Polémique autour du sabotage de la visite d’Etat d’IBK à Paris : Soumaïla Cissé vole au secours de Tièbilé Dramé

02 Nov 2015 - 00:20
Mis à jour: 11 ans
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[caption id="attachment_1084752" align="aligncenter" width="784"]L'Honorable Soumaila cissé : Chef de file de l'opposition malienne L'Honorable Soumaila cissé : Chef de file de l'opposition malienne[/caption] Le Chef de file de l’opposition politique, l’Honorable Soumaïla Cissé, entouré des principaux responsables des partis politiques de l’opposition républicaine et démocratique, a animé une conférence de presse samedi dernier au CICB. La polémique entre le Président de la République et le Président du PARENA, Tièbilé Dramé, a été le plat de résistance de cette rencontre avec les hommes de média. C’est tous unis derrière le chef de file de l’opposition que les responsables des partis politiques de l’opposition républicaine et démocratique ont répondu à l’appel de Soumaïla Cissé, pour faire front unique contre le Président de la République et son Gouvernement. Lesquels sont accusés de vouloir «remettre en cause la liberté d’expression», après les propos d’IBK qualifiant Tièbilé Dramé de «petit monsieur» et le communiqué de son Gouvernement menaçant celui-ci de représailles. Cette union sacrée de l’opposition contre le régime en place n’est ni plus ni moins qu’un signal que Soumaïla Cissé et ses alliés envoient au locataire de Koulouba et à son Gouvernement, montrant leur détermination à veiller comme des sentinelles pour dénoncer «les dérives du pouvoir en place». Car, selon Soumaïla Cissé, «aujourd’hui, c’est Tièbilé, demain cela pourrait être Modibo Sidibé, puis un autre et, après, ce sera vous de la presse». Au cours de cette rencontre avec les journalistes, le chef de file de l’opposition s’est livré à un véritable cours magistral sur la liberté, chèrement acquise dans notre pays. Tout d’abord, il rappelé que, dans le préambule de la Constitution du 25 février 1992, il est dit que «Le peuple souverain du Mali, fort de ses traditions de lutte héroïque, engagé à rester fidèle aux idéaux des victimes de la répression et des martyrs tombés sur le champ d'honneur pour l'avènement d'un Etat de droit et de démocratie pluraliste, affirme sa volonté de préserver et de renforcer les acquis de la révolution démocratique du 26 Mars 1991...». Avant d’ajouter que l'article 2 de notre Constitution précise que «tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l'origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l'opinion politique est prohibée». L'article 4 renchérit «Toute personne a droit à la liberté́ de pensée, de conscience, de religion, de culte, d'opinion, d'expression et de création, dans le respect de la loi». A en croire le chef de file de l’opposition, la France et le Mali ont ratifié les principaux instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’Homme, qui consacrent la liberté d’opinion et d’expression. Poursuivant sa démonstration juridique, il a martelé que la Déclaration universelle des droits de l’homme stipule, dans son Article 19, le plus largement reconnu sur le droit à la liberté d’expression, que «Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées, par quelque moyen d’expression que ce soit». Au nom du «Petit monsieur» Président du PARENA, toujours en France en visite privée, le Vice-président du parti du bélier blanc, Me Hamidou Diabaté, a remercié les partis politiques de l’opposition pour cette marque de solidarité. Selon lui, c’est la Constitution qui prescrit la liberté d’expression. «Dès qu’il n’y a pas de contre pouvoir, il n’y a pas de démocratie. S’il n’y a pas cela, on est dans une République unanimiste, ce qui n’est pas bon. Nous n’avons pas brûlé de pneus, nous n’avons pas fait de barricades. Nous nous sommes contentés de ce que la loi autorise», a déclaré l’homme de droit. Avant ajouter «il faut s’indigner». Selon Me Diabaté, l’acte posé par le Gouvernement contrarie la loi. Youssouf Diallo 

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Commentaires (12)

