Modibo Sidibé sur les réformes en cours : «Le gâchis et la désillusion, voire l’impasse, peuvent-ils être encore évités à notre peuple à quelques encablures de la fin du mandat ?»

18 Mars 2017 - 00:30
Mis à jour: 10 ans
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Modibo Sidibé sur les réformes en cours :  «Le gâchis et la désillusion, voire l’impasse, peuvent-ils être encore évités à notre peuple à quelques encablures de la fin du mandat ?»
Modibo Sidibé sur les réformes en cours : «Le gâchis et la désillusion, voire l’impasse, peuvent-ils être encore évités à notre peuple à quelques encablures de la fin du mandat ?»
Depuis décembre 2015, date de leur première convention nationale, les FARE ont attiré l'attention des autorités sur l'organisation des réformes. Chaque sortie, dans leurs interventions, les responsables reviennent sur le manque de cap. Aujourd'hui, le contexte est difficile, et s’est même  dégradé. Laissant peu de chances à la conduite des réformes majeures. De 2014 à 2016, les alertes des FARE n'ont pas eu d'échos favorables auprès du gouvernement encore moins du président IBK. Et pourtant, même lors de la convention nationale des FARE, 2ème session du samedi,  17 décembre 2016 – maison des aînés à Bamako, dans son discours le Président des FARE Modibo SIDIBE avait émis encore des inquiétudes. Nous vous proposons un extrait de ce discours. «Nous indiquions en décembre 2015, que l’année 2016 qui nous porte au-delà de la mi-mandat est cruciale pour notre pays et que nous l’entamions sans cap, sans clarification sur la refondation et les réformes à entreprendre. Nous ne pensions pas si bien dire ! Tant l’année 2016 qui était stratégique pour redonner du sens à l’action gouvernementale,  dévoiler les réformes majeures à conduire, a été dilapidée par des actions erratiques, sans aucune vision ni volonté réformatrice». «Soyons net, sans projet, ni lisibilité de l’action politique, encore moins un agenda politique clair et réalisable autour de l’accord et de ses délais, du dialogue national, de la révision de la constitution, des élections régionales et de cercle… c’est le chemin vers l’inconnue, que Dieu nous en garde ! Le gâchis et la  désillusion, voire l’impasse, peuvent-ils être encore évités à notre peuple à quelques encablures de la fin du mandat ? Pour cela, la puissance publique doit gagner en crédibilité, dessiner le cap et retrouver l’autorité morale et la force politique nécessaires. Le peut-elle encore, quand elle n’a pas une lecture intelligente de la démocratie représentative, pour accéder au sentiment de ce prix Nobel qui «soutient que l’essentiel de la démocratie réside non pas dans le vote, mais dans le débat public pour l’action commune». Les FARE, ont compris dès le départ, la nécessité face à la grave crise vécue, d’une refondation par le dialogue national. Inventer un nouveau fonctionnement institutionnel, une nouvelle alliance entre les citoyens et leurs gouvernants est une exigence de  la reconstruction du Mali. Pour l’histoire, la majorité gouvernante aura-t-elle la lucidité de poser les jalons d’une telle démarche refondatrice ? D’engager ce débat public pour un projet commun pour le Mali et dont les Maliens ont tant besoin ? Pour notre part, ce qui serait grave, c’est qu’il n’y ait pas d’alternative, que les Maliens n’aient pas à se projeter, à dessiner un avenir et à y croire. Notre rôle, à leur écoute, c’est de construire une alternative politique crédible qui leur redonne espoir et la volonté de s’engager». Modibo SIDIBE Ancien  Premier ministre, Président FARE An Ka Wuli

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Commentaires (13)

User
Merdeuropéens
Merdeuropéens 9 ans
C'est à cause de ces dégueux de Merdeuropéens
0rba
0rba 9 ans
Bonjour Il faut tourner la page
Sarko
Sarko 10 ans
Les commentaires chocs ne vous plaisent pas à Mali web.
Kinguiranke
Kinguiranke 10 ans
Degages Modibo, tu as ete a toutes les tables depuis GMT, le Mlai n'a pas besoin de Tochilen du tout, que tous ces mangeurs corrompus laisent le Mali en paix.
TOURE
TOURE 10 ans
Il ne s'agit pas d’essayer qui que ce soit. Il est question de l'avenir proche de notre pays, qui est hypothéquè par la mal gouvernance d'un pouvoir corrompu, incapable et incompétent. I.B.K a été élu sur la base de promesses mirobolantes. Aune de ses promesses n'a été mis en œuvre depuis qu'il s'est installé, ou les a t-il tout simplement oubliées. Cet homme a enfoncé le clou de manière si profonde, que le Président qui lui succédera aura bien du pain sur la planche, si tel est que la planche elle même réussi à résister. Il n'y a que la Somalie qui domine le Mali dans la déconfiture, la dépravation d'état, et la dégradation. A la place de A.T.T, accusé à tort d'avoir détruit le pays, I.B.K doit être trainé devant les tribunaux, jugé pour haute trahison, condamné et pendu sur la place publique. Voilà ce que mérite cet irresponsable à qui les Maliens par erreur, ont confié leur destiné. Les maux dont parle Modibo Sidibé ne sauraient être évités à notre peuple, même dix ans après I.B.K, que si lui, qui en est le seul responsable, passe par la case prison. Sa gouvernance, et les malédictions qu'elle a apportée au Mali, ne peuvent être réparées, que si son incarcération sert d'exemple à ceux qui lui succéderont. Il faut absolument un exemple, et I.B.K ne doit pas échapper à devenir un modèle pour tout chef d'état, qui voudrait briguer la magistrature dans notre pays pour les seuls intérêts de sa famille ou d'un clan.
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