Graine de vérité : Les lignes bougent à Koulouba !

19 Sept 2016 - 14:32
Mis à jour: 10 ans
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Graine de vérité : Les lignes bougent à Koulouba !
Koulouba
Sans grand tapage, les dernières actions de la première institution de la République, la Présidence, ont donné satisfaction à plus d’un. Il faut le dire, on s’offusquait devant le rideau de fer que certains avaient réussi à dresser autour du président de la République. De l’opposition comme de la majorité, tout le monde s’accordait sur le fait que le Président IBK était inaccessible. Les Maliens d’en-bas se contentaient de ses sorties occasionnelles, télévisuelles lors des grandes cérémonies et ceux d’en haut, sur les salamalecs de départ et de retour de voyage. La rupture de rapprochement, comparativement à son prédécesseur (ATT) laissait libre court à tous les commentaires. Cela, à tel enseigne  qu’une grande partie de sa popularité fut grignotée par ses adversaires. Et souvent même ses collaborateurs. C’est le cas du sondage publié qui donnait son ancien Premier ministre Moussa Mara plus populaire que lui. Bref, des observateurs s’indignaient devant le grand fossé qui séparait les Maliens de leur Président. En un moment, l’on avait réussi à rétrécir un peu ce fossé, à travers les visites successives du Chef de l’Etat dans les régions de Sikasso et de Ségou, mais celles annoncées pour Kayes et Koulikoro  tardent à se concrétiser. D’autre part, les médias locaux se sentaient frustrés par la présence par trop régulière du ‘’Mandé Massa’’ sur la presse internationale au détriment de celle du pays, et l’opposition qui  se plaignait d’être exclue du jeu, malgré son nouveau statut promulgué par le pouvoir actuel. En clair, partout des récriminations sur l’inaccessibilité du président de la République. Au regard des dernières actions de la première institution de la République, l’on peut dire que le président IBK a compris les uns et les autres. De ces actions salutaires, l’on peut citer le limogeage avec promptitude de son ministre de la Défense, le 3 septembre, pour assurément, faute grave dans le management des forces armées et de sécurité Une autre action largement appréciée positivement par les Maliens est sans doute ‘’La grande interview’’ accordée par le président de la République en français puis en bambara. C’était à l’occasion de l’anniversaire de ses trois ans au pouvoir. Une sortie médiatique, bien cadrée, assez fouillée et pleine d’enseignements. Elle a permis à de nombreux compatriotes de saisir la portée du chemin parcouru, mais aussi de retrouver l’homme qu’ils ont crédité d’un score record de plus de 77 %. Ce n’est pas tout, ceux qui murmuraient qu’il est temps que le «  chef » quitte les lumières des projecteurs de Koulouba pour sentir le ressenti de ses gouvernés ont été bien servis car dans la mouvance de la fête de tabaski, le président IBK est descendu du palais pour aller se mettre à l’écoute des notabilités de Bamako, jusque dans leurs vestibules familiales. Les langages de vérité tenues lors de ces périples par les Niaré, Touré et Dravé devraient suffire pour tracer des sillons à ensemencer par le Mandé Massa. Enfin, le président a ouvert le grand salon ‘’Mali’’ à tous ses protagonistes : le chef de file de l’opposition, des chefs des partis de la majorité, le mouvement ‘’Ankaben’’, les chefs d’autres partis activistes dont Soumana Sacko du CNAS et Oumar Mariko de la SADI, ainsi que les responsables des différentes centrales syndicales. En somme, il faut reconnaître qu’en l’espace de deux semaines d’activités présidentielles les lignes ont  bougé du coté de Koulouba. Comme premier résultat probant de cette démarche on peut parler de la tenue prochaine des assises de dialogue politique  sur le plan nation La première institution joue les premiers rôles, il reste aux acteurs d’occuper le terrain. Le Mali cherche sa victoire. Moustapha Diawara

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Commentaires (29)

