transports ou celui de la Défense, lors de sa visite (fortement relayée par l'ORTM) du musée des avions à Toulouse. Des modèles de Jet, des Mig, des Jaguar, des Puma, des Boeing… ont été bien contemplés par la Première dame malienne, qui passera un bon temps à échanger avec les autorités communales toulousaines pour, qui sait, plaider la cause du Mali. Une mission… " diplomatique " de Mme Kéita qui viendrait donc en appoint à ce que le ministre Abdoulaye Diop des Affaires étrangères ferait déjà ! Il ne reste qu'à prévoir, lors des futures réformes institutionnelles à opérer, un statut juridique particulier à…une neuvième institution,  "la Première Dame de la République " ! Rappel historique Il faut rappeler que dans l'histoire " La Première dame " est un terme désignant, de manière générale, l'épouse d'un monarque, d'un président de la République ou d'un chef du gouvernement. À l'origine, il concernait uniquement la Première dame des États-Unis (en anglais la " First lady "), laquelle, en tant que conjointe du président américain, assuma très tôt un rang protocolaire précis. Au cours du XXe siècle, avec le nombre grandissant de démocraties parlementaires, les épouses des présidents n'ont d'abord pas eu de titre défini, bien que le protocole leur garantissait une place lors des réceptions officielles, calquant en cela le modèle qui prévalait dans les monarchies avec les reines et consorts. Au fur et à mesure, s'inspirant du modèle américain, la presse à scandale a adopté le terme de " Première dame ", sans pour autant que celui-ci ait une réalité officielle et que donc les États soient effectivement responsables. La plupart du temps, l'épouse d'un chef d'État n'est donc invitée qu'en tant que conjointe, bien que certains pays emploient officiellement le terme de "Première dame". Pourtant le président français Sarkozy réserva, sans motif public clair, un bureau et des conseillers à sa première épouse, qui jouait un rôle officieux d'attachée de communication et fut même accompagnatrice de certaines missions diplomatiques demi-secrètes. Le rôle accru des médias et la "peoplisation" de la vie politique a, depuis, néanmoins beaucoup accru ce qui s'apparente davantage à un rôle public. À la fin du XXe siècle, où un plus grand nombre de femmes accèdent au pouvoir, s'est posée la question de savoir comment désigner l'époux de la chef de l'État : le terme de " Premier monsieur " (First Gentleman) est ainsi parfois employé pour celui-ci. Ce serait par exemple le titre de l'époux d'Ellen Johnson Sirleaf du Libéria… Il n'existe donc pas de définition arrêtée du rôle de la Première dame, cette institution n'étant officielle que dans un nombre réduit de pays. Néanmoins, celle-ci bénéficie généralement d'une équipe au sein de l'administration présidentielle, et mène des actions relativement encadrées, ayant trait notamment à l'humanitaire, la santé ou l'éducation. Elles sont également présentes lors des dîners et réceptions officielles et dans la plupart des voyages d'État, étant même associées aux sommets internationaux où des programmes spéciaux sont prévus pour elles. Si, officiellement, leur statut n'est pas une fonction publique officielle, certaines Premières dames ont néanmoins participé à prendre des décisions, à faire campagne pour leur mari, à jouer de leur image pour servir celui-ci, voire pour certaines à mener une vie politique indépendante en parallèle ou après le départ du pouvoir de leur conjoint. De puissantes épouses des présidents Au Cameroun, Chantal Biya est l'une des premières dames les plus remarquables de l'Afrique tant par son style que par son engagement dans l'humanitaire. En 2011, elle est déclarée la première dame la plus glamour par le magazine "Daily". Avec sa "Fondation Chantal Biya" créée en 1999 et reconnue d'utilité publique au Cameroun, elle est ambassadrice de bonne volonté de l'UNESCO depuis 2008. Lordina Dramani Mahama est surnommée la "businesswoman" (femme d'affaires) et très présente dans la vie politique de son mari. L'épouse d'Ali Bongo Ondimba, Sylvia est, elle affublée du titre "la pacificatrice". D'origine française, elle connaît très tôt l'Afrique. Elle devient Première Dame du Gabon le 16 octobre 2009 lors de l'investiture de son époux comme président de la République Gabonaise. Sylvia Bongo Ondimba a tout particulièrement choisi de placer les valeurs familiales au cœur de ses actions, aussi bien dans le cadre de ses fonctions de Première Dame, qu'à travers les initiatives de sa Fondation. En 2011, elle crée la fondation Sylvia Bongo Ondimba qui vise l'amélioration de la vie des plus vulnérables au Gabon, concrétisation d'un long engagement en faveur des plus démunis au Gabon. Elle a également créé une école d'excellence au Gabon, "Ruban Vert". Bruno D SEGBEDJI

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (190)

User
ady
ady 11 ans
La plus dangereuse est celle de la cote d'ivoire une espionne de la france afrique qui a reussi a cotroller tout pays elle occupe le poste de minister de la defence de la Cote d'ivoire elle est l'ami de l'autre bordel epouse de blaise qui avait pour mission d'eliminer sankara.
