Violation de la constitution au sommet de l’état : L’avis de recrutement d’un nouveau DG de l’ANPE fait grand bruit

04 Juil 2014 - 03:07
Mis à jour: 12 ans
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[caption id="attachment_89485" align="alignleft" width="315"]Sambala Sidibé Siège ANPE[/caption] Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, porte-parole du gouvernement, Mahamane Baby, par ignorance des textes vient de lancer un avis de recrutement pour le poste de directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), un poste nominatif par décret présidentiel non encore abrogé. Du coup, notre ministre commet une violation flagrante des principes de fonctionnement de l’Etat.   De plus en plus les textes fondamentaux de fonctionnement de l’Etat sont écorchés par les autorités. C’est le cas du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, porte-parole du gouvernement, Mahamane Baby, qui, à travers un avis de recrutement lancé dans L’Essor de vendredi dernier pour le poste de directeur général, met à nu sa méconnaissance des textes de fonctionnement du pays au sommet de l’Etat. Le ministre sait que la nomination du directeur général de l’ANPE se fait par décret signé par le président de la République et pris en conseil des ministres sur proposition du ministre de tutelle. Ce décret n’ayant pas fait l’objet d’une abrogation, il a introduit un avis de recrutement en se basant sur une instruction de l’ancien Premier ministre Oumar Tatam Ly, qui suggérait en son temps un concours pour certains postes de responsabilités. Le ministre n’a même pas pris le soin de mettre fin aux fonctions de l’actuel directeur général, Makan Moussa Sissoko, avant de lancer cet avis de recrutement qui a vexé le personnel de l’ANPE. Des agents de l’Agence évoquent une cabale contre leur DG. Selon nos sources, M. Baby n’aurait même pas consulté son cabinet avant de lancer cet avis de recrutement. Notre ministre de pleins pouvoirs explique cet acte par la pression de son parti, le Rassemblement pour le Mali (RPM), en pleine récupération des postes juteux de la République. Le conseil d’administration de l’ANPE se prononcera bientôt sur cette entorse. Le comble est que s’agissant des autres structures relevant de son département comme le Fafpa, l’Apej, leurs directeurs n’ont pas été choisis par cette modalité mais plutôt par nomination par décret présidentiel. C’est visiblement une cabale contre le ministre Makan Moussa Sissoko. Le ministre qui fait outrage à la Loi fondamentale se verra freiner pour bientôt dans sa démarche par les constitutionnalistes de même classe que Makan Moussa Sissoko dont le bilan est salué par ses pairs. Dans cet avis, on peut noter le niveau requis une maîtrise, alors que l’actuel ministre est titulaire d’un doctorat. Et pour l’ironiser, le ministre va jusqu’à demander à Makan Moussa Sissoko de se présenter à ce concours. Histoire de l’humilier aux yeux du monde. Cette décision du ministre ne surprend guère, puisque la même chose s’est passé au Palais des congrès, où le meilleur a été déclassé au profit d’un militant du parti présidentiel. Nous y reviendrons. Ousmane Daou

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Commentaires (14)

User
sgoumbo
sgoumbo 12 ans
Le comble, quand le RPM veut débarquer les cadres d'autres partis, on évoque la lettre de OTL, qui malheureusement ne s'applique pas aux cadres du RPM. S'ils veulent placer des cadres RPM, on ne fait pas allusion à cette lettre. Personne n'est dupe, c'est une chasse aux sorcières déguisée. On me répondra que c'est bien fait pour l'ADEMA qui ne finit pas de se prostituer avec le RPM! C'est dommage et lamentable pour c grand parti d'AOK!
Keita
Keita 12 ans
Je suis parfaitement d'accord avec le ministre maintenant pour que la procédure soit totalement sécurisée il faut prendre un cabinet international de recrutement avec un profil bien étudié des candidats et après concours et sélection le candidat vainqueur fera l'objet d'un décret du président et le tour est joué pour avoir toujours des cadres à la hauteur des tâches
Boubacar Sidibe
Boubacar Sidibe 12 ans
Du chiffon à jeter dans la poubelle ; pauvre journaliste.
Wassolo Siekorole
Wassolo Siekorole 12 ans
ADEMA PASJ a pensé qu'en allant dans la majorité présidentielle que ses militants seront épargnés. Non, elle se trompe.
Foxba
Foxba 12 ans
Y en a un peu marre que les mesures prises pour assainir l'administration soient systématiquement considérées comme une "chasse aux sorcières" partisane ou comme une "cabale" contre une personne. Comprenons que les postes n'appartiennent à personne et que l'actuel Directeur a succédé à quelqu'un, quoi de plus normal qu'il laisse la place à un autre par la suite? Sur la forme maintenant, il n'y a à mon avis de profane aucune entorse. Il ne s'agit pour l'instant que d'un appel à candidature, on ne peut pas, pour l'instant abroger le décret de nomination de l'actuel Directeur et laisser le poste vacant, ça n'aurait aucun sens. Une fois le meilleur candidat retenu et désigné par le Conseil des Ministres, son décret de nomination abrogera celui de M. Sissoko. Un minimum de bonne foi et de professionnalisme de la part du journaliste aurait suffi pour ne pas raconter n'importe quoi.
Madou
Madou 12 ans
C'est bien fait pour ces opportunistes de l'Adema qui viennent à la soupe sans attendre d'être invités. Après les deux maires et le directeur de l'Anpe, demain ce sera le tour des autres dinausores de l'Adema qui courent, courent encore pour une louchée. Peine perdue, vous allez encore attendre longtemps, en tout cas, pas ce mandat, à moins de fondre votre parti dans le RPM. Et ceux hqui se battaient pour être Ministre, ils ont tout intérêt à retourner à leur postes, sinon, ils seront chassés de la fonction publique.
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