Gao- Kidal- Bamako : Le gouvernement agit, le désordre s’installe

03 Août 2016 - 07:28
Mis à jour: 10 ans
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Gao- Kidal- Bamako : Le gouvernement agit, le désordre s’installe
Photo de famille du nouveau Gouvernement (Koulouba, le 09 juillet 2016)
Après une série de tragédies causant désolations et même morts d’hommes dans les régions nord du Mali, le sud du pays est entré dans des troubles surtout avec l’affrontement entre les jeunes commerçants détaillants et les forces de l’ordre au centre commercial de Bamako. Depuis le soulèvement des jeunes de Gao contre l’installation des autorités intérimaires le 13 juillet dernier, un malheur semble en appeler un autre chaque fois que le gouvernement agit. Ce qui est regrettable est que chacune de ces récentes tragédies du Mali découle de l’échec des décisions administratives censées rendre service aux citoyens. Pour preuve, c’est au nom de l’embellissement de la capitale malienne que l’opération Bulldozer a été lancée. Ville notoirement sale, Bamako a toujours eu besoin d’un grand toilettage des voies publiques. Mais les autorités n’en avaient pas fait une priorité jusqu’à maintenant : la veille de l’important sommet Afrique -France qui doit se tenir dans quelques mois. La faute du gouvernement aura été d’avoir attendu si longtemps avant de montrer les muscles pour assainir la ville de Bamako. Malheureusement, l’urgence ne laisse pas assez de temps aux commerçants installés sur les trottoirs pour trouver de nouveaux espaces, ce qui a rendu l’affrontement inévitable entre les acteurs concernés. Et la tension n’est pas près de tomber, car le ton a été donné par Ami Kane, le gouverneur du district de Bamako. D’ailleurs, elle a déclaré que tout est négociable sauf l’arrêt de l’opération. Tout le monde est d’accord que la capitale doit être embellie, mais les déguerpis ont le sentiment de subir une injustice car beaucoup d’entre eux avaient été autorisés par les services municipaux et s’acquittaient des taxes. Autre décision administrative ayant dérapée: l’installation des autorités intérimaires dans les régions nord du pays. De simples questions permettent de comprendre l’incertitude dans laquelle étaient les jeunes de Gao. Qui étaient les personnalités pressenties le 15 juillet pour succéder aux conseils communaux à Gao? Tout ce que l’on avait retenu à Gao, c’est que les groupes armés étaient en passe de bénéficier des avantages de l’accord d’Alger sans les jeunes patrouilleurs. Ce qu’on n’avait pas prévu à la signature de l’accord de paix est la possibilité de nouveaux antagonismes, des rivalités locales liées au partage du pouvoir. Tout comme à Gao, il est devenu impossible d’installer les autorités intérimaires dans la région de Kidal. Le défi reste à présent de trouver un consensus à Kidal pour arrêter le bain de sang dû en partie à l’application de l’accord d’Alger. Mais pour cela il faut surtout dépasser définitivement le clivage traditionnel entre les communautés Touareg Imghad et Ifoghas. A Gao, il faudra écouter les contestateurs dont les préoccupations sont partagées par d’autres voix au nord comme au sud du pays. Quant à la situation à Bamako, les autorités sont tenues de trouver une solution définitive à la congestion de la rive gauche de Bamako où sont concentrés tous les services publics. Il faudra aussi éviter que les marchands reviennent sur les trottoirs comme ce fut le cas dans le temps. Soumaila T. Diarra

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Commentaires (20)

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Dortmunder
Dortmunder 10 ans
Voila ce qui arrive quand on confie la destinée d'un pays a des ivrognes incompétents. Maliens réveillez vous la promesse de feu boubacar diallo de l'udpm est entrain de se dérouler sous vos yeux;"NOS ENFANTS ET NOS OBLIGÉS VOUS GOUVERNERONS JUSQU’À LA FIN DES TEMPS''
TOURE
TOURE 10 ans
Mon frère Djibril Sangaré. Ce que tu ne sais pas, c'est que les Maliens, à force de tirer, ont coupé la queue du diable depuis longtemps. Maintenant, c'est le diable qui s'est retourné contre eux, pour leur tirer la queue. Malheureusement eux, ils ont la queue par devant. Et, ça pose problème. C'est par ce que le diable en a marre.
Bassadjalan Zamblé
Bassadjalan Zamblé 10 ans
Il faut pas que l'action de Madame la gouverneure s'arrête là. Tous les espaces verts ont été transformés en lieu d'habitation à cause des maires véreux. On ne peut même plus respirer à Bamako. Ils doivent tous partir en prison. C'est ça la différence entre nous et l'occident. Toutes les maisons qui ont été construites au bord de la colline; du lycée Prosper Kamara jusqu'à l'hôpital Lazaré (Lazaréla) doivent être démolies. On devrait plutôt construire un grand parc pour que les jeunes puissent aller étudier comme on le faisait quand on était au fondamental et au lycée. Il y en a plusieurs autres. Ça tout commencé avec Alpha (quel honte M. l'enseignant). Je remercie ATT pour avoir fait des investissements dans ce sens.
le Toubon
le Toubon 10 ans
improvisation, improvisation, improvisation, tel se résume le règne d'IBK, c'est ainsi que l'on agit quand on a pas de vision.
Djibril Sangare
Djibril Sangare 10 ans
Vous avez parfaitement raison,le pouvoir actuel se doit d'imposer l'autorité de l'ÉTAT.Ça y va de la stabilité du grand MALI. Mais ne croiyez vous pas que l'imposition de cette autorité doit s'appliquer avant tout à l' assainissement des deniers publics ? Ne constatez vous pas que le gouvernement est prompte à appliquer sa fameuse autorité quand il s'agit des pauvres maliens qui ne cherchent qu' à tirer le diable par la queue que quand il s'agit des fonctionnaires charognards milliardaires qui sont entrain de sucer le sang des pauvres maliens ? Le cas des jeunes de gao est très édifiant. Ne pensez vous pas que le gouvernement pouvait régler la situation des trottoirs de façon humanitaire mais avec fermeté ? Papa HOLLANDE est passé par là.Ce qu' il décide,il faut l'appliquer urgemment. Ça ne doit pas attendre une hypothétique négociation ,au risque de fâcher le maître François Hollande . Avec IBK,le MALI a perdu le peu de dignité qui lui restait.
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