sambou
sambou 11 ans
@Vicky. Ce n'est pas la faute aux internautes , mais à ce journaleux de Bruno D SEGBEDJI qui a osé "livrer aux chiens" la dignité de ces pauvres dames! Il a la chance Bruno. Ce serait sous un certain ATT il aurait reçu la visite inopinée de militaires venus lui donner une correction "sévère" comme ce fut le cas pour Dragon de radio Kledu. Comme s'il n'y avait pas d'autres thèmes plus urgents à proposer aux lecteurs! :evil:
VICKY
VICKY 11 ans
Mon frère laisse ces Cyber activistes dans leur ignorance. Ils n'ont aucune notion de la liberté d'expression et du respect de l'autre. Ils croient que être libre, c'est insulté même les femmes des présidents. Pour eux être libre, c'est s'attaquer à la famille de ceux qui dirigent le pays. Ils sont incapable de dire avec exactitude pour quoi et pour quoi ils se battent. Ce n'est même pas un combat. C'est de la Grimace, Mme KEITA est une dame à respecter. Vous en prendre à elle , c'est perdre le minuscule côté qui fait de vous encore un humain. J'ai comme l'impression les détracteurs de la famille du président sont des parvenues. Même l'éducation, ils ne l'ont pas=. Tchiéééééééééééé!!!!!!!
MUGABE
MUGABE 11 ans
Kinguiranke, t'as mère ne doit plus être de ce monde à ce que je vois. Tu tiens d'un mec de la rue. Tu n'as pas honte de manquer de respect à une dame? Si ta mère t'a quitté tôt, en prend toi à la nature. Tu es lamentable, Mme KEITA est une maman, elle est femme respectable. This woman is the first lady of MALI. Do not compare her(it) to the whore of your mother. Your mom is apparently one whore On comprend que certains sur ce forum n'ont en réalité rien à dire. Tu es la Honte de ta famille!!!!!!!!!!!!!!!!
blanche neige
blanche neige 11 ans
@Mugabé.........................moi il y a des choses dont je ne peut m'empecher de rire encore 8 ans après avoir quitté le Mali : chaque vieille est une maman , les les autres sont des tontons ou des tatas meme si on ne le connait pas :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: Quand me fille est née , sa mère la faisait appeler tata ou tonton chaque black qu'elle croisait dans le rue ,ce qui m'a obligé a vite y mettre un frein :evil: :evil: :evil: :evil: :idea: les tatas ou les tontons c'est réservé à la famille ,pas aux inconnus :roll: :roll: :roll: :roll:
Kinguiranke
Kinguiranke 11 ans
IBK le Mande Zonkeba et que peut-on attendre de son epouse Ami la Mande Zonmusoba?
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (111)
  • Nfp (73)
  • Kankan (58)
  • Sissoko (27)
  • Citoyen du monde (22)