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Hope
Hope 11 ans
Je m’inquiète beaucoup beaucoup pour le Parena. A chaque réalisation du régime d’Ibrahim Boubacar Keïta, ce parti apportera quelque soit disant qu’il y a eu un scandale. Les 1000 tracteurs offerts aux paysans par le président de la république n’ont pas fait objets d’aucune surfacturation. Le Parena veut pousser les maliens à une marche contre IBK. Aujourd’hui encore c’est Tièbilé Dramé le petit monsieur qui voulait saboter la visite d’Etat. Une visite entreprise dans le cadre de l’intérêt général. :-D :-D :-D :idea: :idea: :idea:
Palmas
Palmas 11 ans
Soumaïla Cissé est un opposant malhonnête et sans vergogne. Il montre aux gens qu’il n’est en mesure de s’acquitter des obligations vis à vis du peuple. Il doit se contenter de son poste de chef de file de l’opposition politique. Il se fera humilié une fois de plus dans un ministère. Le respect de la constitution demande obligatoirement le respect de la première institution. Tièbilé n’a pas respecté le peuple malien. Soumaïla aussi ne l’a pas fait!. Sinon il n’allait pas dire de respecter la constitution sans pour autant reconnaitre le non respect de celle-ci par le petit monsieur. :-P :idea: :idea: :idea: :idea:
Lass
Lass 11 ans
S’il s’agit de critiquer notre opposition est toutes les conditions. Malheureusement quand il s’agit de faire des propositions, elle se déclare en carence de moyens, comme le font Soumaïla Cissé et Tiébilé Dramé sur la scène politique. :idea: :idea: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:
Lawisch
Lawisch 11 ans
S’il s’agit de critiquer notre opposition est toutes les conditions. Malheureusement quand il s’agit de faire des propositions, elle se déclare en carence de moyens, comme le font Soumaïla Cissé et Tiébilé Dramé sur la scène politique.
Julia
Julia 11 ans
La vie des opposants maliens: Le moins que l’on puisse dire c’est que l’opposition, ou disons le carrément, le Parena réagit au quart de tour. Les responsables de ce parti ne ratent jamais une occasion pour parler (souvent ils manquent des occasions pour se taire). C’est une qualité qui fait défaut à beaucoup d’hommes politiques qui brillent par une prudence excessive qui frise souvent la frilosité. La prudence, la frilosité, le Parena ne connait pas. Ce qui a pour conséquence souvent des dérapages, parfois des excès, et même des outrances. Mais cela n’est pas l’objet. Pour reprendre le fil, nous disions que le Parena réagit au quart de tour. Nous avons l’impression que les responsables de ce parti ressemblent à ces chasseurs de tornades. Dès qu’il y a un petit vent qui se lève, ils trouvent espoir à le transformer en tornade. En tout cas, le Parena développe depuis deux ans dans une formidable propension à voir des scandales partout, à voir dans n’importe quel marché une surfacturation sur fond de délit d’initié donnant lieu à des rétro-commissions. Et souvent le Parena ne prend aucune précaution pour préserver sa crédibilité. Ce qui est malheureux pour le débat dans la mesure où ce parti regorge de vrais talents. La preuve de ce que nous disons est cette histoire de tracteurs subventionnés par l’Etat pour aider les paysans. Pour le moment, le Parena est le seul (peut-être avec ceux qui n’ont pas enlevé le marché) à y voir des problèmes. Le Parena parle de marché passé sans appel d’offres, par entente directe ; parle de surfacturation, de rétro-commissions ; de scandale, etc. De ce que nous en savons, tout cela n’est que balivernes. Face à la réaction par journaux opposés du gouvernement, le Parena souhaite qu’il y ait un débat contradictoire à la Maison de la Presse avec le ministre du Développement rural. Professionnels de l’agi-prop, les responsables du Parena voudraient que le débat soit radiotélévisé. Ils savent bien que le gouvernement n’acceptera pas. Pour la simple raison que les espaces de débat contradictoires ne manquent pas. Le Parena qui a des élus à l’Assemblée n’a qu’à interpeller le ministre du Développement rural. Arguments contre arguments, preuves contre preuves, ils pourront débattre à souhait, devant les députés et devant les Maliens qui les suivront grâce à l’ORTM. Avant cette histoire de tracteurs déjà, le Parena avait fait la preuve de sa propension à ne rien laisser passer à l’occasion du deuxième anniversaire de l’accession d’IBK au pouvoir.Quitte à faire preuve de mauvaise foi. Le président de la République avait accordé un entretien à deux confrères de la presse audiovisuelle. L’entretien du président IBK a été diffusé la nuit du vendredi 4 septembre sur les antennes de l’ORTM et d’Africable. Dès le lendemain samedi, le Parena qui semble disposer d’une permanence hyper active a réagi. Ayant lu ce que le parti de l’opposition a écrit, nous nous sommes rendus compte qu’il est arrivé au Parena ce qui arrive généralement à ceux qui confondent vitesse et précipitation. En effet, même une lecture rapide permet de constater que le Parena était plus pressé de répondre au Président de la République que de l’écouter. Ceux qui ont eu le stylo rapide devaient avoir une oreille pour le moins distraite. Nous donnons un seul exemple. Dans sa réaction, le Parena réduit l’intervention d’IBK concernant l’équipement de l’armée aux seules tenues militaires. Avec une certaine perfidie, la réaction note que « Pour le président de la République, équiper l’armée c’est acheter pour les militaires (à des prix faramineux) des uniformes, des chaussettes et des chaussures! Est-ce avec des “uniformes impeccables” que nos soldats vont défendre l’intégrité du territoire et vaincre le terrorisme? ». Bien sûr que non, ce n’est pas avec des « uniformes impeccables » que l’armée fera la guerre. Mais comme le dirait l’autre, « même si l’habit ne fait pas le moine, il fait partie du moine ». La fierté de voir les militaires tout fiers et heureux de défiler dans des tenues propres avec des godasses bien cirées et des chaussettes assorties est partagée par tous les Maliens. Le Chef suprême des armées ne veut pas rentrer dans le détail des équipements militaires parce que n’en déplaise à ceux qui font la gorge chaude à toutes les occasions, ces domaines là sont sensibles et relèvent du secret-défense. Toutefois, IBK a parlé des « 12-7 et des 14-5 dont la puissance de feu est significative pour le militaire ». On est bien loin de la seule perception vestimentaire des équipements de l’armée. Cela revient à ce qui nous disions : le Parena voulait plus répondre avant d’écouter. Le Parena n’est pas seul à tomber dans les excès et mêmes les outrances. SoumaïlaCissé, celui qui a été décrété chef de l’opposition, n’y va pas de main morte.“Le bateau Mali tangue dangereusement et le pilote navigue à vue sans main ferme au gouvernail” affirme-t-il. Et d’égrainer la longue des « scandales », attestés selon lui par le Bu
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