Transition au Mali : Cheick Modibo, l’accord-cadre et les Maliens

31 Juil 2012 - 00:12
Mis à jour: 14 ans
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Une frange importante de l’opinion nationale réclame sa tête pour incompétence dans la gestion des défis de la transition. L’homme brandit l’accord-cadre comme une bouée de sauvetage mais aussi comme le décret de son immunité primatoriale et va jusqu’à insinuer que cet instrument juridique stipule que même le président de la République n’est pas habilité à recevoir sa démission. "Je vais remettre ma démission à qui ?"   Il y a trois mois que le gouvernement Cheick Modibo Diarra est en place. La mission à lui assignée par l’accord-cadre du 6 avril 2012 est claire : libérer les trois régions septentrionales (Tombouctou-Gao et Kidal) du joug des bandes terroristes, et organiser des élections libres, transparentes et crédibles au bout d’un an. Trois mois après sa prise de fonction, une frange importante de l’opinion nationale incarnée par le Front pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR), estime que c’est un gouvernement incapable, qui doit rendre purement et simplement le tablier. Un communiqué a été diffusé dans ce sens la semaine dernière. Comme du berger à la bergère, le PM a profité de son entretien-bilan avec la presse autour de ses 100 jours primatoriaux pour donner l’estocade. Pour lui, pas question de démissionner parce que l’accord-cadre, qui est "une parole d’évangile", lui interdit de démissionner parce que stipulant que même le président de la République n’est pas habilité à recevoir la démission du Premier ministre de pleins pouvoirs qu’il est, et faisant de lui par conséquence le vrai dirigeant du Mali. Il ne s’en cache pas : "j’ai été appelé à diriger ce pays avec pour mission de libérer le Nord et d’organiser des élections libres transparentes et crédibles". C’est donc dire que cet accord, secrètement signé entre la Cédéao et le CNRDRE, a, aux yeux de l’ex-employé de la Nasa (il parait qu’il n’a jamais été navigateur interplanétaire), valeur de traité et par conséquent supérieur aux lois en vigueur en République du Mali. Et pourtant on a dit "retour à l’ordre constitutionnel" ! Cette couronne royale de l’accord-cadre dont s’auréole tant le Premier ministre fait de lui le véritable "entraineur de l’équipe nationale du Mali" et le président de la République par intérim, coiffé au poteau, n’a que des fonctions à titre honorifique. Sommes-nous, avec l’accord-cadre, dans un régime parlementaire ? On aurait tenté de le croire, sauf que Cheick Modibo Diarra n’a aucun député issu de sa formation politique (RpDM) à l’Assemblée nationale. C’est dire que ceux qui pensent que CMD doit rendre le tablier prennent leurs vessies pour des lanternes. "Je ne démissionnerai pas parce que je suis un fils de ce pays à qui on a confié une mission. Et tant que la mission n’est pas terminée, pas question de céder à la pression de qui que ce soit. Si vous voulez demain je peux vous sortir un monde gigantesque qui soutient mon gouvernement. L’accord-cadre dit que même le président de la République n’est pas habilité à recevoir sa démission. Je vais remettre ma démission à qui ?" Quitte de la position du groupe de contact des chefs d’Etat de la Cédéao lors du mini-sommet de Ouaga du 7 juillet 2012 demandant aux forces vives de faire des consultations pour faire des propositions au président de la République par intérim en vue de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale ? Pour CMD, ce n’est que de la manipulation de ceux qui ont contribué à enfoncer le Mali pendant les 20 ans de la démocratie. Néanmoins, il reconnaît que c’est Dioncounda qui fera les consultations, mais c’est lui qui mettra en place le gouvernement d’union nationale dont il a déjà en tête la configuration. La question que les gens se posent est de savoir si Dioncounda venait à accéder à la requête du FDR et aux souhaits tacites de la Cédéao en décidant de virer CMD qui ne l’entend pas de cette oreille ? Commencera dont la guerre entre la constitution, qui sert d’argument de guerre pour le président Dioncounda, et l’accord-cadre, qui sert de bouclier pour le Premier ministre de pleins pouvoirs Cheick Modibo Diarra. Abdoulaye Diakité

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Commentaires (30)

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FIGUIRA KOMO
FIGUIRA KOMO 14 ans
Dioncounda et le PM proviennent de l'accord cadre, l'un ne partira sans l'autre.
mali will survive
mali will survive 14 ans
vivre cmd avec sont gouvernement pour un mali fort digne et uni pour toujour.
Bien vu Maïga a Souma
Bien vu Maïga a Souma 14 ans
Je ne sais pas si les pro PM sont aiment le PM plus que le Mali ou quoi. Les choses ils déforment les plus claires et se mettent à aboyer dès qu'il y a un article qui ne donne pas raison à CMD. Moi, je ne suis d'aucun clan et ne suis dans aucun parti. Je suis avec le Mali que l'incompétence, les propos, l'insolence et la haine de CMD met en danger. Légalement, CMD n'a aucune légitimité sans le président Djoncounda qui l'a nommé et qui peut le déposer. Il faut être de mauvaise foi ou idiot pour ne pas comprendre le principe démocratique qui est l'esprit de la constitution. Le remplaçant naturel du président de la République en cas de vacance prolongée de son poste est toujours le président de l'Assemblée Nationale. Ce principe est basé sur la légitimité que confère le suffrage universel qui est la source des pouvoirs du président de la République. Après le président de la République, le président de l'Assemblée est le plus proche du suffrage universel. Un 1er ministre est issu d'une nomination et ne représente pas le Peuple qui est synonyme de légitimité. Tout système qui bafoue ce principe fondamental de la démocratie est antidémocratique et ne respecte pas le Peuple. Tout accord ou consensus qui ne respecte pas ce principe et en toutes circonstances est illégal. Djoncounda a carte blanche pour nommer qui il pense bon comme 1er ministre. La CEDEAO et la communauté internationale ont été claires: c'est Djoncounda qui est le président qui doit prendre les dispositions pour appliquer les consignes de la CEDEAO, notamment la mise en place d'un gouvernement représentatif du Peuple qui ne peut se concevoir sans les partis. Le 1er ministre est déjà désavoué par un grande majorité des maliens et par la communauté internationale. Il se complique la tâche en défiant Djoncounda qui malgré tout veut le sauver.
johny
johny 14 ans
:lol: :lol: dioncounda ne sera jamais un grand leader africain, c' est fini, ce monsieur est un petit homme minable :lol: :lol: :wink: CMD FAIT MONTRE DE LEADERSHIP ET DE STRATEGIE, PRETENDANT A UNE VRAIE PLACE PARMI LES FILS DIGNES DE L' AFRIQUE :!: :idea: les vrais aficains allez chercher inchangeable depuis 1976 a nos jour pour le bien etre de son peuple :!: http://www.youtube.com/watch?v=QnGaSbA0aIk
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Héi petit blo ne mette pas de l'huile sur le feu. Dit quelque chose qui avance le pays
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