Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, à propos du processus électoral : "La date des élections présidentielle et législatives en juillet doit être absolument respectée"

08 Mars 2013 - 11:02
Mis à jour: 14 ans
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Devant plusieurs députés maliens, au cours d’une récente mission en France, les représentants du Gouvernement français ont clairement exprimé leur désir de voir les prochaines élections présidentielle et législatives se tenir au moins de juillet, comme décidé par les autorités de la transition. Pour le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, il ne faut surtout pas reporter la date de ces scrutins. [caption id="attachment_82829" align="alignleft" width="310"]Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius © AFP Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius
© AFP[/caption] Lors de sa récente mission à Paris, la délégation de l'Assemblée nationale du Mali a pris part à un débat introduit par le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault et qui a permis à la délégation malienne de constater que le consensus politique sur l'intervention militaire française dans notre pays résiste, un mois et demi après le début de l'opération contre les islamistes armés, le gouvernement, comme la majorité et l'opposition, soulignant désormais l'importance de stabiliser le pays. La délégation malienne était composée du président Younoussi Touré, le 2ème vice-président, Assarid Ag Imbarcaouane, le 1er Questeur, Mahamadou Cissé, des députés Mme Haïdara Aïchata A. Cissé, Témoré Tioulenta, Abdoul Malick Diallo, Mme Camara Saoudatou Dembélé, Bô Niagaté, le Secrétaire général Dr Madou Diallo, le chef du protocole Amadou Coulibaly. Pour le chef du gouvernement français, l'engagement de la communauté internationale était nécessaire pour gagner ce combat contre les groupes terroristes. Abordant le débat sur la reconstruction et le développement du Mali après les opérations militaires, il a relevé que cet engagement sera tout aussi déterminant pour la phase de stabilisation qui va s'ouvrir et qui se prépare déjà, tout en appelant la communauté internationale à se mobiliser. Restaurer l’intégrité du Mali Il  a, par ailleurs, affirmé que "tout sera fait" pour obtenir la libération des sept otages français enlevés le 18 février au Cameroun par le groupe terroriste nigérian Boko Haram, ainsi que des autres Français otages au Sahel. Il y a lieu de souligner que le Premier ministre français a réaffirmé la détermination totale de son pays à restaurer l'intégrité du Mali et s'est déclaré "ni surpris, ni étonné de la détermination" des groupes islamistes contre lesquels de rudes combats se poursuivent, notamment dans le nord-est du pays. Il sera appuyé par son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, qui a insisté sur la nécessité absolue que le processus électoral mis en place par les autorités maliennes puisse avoir lieu, pour permettre la stabilisation du pays. Pour le chef de la diplomatie française, la date des élections, présidentielle puis législatives en juillet, doit être absolument respectée. Au delà de cette date, la saison des pluies compliquerait ensuite considérablement les opérations électorales. Evoquant le dialogue entre les forces politiques maliennes qui se met en place, M. Fabius a notamment souligné que le drapeau malien doit pouvoir flotter partout, sur l'ensemble du territoire, excluant ainsi tout mouvement séparatiste, notamment parmi la minorité touareg. Il ressort des débats que la durée de l'opération française passe notamment par la transformation de la mission de la MISMA, la force des pays africains, actuellement d'environ 3.500 hommes, en opération de maintien de la paix sous mandat de l'ONU. Le Conseil de sécurité devrait adopter une motion en ce sens dans les prochaines semaines, pour permettre cette évolution avant l'été. Reconstruire le Mali libéré Pour le Gouvernement français, le succès dans la durée de ce qui a été entrepris au Mali exige aussi une action résolue dans les domaines politique et économique. Il revenait d'abord aux Maliens eux-mêmes de recréer un cadre politique permettant à toutes les composantes du pays de refonder un socle démocratique indispensable à une paix durable. Le Gouvernement français s'est félicité du consensus autour de l'opération militaire engagée le 11 janvier qui a permis aux forces françaises et africaines de chasser les islamistes armés de l'essentiel des localités du nord du Mali. Plusieurs orateurs ont, toutefois, mis en garde contre toute précipitation à préparer les suites de l'intervention militaire avant d'avoir réellement sécurisé le territoire. Pour sa part, le député UMP, Bernard Deflessele, s'est inquiété de l'isolement de la France dans cette opération, tout en renouvelant le soutien sans faille de son groupe. Et, pour le socialiste Pouria Amirshahi, la France doit maintenant prendre la tête d'une coalition internationale pour la reconstruction du Mali. Il est à souligner que la présence à ces débats du président Younoussi Touré et de sa délégation a été saluée par une longue ovation de l'ensemble des députés présents à la séance. Par ailleurs, le séjour français de la délégation parlementaire malienne a permis au Secrétaire général, Dr Madou Diallo, de rencontrer son homolgue frrançaise, Mme Corine Luquiens. Cette séance de travail a permis à la délégation malienne d’exposer les besoins prioritaires de l'Assemblée nationale qui se trouve dans une phase de restructuration. Elle a, entres autres, développé l'aménagement de la Salle Modibo Kéita avec un système de vote électronique, l'opérationnalisation d'un site internet interactif, l’appui logistique et la formation, le besoin logistique pour renforcer l'efficacité du personnel et des parlementaires dans le cadre des reformes en cours. Bruno D SEGBEDJI

