Pour "immixtion illegale" dans la crise au Mali : Le parti Sadi porte plainte contre la Cédéao

03 Août 2012 - 03:48
Mis à jour: 14 ans
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Face à la presse ce jeudi au Centre international de conférence de Bamako, les avocats du parti Sadi ont notifié la requête introduite contre la conférence des chefs d’Etats dans la résolution de la crise malienne devant la Cour de justice de la Cédéao. Pour les avocats de la formation politique, la plainte se justifie à plus d’un titre, en ce sens, disent-ils, que les décisions de celle-ci, "violent de manière flagrante les textes de la Cédéao". [caption id="attachment_73766" align="alignleft" width="610"] Dr Oumar Mariko (SADI)[/caption] Pour cette conférence d’information, toute la crème du parti Sadi était réunie dans la salle Wa Kamissoko de l’ex-Palais des congrès. Elle était placée sous la présidence du président du parti, Cheick Oumar Sissoko, et animée par les avocats Mes Philipe et Mariam Diawara, et le secrétaire général de Sadi, Oumar Mariko. Dans la requête introduite en annulation, les avocats du parti Sadi jugent les décisions de la Cédéao illégales, car prises en violations des textes communautaires de  la Cédéao. C’est ainsi les plaignants appellent à la censure par la Cour de Justice de la Cédéao conformément aux "dispositifs  légaux qui régissent son fonctionnement et ses attributions". "Le protocole additionnel A/SP.I/01/2005 du 19/01/2005 portant amendement du protocole A/P1/7/91 en son article 9 nouveau  paragraphe C stipule que  la Cour de justice de la Cédéao est compétente  pour apprécier la légalité des règlements, directives, décisions et tout autre instrument juridique subsidiaire adopté dans le cadre de la Cédéao. Ainsi, la simple évocation de griefs de violation de textes communautaires  par les décisions litigieuses objets du présent recours induit la compétence de la Cour", expliquent les avocats de la formation politique. Pour eux, l’article 9 des statuts de la Cédéao donne des prescriptions de forme pour permettre l’exécution de tout acte juridique pris, voire les décisions, par la conférence des chefs d’Etats et de gouvernements. Ainsi, se défendent Mes Philipe et Mariam Diawara, "aux termes du paragraphe 5 de l’article précité toute décision prise par cet organe doit être écrite et signée  par le président de la conférence et publiée au Journal officiel de la Cédéao par les soins  du président de la Commission". "Le paragraphe 6 du même article, ajoutent-ils, précise que la décision devient exécutoire  de plein droit 60 jours après la date de publication de la décision au Journal officiel de la communauté". Or en l’espèce, estiment les avocats du parti Sadi, les décisions litigieuses du 26 avril 2012 qui n’ont fait que l’objet d’un simple communiqué final, n’ont satisfait à aucune de ces exigences légales pour être valablement exécutoire. "Au mépris de ces dispositions du statut de la Cédéao,  les décisions litigieuses ont été mises en œuvre  et des  communiqués (du 3 mai et du 7 juin) produits attestent du soutien  de la Conférence à la transition et à ses organes", regrettent les avocats du plaignant. "Annuler au nom du droit" Pour Mes Philipe et Mariam Diawara, "la conférence , au travers ses décisions litigieuses du 26 Avril 2012 ,  se comporte en un organe législatif  de la République Mali  au mépris  de son indépendance politique et de sa souveraineté nationale pourtant  reconnus et consacrés , en sa qualité  d’Etat membre de la Cédéao, par  l’article 2 du protocole relatif au mécanisme de prévention, de Gestion, de règlement des conflits , de maintien de la paix et de la sécurité". "Aucune disposition du traité du 28 mai 1975, ni celui du traité révisé du 24 juillet 1993, les protocoles  et  instruments juridiques subsidiaires de la Cédéao  n’autorise  la Conférence à prendre les mesures de la nature de celles concernant la crise malienne", constate pour sa part le secrétaire général du parti Sadi. Pour Oumar Mariko, il y a manifestement une incompétence matérielle  de la Conférence au regard de la législation communautaire. Abondant dans le même sens, le président du parti Sadi, a expliqué que la Cédéao a manqué de démocratie dan la prise de ses décisions concernant la résolution de la crise malienne. D’où l’avis des avocats qu’"en agissant ainsi, au mépris des stipulations de l’article 36 alinéa  4 de la Constitution malienne, la Conférence  expose ses décisions de transition à annulation pour avoir  méconnu les dispositions de l’article 1, alinéa C du protocole susvisé". Au surplus, renchérissent les avocats, les décisions litigieuses violentes les stipulations de l’article 2 paragraphe 2 dudit protocole qui énonce que "les élections à tous les niveaux doivent avoir lieu aux dates ou aux périodes fixées par la constitution ou les lois électorales". Pour Mes Philipe et Mariam Diawara, "l’article 36 alinéa 4 de la Constitution de la République du Mali  prescrit que le président de la République par intérim doit organiser les élections présidentielles 21 jours au moins et 40 jours au plus à compter de la date de sa prise de fonction qui est celle de la constatation de la vacance de la présidence de la République  par la cour constitutionnelle, en l’occurrence  au plus tard le 21 mai 2012 ; Or, la conférence  des chefs d’Etat et de gouvernement  au travers des décisions prises le 26 avril 2012 substitue leur date et période à celles prévues par la constitution et les lois électorales du Mali  au mépris des dispositions de l’article 2 paragraphes 2 du protocole susvisé. C’est donc par ces motifs que les avocats du parti Sadi, à travers leur requête, demandent à la Cour de justice de la Cédéao de censurer les décisions litigieuses.  Affaire à suivre… Issa Fakaba Sissoko

