Moussa Mara : «Le chef de l’Etat me fait confiance...»

30 Mai 2014 - 11:23
Mis à jour: 12 ans
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[caption id="attachment_297222" align="aligncenter" width="610"]ni le FMI ni qui que ce soit n’a demandé que l’avion de la République du Mali soit vendu Le premier ministre Moussa MARA[/caption] Au Mali, nous vous annoncions hier, mercredi 28 mai, la démission du ministre de la Défense, Soumeïlou Boubeye Maïga. Une conséquence de la débâcle de l’armée malienne à Kidal, la semaine dernière. Ce matin, L’invité Afrique de RFI est le Premier ministre malien, Moussa Mara. Pourquoi l’ex-ministre de la Défense a-t-il été contraint de démissionner ? Est-ce lui qui a donné l’ordre d’attaquer Kidal ? Y a-t-il eu d’autres sanctions, les négociations avec les groupes armés pourraient-elles commencer rapidement ? Moussa Mara répond aux questions de notre correspondant à Bamako, David Baché.     RFI Le ministre de la Défense Soumeïlou Boubeye Maïga a démissionné. Depuis le week-end, les autorités maliennes affirment que l’ordre d’attaquer Kidal le mercredi 21 mai n’a pas été donné par le président Ibrahim Boubacar Keïta. Est-ce qu’on doit en déduire que c’est Soumeïlou Boubeye Maïga qui a donné cet ordre ? Moussa Mara : Aujourd’hui la question n’est plus, qui a donné l’ordre, qui n’a pas donné l’ordre. La question est : il y a eu des difficultés majeures sur le terrain qui ont constitué, pour nos forces armées et de sécurité, des occasions de perdre du terrain et qui donc nécessitent que des mesures de redressement soient prises. Le départ du ministre de la Défense figure parmi ces mesures de redressement.     Pour beaucoup il est quand même important de savoir qui a donné l’ordre de lancer l’assaut. Est-ce que ça veut dire qu’aujourd’hui vous l’ignorez encore ou que vous ne souhaitez pas le dire ? Ce n’est pas que nous l’ignorons. Il est bien facile de savoir qui a dit d’aller à gauche, qui a dit d’aller à droite. Le plus important pour nous, c’est de tirer les leçons utiles du passé. Le plus important aujourd’hui sous l’égide du chef de l’Etat, c’est d’avancer. Comment aller rapidement vers des pourparlers inclusifs permettant d’établir les bases d’une paix durable et définitive sous le septentrion de notre pays. C’est le plus important aujourd’hui et nous sommes entièrement mobilisés vers cette destination.     De l’extérieur, on a un peu l’impression que Soumeïlou Boubeye Maïga a été sacrifié pour préserver le président Ibrahim Boubacar Keïta ? Peut-être pour vous préserver vous-même ? Est-ce que vous savez que le président Ibrahim Boubacar Keïta n’a pas besoin d’être préservé, il a un mandat qui lui a été donné par l’écrasante majorité des Maliens. Le gouvernement qu’il a mis en place, à travers le chef du gouvernement et les ministres, bénéficie de sa confiance et bénéficie d’une très large majorité des Maliens. Ce gouvernement n’a pas aussi besoin d’être protégé.     Vous êtes le chef du gouvernement. Vous avez vous-même après votre visite à Kidal le 17 mai déclaré que le Mali était en guerre. Est-ce que votre responsabilité n’est pas engagée également ? Le chef de l’Etat me fait confiance et me confie une responsabilité. Quand il estimera me retirer cette responsabilité, il prendra une décision qui sera une décision tout à fait républicaine et logique. Je ne pense pas que nous en soyons là aujourd’hui. Nous travaillons en parfaite harmonie, en parfaite synergie pour l’intérêt de notre pays et nous allons continuer à aller dans ce sens.     Est-ce que des sanctions ont été prises au sein de l’armée malienne ? Est-ce qu’il y a eu par exemple des arrestations ? Il n’y a pas eu d’arrestations au sein de l’armée malienne. Des évaluations sont en cours, donc toute mesure qui sera prise sera documentée, prise à la suite d’enquêtes dans l’intérêt de l’armée, dans l’intérêt de la République.     Un accord de cessez-le-feu a été trouvé avec les groupes armés vendredi. Il prévoit notamment l’ouverture de négociations, déjà programmées par l’accord de Ouagadougou signé en juin dernier. Est-ce que ces négociations pourraient s’ouvrir bientôt ? Est-ce que vous avez une échéance en tête ? Pour ce qui nous concerne au niveau de l’Etat, nous sommes prêts. Aujourd’hui nous sommes dans une phase où il faut restaurer la confiance : libération de prisonniers, libération du gouvernorat, prise de positions des uns et des autres sur la période avant le 17 mai, que les instances qui y sont prévues dans le cadre des accords de Ouagadougou, le comité technique de suivi, le comité politique, que toutes ces structures se réunissent très rapidement. Nous avons souhaité au niveau de la Minusma que ces réunions se fassent dès cette semaine pour que les mesures de confiance puissent être reprises et que les véritables rounds de discussions, de négociations, de dialogue puissent se faire le plus rapidement possible.     L’Algérie a proposé l’ouverture des négociations dès le mois prochain sur son territoire. Est-ce que c’est une proposition que vous étudiez ? Moi ce que j’ai cru comprendre de la position algérienne, c’est d’abord le souhait que les groupes armés aient une plateforme. C’est vrai que du côté des groupes armés, on a pas mal de sous groupes d’orientations qui peuvent être diverses. Que les groupes aient une organisation, une stratégie cohérente pourrait faciliter à terme le dialogue inclusif mais ce qu’il faut savoir, c’est que le processus de dialogue et de pourparlers inclusifs aura lieu dan sa phase décisive sur notre territoire au Mali. Et quand on dit au Mali, c’est partout sur le territoire parce que nous estimons que partout sur le territoire de la République du Mali, c’est le Mali. L’Etat est prêt à aller partout sur notre territoire pour arriver à une paix définitive et faire en sorte que ces prochains accords de paix soient les derniers.     Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) a décidé de libérer le gouvernorat de Kidal. Est-ce qu’il y a d’autres gestes que vous attendez de la part des groupes armés pour pouvoir entamer les négociations ? C’est une mesure de confiance qui est une mesure de confiance positive. Nous souhaitons que l’administration puisse revenir à Kidal le plus rapidement possible, comme l’administration est présente à Gao, à Tombouctou, à Tessalit dans la région de Kidal, que l’administration puisse être là et puisse fonctionner dans un cadre à convenir avec les groupes armés, avec la facilitation de la Minusma. Nous souhaitons évidemment que tous les prisonniers de l’armée malienne qui sont encore aujourd’hui aux mains de ces groupes armés puissent être libérés. C’est une mesure là aussi de confiance. Nous sommes optimistes.   David Baché /rfi.fr

