Résolution de la crise sociopolitique : IBK peut-il encore sauver sa place ?

16 Juil 2020 - 07:52
Mis à jour: 6 ans
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Résolution de la crise sociopolitique :  IBK peut-il encore sauver sa place ?
La question demeure posée. Mais face à un président en manque de légitimité qui, au lieu de lâcher  du lest, parce que contesté par une large majorité de la population sous l’égide d’un vaste mouvement de contestation tracté par le Mouvement du 05 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP), s’appuie sur la répression des forces de l’ordre pour se maintenir au pouvoir,  cette option est toujours envisageable. Cela, même si  l’on n’ignore pas  qu’à l’issue, ce vendredi 10 juillet, de la troisième journée de manifestations sanglantes, place de l’indépendance à Bamako, le M5-RFP a rendu caduc son mémorandum qui permettait son maintien à la tête de l’Etat mais avec un pouvoir réduit. Comment IBK peut-il encore rester à sa place, en dépit de nombreuses tueries des manifestants pacifiques perpétrées par les forces de l’ordre ? Aussitôt, le Chef de l’Etat doit immédiatement cesser sa politique de fuite en avant en mesurant le vrai poids de la contestation à lui opposée pour faire des concessions de taille. « Le Mali est dessus de tout », n’a-t-il pas toujours clamé ! Cela permettrait de donner assez de chances aux diverses médiations nationales et internationales qui cherchent à sauver notamment son poste de président et la continuité de l’Etat de droit au Mali. Il ne doit donc plus jouer sur la montre en espérant sur un épuisement de la contestation populaire pour reprendre la main. Puisque au regard de la détermination des manifestants (la jeunesse des forces républicaines du M5-RFP a informé tous ses militants d’opérer instamment les 10 recommandations jusqu’à la victoire finale : sa démission et la fin de son régime), ses  chances s’avèrent très minces. IBK doit largement dépasser les propositions de sa dernière intervention : destitution de faite de la Cour Constitutionnelle par l’abrogation du décret de nomination de ses membres restants ainsi que la promesse d’élections partielles pour les députés dont la Cour a inversé les résultats proclamés par l’Administration territoriale. Pour donner plus de gage à l’arrêt de la contestation, il doit impérativement, outre la dissolution de la Cour Constitutionnelle, dissoudre l’Assemblée nationale (la Constitution lui donne cette prérogative). Cette condition fondamentale  permettrait certainement de décrisper le climat politique très tendu.  Elle servirait de point de départ pour des négociations futures qui permettraient d’amorcer de vrais changements politiques dont réclament désormais une majorité de ses compatriotes. IBK pourrait garder son PM Boubou Cissé, juste le temps de tomber d’accord avec  ses contestateurs pour le choix d’une personnalité consensuelle pour lui succéder. Pour que tout cela puisse être possible, le président doit  d’abord accepter de concéder assez de son pouvoir régalien à ce Premier ministre consensuel. La réussite de cette hypothèse permettrait ainsi de faire l’économie d’éventuelles pertes en vies humaines et de dégâts matériels qui surviendraient si jamais le climat sociopolitique continuait à se dégrader. Toutefois l’opposition politique incarnée par le M5-RFP doit aussi impérativement prouver qu’elle est en mesure de  fournir les instruments d’une alternance politique pour une meilleure gouvernance du pays. Le M5-RFP doit notamment donner des gages à ses détracteurs nationaux et internationaux qui craignent l’instauration d’un Etat Islamique au cas où il accéderait aux rênes de l’Etat. On ne doit pas commettre  la faute d’aller vite aux nouvelles élections législatives afin  d’éviter que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Dans cette nouvelle gouvernance politique, aucun citoyen malien ne doit rester à quai.   Falaye Keïta

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Commentaires (29)

