Ouaga 2 : Entre colère et attentes

09 Juil 2012 - 00:07
Mis à jour: 14 ans
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A l’image de la Copam qui était loin de faire le plein de militants ce samedi mais qui ne décolère pas contre la confiscation de la souveraineté du Mali par « ses ennemis de la sous-région », plusieurs Bamakois affichent leur hostilité vis-à-vis de la Cedeao. « Ils ( les chefs d’Etats) veulent déclencher une guerre civile entre nous…Surtout Compaoré » croit savoir Drissa, taximan qui ne comprend pas que  « la Cedeao n’ait «pas compris qu’il n’y a aucune crise au Mali ». Pour lui, le coup d’Etat du 22 mars était « salutaire »,  l’agression contre Dioncounda Traoré un détail et la crise du Nord un petit moment d’égarement que l’armée promet de corriger au plus tôt. « Les Maliens savent et peuvent régler leurs problèmes par eux-mêmes » : cette position du citoyen lambda est aussi, à quelques nuances près, celle de gros calibres de la société civile ou de la classe politique. Tel Mahmoud Dicko, le président du Haut Conseil Islamique qui avait le déplacement de Ouaga la première fois mais qui a préféré rester cette fois à Bamako parce qu’il croit que «le Mali a la solution». Tels le Rpm de Ibrahim Boubacar Kéita dont le député pressenti pour le voyage s’est désisté au dernier moment, s’alignant sur sa formation qui a, elle, choisi de bouder Ouaga. Tel également le Cnid de Mountaga Tall qui n’était pas du voyage. Ouaga plutôt que Marcoussis   Celui-ci comprenait près d’une vingtaine de partis politiques représentés ou non au parlement et une douzaine d’organisations de la société civile. Pour bien de ces participants, il n’y a pas de complexe à se faire par rapport à la Cedeao dont le Mali est état membre et membre fondateur. Il y a une crise politique au Mali aggravée d’une crise de confiance, soutient, un chef de parti et dans ce cas, la médiation même étrangère est le moindre mal. « Ne nous parlez pas de souveraineté quand ce sont des Afghans et des Pakistanais qui dictent leurs lois sur les deux tiers du territoire », s’emporte un autre politique. « Il vaut mieux Ouaga que Marcoussis » enchaîne un autre. Et pour un dernier « l’essentiel est de mettre fin à la restauration qui se dessine sous nos yeux, avec pour objet de réhabiliter l’ancien régime de Moussa Traoré». Et après Ouaga ?      [caption id="attachment_78626" align="alignleft" width="254" caption="Adam Thiam (Le Républicain)"][/caption] A Ouaga, savait-on que le tout Bamako n’applaudissait pas des deux mains la rencontre du Groupe de Contact ? En tout cas, le mini-sommet sur le gouvernement d’Union annoncé en boucle par la presse sans rectificatif de la Cedeao, aura été une rencontre sur les deux crises, institutionnelle et sécuritaire au Mali. Le Nord malien y a été abondamment évoqué, donnant lieu à une sortie au vitriol du Coren qui crie presque à la non assistance à régions en danger. On sait aussi avec précision que le président de transition, le Premier ministre et les ministres ne peuvent pas être candidats à la présidentielle que la transition est chargée d’organiser. Le retour au Mali du président de la transition ainsi que les conclusions de l’enquête sur son agression sont aussi souhaités par les congressistes et attendus par les chefs d’Etat conformément à leurs déclarations au sommet de Yamoussokoro. Sur le gouvernement d’union, c’est moins le communiqué final de la rencontre que les dépêches de presse qui auront le plus dopé certains Maliens et remontés d’autres. Les cinq chefs d’Etat présents (Goodluck du Nigeria, Boni du Bénin, Gnassimbé du Togo, Ouattara de la Côte d’Ivoire, Compaoré du Burkina Faso ne se sont pas adressés à Cheick Modibo Diarra mais aux « forces vives du Mali y compris la classe politique et la société civile » dans le communiqué final ». Ce sont ces deux composantes que le Groupe de Contact « invitent à procéder à des consultations et à formuler au Président de la République par intérim des propositions en vue de la formation avant le 31 juillet 2012 d’un gouvernement d’union nationale ».  La dépêche menaçant le Mali de sanctions en cas de refus d’obtempérer n’est pas forcément une vue de l’esprit mais un de ces « off » inflammatoires qui ont prospéré tout au long de la crise malienne.    Adam Thiam

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Commentaires (22)