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Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 10 ans
Bonjour, Une méthodologie inclusive pour la mise en œuvre de l’accord de Bamako doit être utilisée. Naturellement, tout le processus de mise en œuvre doit se passer dans toutes les régions du Mali et doit être inclusif c’est-à-dire INTÉGRER dans chaque région, les représentants de TOUTES les communautés de la région. Comme je l’avais déjà proposé (voir ma lettre ouverte en ligne, publiée le 21 JUIN 2016 sur Maliweb, sur s’entendre sur les autorités intérimaires, le DDR et plus pour la mise en oeuvre et le suivi stricts de l’accord de Bamako), afin que la mise en œuvre de l’accord soit inclusive et profite à tous les Maliens, il est nécessaire de choisir une méthodologie inclusive consensuelle et d’échanger sur cette dernière et sur la mise en œuvre de l’accord à travers un dialogue intra et intercommunautaire. Devant la complexité des concertations nationales proposées par l’opposition, la conférence d’entente nationale, prévue dans l’accord de Bamako pourrait servir, entre autres, pour échanger sur ces éléments. Elle pourrait aussi avoir des ramifications régionales et communales. Processus inclusif de mise en œuvre Des ramifications régionales et communales du processus inclusif de mise en œuvre de l’accord doivent être créées. Vu que l’accord de Bamako doit être mis en œuvre aux niveaux national, régional et communal, la parallélisation doit être utilisée. Une organisation stricte dans chaque région doit être mise en œuvre avec des synchronisations régulières avec les autres niveaux. Pour les Maliens de la diaspora, des antennes pourront être créées dans des pays judicieusement choisis. Tous les Maliens doivent s’impliquer et participer à ce dialogue et à cette mise en œuvre Compte-tenu du problème de représentativité et d’inclusivité qui se posent sérieusement pour la composition des membres des autorités intérimaires aux niveaux régional et communal, il convient lors de la future conférence d’entente nationale, prévue dans l’accord, de désigner quelques représentants (exemple, deux pour une région et un pour une commune) pour compléter les autorités intérimaires de chaque collectivité territoriale du Mali. Pour améliorer la représentativité et l’inclusivité, cette conférence d’entente nationale doit avoir des ramifications dans TOUTES les régions du Mali. Il faut aussi penser à la représentation des Maliens de la diaspora. Lors de cette conférence d’entente nationale des représentants des forces vives (partis politiques, société civile, députés, …), du gouvernement, des collectivités territoriales, des communautés de base seront choisis pour intégrer les autorités intérimaires des collectivités territoriales. Ainsi, les autorités intérimaires mettront tous les Maliens d’accord, indépendamment des bords politiques, et renforceront l’inclusivité en intégrant des représentants, choisis par la conférence d’entente nationale, de la société civile, des anciens élus, de toutes les régions du Mali et ceux des mouvements armés. S’unir autour de la mise en œuvre et du suivi de l’accord de Bamako Comme le disent, certains internautes et les Maliens qui supportent l’accord de Bamako, nous sommes TOUS/TOUTES condamnés à mettre en œuvre l’accord de Bamako pour le bien-être des TOUS les Maliens. Engageons-nous (tous les acteurs), franchement, honnêtement et sans complaisance. Dr ANASSER AG RHISSA Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Mail : [email protected] TEL (223) 95 58 48 97
MALI DAMBE
MALI DAMBE 10 ans
Comme on le dit de façon banale; chaque chose en son temps. Si le président IBK décide de faire ces concertations maintenant; c’est bien parce que c’est maintenant qu’il en juge la nécessité. On ne peut pas imposer des choses à un président démocratiquement élu. Des personnes ont laissé tombé le Mali pour leurs intérêts mesquins pendant que le Mali en crise a besoin de l’apport de tous.
Malx
Malx 10 ans
tu sait que tu na rien dit toi!!!!!!
Soutoura
Soutoura 10 ans
Cette action du président de la république a tous son sens dans la mesure où le Mali a besoin de l’apport de tout un chacun afin de toujours continuer d’aller de l’avant. C’est un geste d’humilité de la part du président IBK. Cette inclusion dont il fait la promotion se traduit à travers les personnes qui travaillent avec lui qui n’ont forcement pas le même bord politique que lui. Des personnes qui ont travaillé avec presque tous les pouvoirs qui se sont succédé à la tête de ce pays. Le Mali gagne avec tous ces fils.
husayn
husayn 10 ans
Les actions entreprises par le président IBK ces derniers jours même si elles ne remplacent pas les concertations nationales sont un moyen de pouvoir prendre en compte les points de vues des uns et des autres. Partant de ce fait si nous estimons que les leaders politiques et autres de la société civile nous représentent; on ne doit plus parler de concertations car nos voies sont déjà portées par nos leaders. Au lieu donc de rester là en train de lancer des piques au gouvernement; on doit se demander ce que nous pouvons apporter à la résolution des problèmes de notre pays. Sinon les critiques stériles datant de plusieurs années ne nous aideront nullement.
SAMAKE
SAMAKE 10 ans
Le président IBK a toujours montré qu’il est un démocrate et un homme de paix. Ces actions d’ouverture aux autres depuis sa prise de fonction et aussi les actions dans le sens de plus de démocratie en témoignent. Cependant, des personnes veulent que le président IBK agisse comme si nous sommes en situation de transition politique ou de partage de pouvoir. Bien sûr que non. Nous avons placé notre confiance au président IBK et il gère ce pays tant bien que mal. Laissons-le donc aller au bout de ces actions.
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