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Le fou de bamako
Le fou de bamako 6 ans
Si Oumar Mariko est intelligent c’est le moment pour lui de ramasser le pouvoir car il se trouve dans la rue!
FAAROHW, QUE SAVONS NOUS REELEMENT DE NOS GRAND HOMMES PASSES IL N YA MEME PAS LONGTEMPS?
FAAROHW, QUE SAVONS NOUS REELEMENT DE NOS GRAND HOMMES PASSES IL N YA MEME PAS LONGTEMPS? 6 ans
☺Daniel Ouezzin Coulibaly: Descartes Wasn’t Always Right, Diderot Maybe? Authors Authors and affiliations Siba N. Grovogui Part of the Culture and Religion in International Relations book series (CRIR) ?Abstract Rumor has it that Henry Morton Stanley perplexed over a quandary facing colonialists: “we cannot justify our presence among “natives” if we do not educate them; but I suspect that we are not prepared for what they will say about us when and if we do teach them to write.”1 Stanley correctly predicted that “natives” would have different understandings of the colonial act and that what appeared to the colonizers as virtues and necessities may well appear to the former as weaknesses and acts of barbarism. Stanley’s ruminations also show that the colonial act was accompanied by anxieties over the eventual prise de parole by natives, that is their self-conscious expressions of thought on colonialism. The core of these anxieties has been whether postcolonial discourses can be aligned on the rationalizations of the colonial act by its agents.? *Keywords Moral Discourse Marshall Plan Postcolonial Theorist French Authority Colonial Project These keywords were added by machine and not by the authors. This process is experimental and the keywords may be updated as the learning algorithm improves. The defenders of the double voter rolls abuse and exploit Montesquieu by going so far as to deny that the law of numbers is a fundamental element of democracy. —Ouezzin Coulibaly, Journal Officiel, April 1951 These words of Diderot come to mind: ??There is something more odious than slavery: it is having slaves and calling them citizens. (Loud applause on the extreme left. Strong protestations at the center and the right. Prolonged noise).?? —Ouezzin Coulibaly, Journal Officiel, June 1949 Descartes was not always right. —Alfred Bour, Annales de L’Assemblée de L’Union Française, July 1948
Bamaké
Bamaké 6 ans
La CEDEAO n'œuvre pas dans le sens des Intérêts des Peuples de l'Afrique de l'ouest... La CEDEAO est un syndicat des Régimes en place. Dès que l'eux est en difficulté, elle vient avec des solutions toutes faites-Clefs en main, pour le sauver. Quand les Burkinabés ont voulu chasser Blaise COMPAORE, ils ont résisté aux pression de toute part, ils ne se sont pas laissés faire. Et ça payé... ! Nous au Mali, en 2012 la CEDEAO est venue nous dicter sa volonté avec la complicité de certains politiciens Maliens pour le compte de leur Candidat..., IBK en l'occurrence. Les élections n'ont été qu'une simple formalité. En 2018, cette fois, c'est l'appareil d'Etat du Mali qu'on a mis au service de la réélection de IBK. Deux ans après les Maliens s'aperçoivent qu'ils n'avaient pas choisi le bon. Et revoilà la CEDEAO venue pour sauver le Régime... Vivement le Mali pour nous tous.
Bamaké
Bamaké 6 ans
Lire : " Dès que l’un d'eux est en difficulté, elle vient avec des solutions toutes faites-Clefs en main, pour le sauver ".
Mali-Chez Nous
Mali-Chez Nous 6 ans
@Nfp, Mon frère, je vous dois surtout un grand MERCI pour votre ouverture d'esprit. Nous avons tous nos qualités et nos défauts... mais les seuls les meilleurs savent reconnaître leurs défauts. Si bien encadrée, la divergence des idées enrichit ce forum et lui donne tout son sens. RESPECT À VOUS AUSSI MON FRÈRE !
MANGWANA KANYON COMPAORÉ, MAITRE FÉTICHEUR Á M'PETIONA, COMMUNE RURALE DE SOMASSO, CERCLE DE BLA, RÉGION DE SÉGOU, MALI JAMANA
MANGWANA KANYON COMPAORÉ, MAITRE FÉTICHEUR Á M'PETIONA, COMMUNE RURALE DE SOMASSO, CERCLE DE BLA, RÉGION DE SÉGOU, MALI JAMANA 6 ans
Résolution de la crise sociopolitique : IBK peut-il encore sauver LE MALI ?
MANGWANA KANYON COMPAORÉ, MAITRE FÉTICHEUR Á M'PETIONA, COMMUNE RURALE DE SOMASSO, CERCLE DE BLA, RÉGION DE SÉGOU, MALI JAMANA
MANGWANA KANYON COMPAORÉ, MAITRE FÉTICHEUR Á M'PETIONA, COMMUNE RURALE DE SOMASSO, CERCLE DE BLA, RÉGION DE SÉGOU, MALI JAMANA 6 ans
PS: DANS LA SITUATION ACTUELLE DU MALI, NON SEULEMENT LE TITRE DE L' ARTICLE EST MAL INSPIRÉ, MAIS IL EST AUSSI INSULTANT POUR LA NATION. LES HOMMES VIENNENT ET PARTENT, MAIS LE MALI DOIT RESTER.
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