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Commentaires (20)

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IBK démission, Moussa Mara en prison, Sada Samaké en prison, Camara démission.
IBK démission, Moussa Mara en prison, Sada Samaké en prison, Camara démission. 12 ans
Il faut un minimum de dignité pour reconnaître un déshonneur et démissionner. IBK et Mara sont nés avant l'honneuret la dignité IBK et Mara ne se sentent responsables de rien et préfèrent considérer leur déshonneur comme une victoire ou accuser l'armée. IBK se disait un homme d'honneur qu'on ne trimbale pas mais ce n'était qu'une phrase creuse sans effet. Ce désastre de Kidal et tant d'autres prouvent à suffisance qu'IBK est entrain de survivre à son honneur et sa dignité. S'agissant de l’imprudent et maladroit 1er sinistre Moussa Mara, il n'a aucune idée de ce qu'est la responsabilité. Qu'il garde en tête qu'il vient de causer la mort de dizaines de civils en plus des militaires et des dégâts matériels sans compter la perte de Kidal et d'autres localités. Parmi les responsables irresponsables à arrêter pour jugement, il faut également citer l'incompétent Sada Samaké, le Sinistre de la sécurité et le perroquet Camara, le Sinistre de l'information. Depuis qu'il est nommé sur la base de l'amitié et d'ancien compagnon saurien d'IBK, Sada Samaké n'a pris aucune disposition sécuritaire. La visite d'Oumar Tatam Ly a été un échec tout comme celui de Moussa Mara vient d'être un désastre mais Sada n'a rien vu venir ! L'inconséquent et perroquet Camara n'a brillé que par son attitude marionnette. Ils doivent tous tirer les conclusion de leur incompétence devenue dangereuse pour les maliens et l'objet de disgrâce pour le Mali. Puisqu'ils sont inconscients, le Peuple doit les contraindre à la démission et les traduire devant la justice.
DJO
DJO 12 ans
MARA MENTEUR, NOUS ELECTEURS ET CITOYENS MALIENS EN MAJORITE NE FAISONS PAS, CONFIANCE A IBK....DONC DEGUERPISSEZ AVANT QU,ON VOUS AIDE A DEGUERPIR...
minablemara
minablemara 12 ans
Allez dire ça à votre 1er ministre de nullard : "Je me suis longtemps méfiée de l'engagement politique, en particulier des beaux parleurs qui ne sont pas toujours là pour assumer."
Moussa Raser
Moussa Raser 12 ans
Moussa Mara : «Le chef de l’Etat me fait confiance…» Tout le monde peut se tromper, mais on ne peut pas tromper tout le monde !!!! :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D
soninke
soninke 12 ans
C'est vraiment insupportable mon frere justicequiy.J'ai comme l'impression de rever souvent Quand je pense a ce qui se passe au Mali.Nous sommes meurtri dans nos coeurs.Je tremble de peur souvent avant meme d'aller sur la page Maliweb parceque j'en ai marre de voir du n'impore quoi sur le Mali et je suis sur que que tout les maliens qui vivent a l'etranger on le meme sentiment.Moussa Mara doit immediatement demisionner et nous exigeons qu'IBK d' arreter de jouer aven L'honneur,la dignite et la vie desMalien en revendant cet avion qui fait la honte de tout le pays et trouver une solution a la crise du NORD.J'avais meme pas la force de conduire a la maison endant ce meme Mara fuyait pour rentrer a bamako en laissant nos parents dans les mains de ces criminels..Allah Mali Koro ta Tougoun!!
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