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Commentaires (117)

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yamé
yamé 14 ans
Des soit disant avocats qui n'ont jamais gagné un procès dans leurs vie peuvent porté plainte contre la CEDEAO.ILS SE TROMPENT.
KOUNT
KOUNT 14 ans
Marico quel interret de faire souffrir ces innoncants maliens qui ne cherchent qu'a manger et a boire .Le bon dieu ne te pardonnera jamais cela .LAISSE les gens aller.Le nord brule cela est ton dernier soucis et cependant c'est le Mali.Il faut epargner ce peuple de toutes insrections populaires nous n'avons rien MARICO.
KOUNT
KOUNT 14 ans
vraiment laisser nous vivre .Marico lutte pour lui meme .Il a la solution de cette crise que notre pays est entraint de subir.Marico regarde derriere toi c'est toute une nation qui souffre.Nos parents du nord ont raison sur nous par tes visions mal saines
Ce n'est pas Mariko qui est à plaindre, mais la minorité de loubards qui le supporte
Ce n'est pas Mariko qui est à plaindre, mais la minorité de loubards qui le supporte 14 ans
Mariko est un opportuniste qui a tout tenté et continue de tout mettre en oeuvre pour parvenir à ses fins souvent avouées: diriger un gouvernement d'union nationale que son parti ne pourra jamais lui procurer en temps normal. Il est passé du théâtre au ridicule: tentative d'investir Sanogo comme président contre son gré, refus de reconnaître Djoncounda comme président (bien que le SADI fait un communiqué prennant acte de son discours à la Nation), accusation des populations du Nord, rencontre d'Ançardine et enfin plainte contre la CEDEAO. Il reste à ce qu'il réponde de ses actes, notamment son implication dans le coup d'Etat, l'agression contre le président Djoncounda et ses incitations à la violence et à la haine. Lui, il est irrécupérable dans son combat apatride et rien que la mort ne l'arrêtera. Les gens à récupérer, c'est la racaille du Mali qui le soutient.
moussa ag
moussa ag 14 ans
J'AURAI JURE QUE TU PARLAIS DE SANOGO....C'EST BIZARRE....TU PEUX JUSTE CHANGER "MARIKO" AVEC "SANOGO" ET QUELQUES PETITS DETAILS....TON COMMENTAIRE SERAIT AUSSI VALIDE.... LE MALHEUR EST QUE LA RACAILLE QUI SOUTIENT SANOGO .... ETAIT ESSENTIELLE A LA DEFENSE DU PAYS.... SI CES FANFARONS AVAIENT DEFENDU AUSSI FAROUCHEMENT LES POPULATIONS ET LES TERRITOIRE DU NORD....QU'ILS DEFENDENT LE FANFARON DE SOLDAT RATE DE SANOGO....JE PARI QUE LES LASCARS DU NORD SERAIENT ENTRAIN DE RENDRE DES COMPTES AU BON DIEU.... MAIS CES FANFARONS PREFERENT MOURIR POUR SANOGO....AU LIEU DU MALI.... QUELLE MALEDICTION! A TON APPEL CAPI.... POUR TA PROSPERITE.... FIDELE A TON DESTIN.... ..... ..... SI LE BARBU DECOUVRE SON FRONT .... AU DEDANS SURTOUT AU NORD.... NOUS SOMMES RESOLUS DE COURIR.... POUR KATI ET POUR TOI CAPI..... ..... ...... QUELLE MALEDICTION NATIONALE! Moussa Ag, QUI NE VOIT QUE L'OPPORTUNISME EN MARIKO ET SON PRESIDENT FANFARON DE SOLDAT RATE SANOGO
nanan yao yao
nanan yao yao 14 ans
MERCI TRES BIEN POUR TON COMMANTAIRE LE MALI A BESOIN DES HOMMES INTELIGENTS COMMEVVOUS.MAIS PAS DES GENS MAUDITS COMME SANOGO ET MARIKO
Dogonofama
Dogonofama 14 ans
:lol: :lol: Attention Moussa Ag, Seydou Badian finira par porter plainte contre toi si tu ne fais pas attention :lol: :lol:
wa-wi-zo
wa-wi-zo 14 ans
Il faut féliciter le Parti SADI et ses responsables. Même le dernier des ignorants doit savoir que les textes d'un groupement quelconque sont faits pour être respectés. Ce n'est pas le Parti SADI qui a élaboré et adopté les textes de la CEDEAO, encore moins ses animateurs. Il n'y a donc pas de raison que la CEDEAO les viole au mépris du peuple malien et surtout aux dépends de notre constitution. Avec le Parti SADI, le Ma^se réveille de sa létargie, de son sommeil prolongé, de sa gélée. La fonte de la glace malienne, si je puis m'exprimer ainsi, entraînera un tsunami pour ses pires ennemis de pays voisoins. La violation de l'intégrité territoriale par le Burkina Faso est inadmissible: un hélicoptère à Tombouctou pour récupérer des "otages" et des forces spéciales de l'armée Burkinabé pour exfiltrer le prétendu Président de la prétendue république "Azawad". Voilà où en est le Mali que tout laisse penser que la CEDEAO se complait à dissequer. Mais la vivissection d'une nation comme le Mali est impossible Quel est le politicien malien qui s'est plaint du Burkina sur cette ingérence? Quel est le pays membre de la CEDEAO qui s'en est plaint? Il s'agit pourtant là d'un contentieux que nous devons vider un de ces jour avec le Burkina qui entretient et soigne un assassin invétéré Vive le Mali! Vive les patriotes maliens! Bon vent aux responsables du Parti SADI dont le courage est indéniable dans la situation présente d'aternoiment générale!
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