User
gbebes
gbebes 14 ans
le ennemi du mali cet maliens eux même le CEDEAO doit lasser le malien se deturier Lure paye comment somali comme ca on le Lesse pas alle au senegale ni au cotdivoire ni Burkina ni Niger ni Mauritanie comme ca ils compranderon dans lur merde puis que ils veut pas que on les aid casson plus le têt pour mali il faut les lasser crever
colonel
colonel 14 ans
abourti que tu es ferme ta guelle de merde mécréant que tu es ce n'est pas la cedeao qui a crée le mali et le peuple maliens ne sont pas des prisoniers de la cedeao donc attention
Guezo
Guezo 14 ans
Attention quand vous dites Mali de quel il s'agit ? Mali/sud. ou Mali/nord Toute la cedeao ne pourra tenir meme 24h devant les terorists Et le mnla sont leur réserves ( les vautours ) Ces phénomènes iront à bko des qu ils seront attaqué Les vautours attendent ils sont pures que les criquets Prenez tout vos sous ds les banques avant qu il ne soit trop tard Un pays en crise Sans gouvernement légale est égale sans état
Kassin 14 ans
Le Mali en bébé éprouvette: Pourquoi la Cedeao a raison Début avril 2012, "Nous demandons l'aide des amis du Mali", c'était l'aveu d'impuissance des soldats agités de la garnison de Kati qui ont balayé le régime corrompu des généraux du "repli tactique" pour "incompétence" à faire face à la rébellion au nord, quand ils ont battu tous les records de contre-performances militaires au nord en perdant 5 et non 3 régions du nord ( Kidal, Ménaka, Gao, Tombouctou et Taoudenit) en 3 jours dans une fuite éhontée, sans commune mesure en Afrique contemporaine, en laissant d'importants arsenaux de guerre à la merci de l'ennemi. Pour masquer cette déculottée, la junte militaire s'essaie à la pirouette, pour faire diversion, au lieu de jeter les bases d'une réelle reconquête militaire du terrain perdu par l'armée malienne dont elle a, au contraire, contribué à déstructurer et à démobiliser (hiérarchie cassée, commandement inexistant, manque de visibilité sur la logistique, communication de guerre désastreuse, inopportunes rivalités intestines...) Les troupes en position avancée au nord, comme celles du Colonel Gamou, sont donc restées orphelines, armes aux pieds, seules, face à un conglomérat du terrorisme international, et ne doivent leur salut qu'au génie stratégique du colonel major pour se retrouver au Niger. A Kati, coeur névralgique du pouvoir militaire, passés maître dans l'art de la pirouette, on continue a expliqué que des élections n'auraient jamais eu lieu sans le coup d'état, que la classe politique n'est pas acte à diriger le pays, que les soldats sont devenus experts en constitution du 25/02/1992, que les armements sont bloqués aux ports africains alors que Sénou est sous leur contrôle et que tous les vendeurs d'armes du monde ont une logistique de livraisons aériennes (prouuuuuuu), que les "mercenaires" sont dans toutes les rues, que la garnison de Kati peut valablement se substituer à la justice malienne en arrêtant arbitrairement de citoyens ordinaires, hommes politiques et journalistes avec son lot d'humiliations, d'intimidations et de violences gratuites reléguant complément le problème du nord non pas au second mais en troisième position car la deuxième après la gestion des arrestations arbitraires c'était la gestion de la transition après les 40 jours. Le monde entier a alors compris, que la solution du nord n'est pas à Kati, et que le coup d'état n'était pas dirigé contre ATT, mais contre la démocratie malienne dont on jette l'opprobre sur toute la classe politique avec l'aide d'opportunistes à grandes poches largement ouvertes. Alors pour réussir le crime parfait, on "tord le bras" au président intérimaire en visite à Kati, après son retour au Mali suite aux événements des 21 et 22 mars 2012, on l'impose un astrophysicien, gendre du général déçu en mars 1991, comme premier ministre, ayant "plein pouvoir" au détour d'un accord-carton-vide, appelé accord-cadre, pour endormir un peu la Cedeao et sa médiation, et leur faire croire que l'ordre constitutionnel normal est en marche désormais. C'est promis et c'est juré! Paroles d'officiers subalternes. Cet astrophysicien met en place un gouvernement d'amis et de "grins" familiaux à la sauce Cnrdre et Udpmiste (pour que l'ambiance soit conviviale loin des "démocrates" devenus les "baudets" des temps modernes injuriés jusque devant l'assemblée nationale alors qu'ils sont élus par les maliens c'est à dire plus légitimes que les ministres et leur premier ministre) qu'on peut valablement appeler, le " Grinvraiment" de Cheick Modibo Diarra dont les seules décisions en conseil de ministres sont: nominations de copains, lois d'amnistie pour putschistes, nominations de membres de famille, loi de transformation du Cnrdre et non sa dissolution comme demandée par la Cedeao, et nominations de proches. Et Again and again.... Et le nord dans tout cela? Le haut conseil islamique s'en chargera avec ses convois humanitaires, et on croise les doigts pour voir si la magie va fonctionner, si Iyad Ag Ghali et associés ne vont pas détruire la ville sainte de Tombouctou et si le Mnla va cesser par lui même les vols et les viols à Gao. Peine perdue, une trentaine de mausolées de Saints de Tombouctou sont parties à jamais, perdues pour l'humanité dans la furie islamiste contre l'immixtion de l'Unesco dans leurs "affaires intérieures", et un enseignant fut tué à bout portant à Gao parce qu'il a exprimé son raz-le-bol face l'occupant Mnla. Tous mes respects, brave enseignant, nous ne t'oublierons jamais. Et l'armée malienne où est elle partie? Le premier ministre de la "guerre qui met fin à la guerre" n'ose même plus parader à son côté, il préfère désormais les chasseurs traditionnels " les donzos" comme du temps de Da Monzon et Bakarydjan, en bon ségovien, ça fait chaud au cœur, mais ce n'est pas suffisant pour faire face au Mujao et au Boko haram, respectivement dérivée première de l'Aqmi et son avatar nigérian. On tourne en rond, co
bêlê
bêlê 14 ans
le mali est foutu à jamais! rien ne pourra extraire les islamiste de leur position.
Oumar Toure
Oumar Toure 14 ans
Vous savez la vérite, actuellement le Mali ne dispose d'aucune souverenite dans les régions nord. Arreter de nous parler de quelque chose qui existe pas. Vous voulez tromper qui. Avec vos militaires sardines qui ne savent rien faire que d agresser des journalistes, des civiles. La resonsabilite de l armee est la defense du territoire, au lieu de faire la guerre, les militaires ont fait un coup d etat. Foutez la paix a la CDEAO. Pourqoi les maliens sont faux. S il y a un coupable c est vos militaires SARDINES
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