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Commentaires (10)

User
gami
gami 14 ans
On a tout intérêt d'organiser les élections à la date prévue, si on veut voir le bout du tunnel. Mais avant il faut dissoudre la junte et le mnla.
Mohk Ben sala
Mohk Ben sala 14 ans
La vérité est que le mois de juillet les paysans sont dans leurs champs, ils ne vont jamais laisser leurs champs pour aller voter, egalement le retour des refugiés celui qui connait le nombre plus 400 000 déplacés, c'est pas en 4 mois qu'ils vont retourner. Mais à vrais dit les maliens et les autorités françaises connaissent ce fameux président du mali. (parti socialiste PS en réunion discrète très fréquente avec IBK ). c'est le Cas de guinée Conakry et de Alassane outtara. Tant que le nègre est couché et main tendu on va mourir sous le dictat de celui qui donne et qui sauve.
Chasseur
Chasseur 14 ans
Oui paraît-il que l'intervention de l'armée française était déjà planifier avec les plaidoyers de IBK même avant l'attaque de Kona. et puis Hollande et IBK ont une étroite relation, c'est la réalité des élections africaines. hélas! un Moussa Mara un jeune leader est mieux pour un pays comme le Mali mais hélas!
Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 14 ans
Bonsoir, Le respect de la date des élections présidentielle et législatives au Mali, en juillet 2013, est lié à la volonté, à l'engagement et à l'implication de tous dans l'organisation et à une préparation minutieuse. Si on lance minutieusement le processus global, dès maintenant, ces élections se feront dans de bonnes conditions. Ce processus doit intégrer une préparation minutieuse des élections et un démarrage soutenu des travaux de la commission de dialogue et réconciliation. Une forte implication de cette commission aidera à la tenue d'élections paisibles. Bien cordialement Dr ANASSER AG RHISSA EXPERT TIC ET GOUVERNANCE E-mail: [email protected]
dibi
dibi 14 ans
Ce grand colonialiste et sioniste français peut donner des injonctions aux fantoches du Mali pour la tenue impérative de cette mascarade électorale que l’Occident finance et validera. C’est normal et cohérent tout ça. Qui paye, commande! Des élections russes ou chinoises, il ne se permettrait pas une telle arrogance. Et pourquoi se gêner devant des nègres couchés et mains tendues!
dibi
dibi 14 ans
Ce grand colonialiste et sioniste français peut donner des injonctions aux fantoches du Mali pour la tenues impératives de cette mascarade électorale que l'Occident finance et validera. C'est normal et cohérent tout ça. Qui paye, commande! Des élections russes ou chinoises, il ne se permettrait pas une telle arrogance. Et pourquoi se gêner devant des nègres couchés et mains tendues!
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