Entre nous – Les ‘’Pro- Minta’’ et les ‘’Anti-Minta’’

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Le sujet de dissertation de Bassirou Kassoum Minta fâche. Ils sont des milliers à s’être prononcés sur le fait qu’il n’était pas très décent pour en tous cas des élèves des classes de 10e. Pourquoi le président de la République et pourquoi pas le Censeur de lycée, le proviseur, le juge ou le notaire? Des sous – entendus ? Sans nul doute. rn

Le censeur Minta a, lui-même, reconnu que le sujet lui a été inspiré par les réalités qui l’entourent. Pourtant, c’est le traitement dont il a fait l’objet de la part des autorités judiciaires qui a, le plus, fâché au point de diviser les opinions en deux clans opposés : les ‘’pro- Minta’’ et les ‘’anti-Minta’’. Les premiers sont ceux qui pensent que les autorités judiciaires ont été très mal inspirées en élevant le sujet jusqu’à la personne du président Amadou Toumani Touré, alors qu’il restait dans sa quintessence, très fictif et, de surcroît, dans un pays fictif. Nombreux à travers le monde si l’on se réfère aux commentaires suscités par les articles publiés sur l’affaire, ils restent convaincus qu’il revenait plutôt aux responsables de l’administration scolaire d’infliger au professeur une sanction à hauteur de la faute au cas où celle-ci s’avérait.. 

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Les ‘’anti-Minta’’ avec le procureur du tribunal de la CIII, Sombé Théra, en tête, continuent de croire que le sujet rendu public au moyen d’un article de presse, est une offense àu  chef de l’Etat donc, à ATT, et que l’offense doit être lavée par le fer à défaut une condamnation au pénal. Qui, le premier, a trouvé que l’article s’attaque à ATT ? Faut-il se laisser convaincre par la thèse selon laquelle l’auto-saisine du procureur a été inspirée par la Garde des Sceaux qui, elle-même, aurait été instruite depuis la présidence de la République ? Par qui ? C’est l’identité réelle de cette haute autorité qu’il faut trouver et le plus urgent serait le mieux. Tout tient à ce fil.

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C’est une première dans l’histoire socio-politique de notre pays. Jamais affaire n’avait auparavant fait autant de bruits, suscité autant de commentaires, de prises de position ici et ailleurs. L’affaire dite de ‘’La maîtresse du président de la république’’ aura ravi la vedette à tout ce que notre pays et la sous-région ont connu d’événementiel ces derniers temps. Ni la nouvelle de l’attentat de Bouaké, ni la campagne pour les législatives. Encore moins la visite de la première dame des Usa, Mme Laura Bush.  Sans tambour ni trompette ! Qui l’eût cru ? Une première dans nos traditions de ‘’Bogna’’ et de ‘’Karama’’. ‘’La maîtresse du président de la République’’, on n’en doute pas un instant, est passée par là. Un petit sujet de dissertation soumis par un censeur d’un lycée privé de la capitale à ses élèves a fini par se faire une place au soleil des affaires d’Etat. Suscitant émotion, colère, indignation, approbation. De Bamako à Beijing, en passant par Paris, Londres, Kansas, New York, Djakarta, Abidjan, Dakar… Et notre pays s’est subitement trouvé au centre de l’actualité mondiale

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Bassirou Kassoum Minta, pourtant très éloigné de la sphère des médias, est arrivé sur la pointe des pieds pour se hisser au sommet de la pyramide. Il est sans nul doute ‘’l’homme de l’année’’ grâce au coup de projecteur donné par notre très Hamalliste confrère, Seydina Oumar Diarra.

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Quoique l’affaire ait été jugée, la fièvre n’est pour autant pas tombée. La condamnation ferme assortie d’une interdiction pour Minta de toucher à la craie en a donné une autre tournure. Emergeant enfin de leur torpeur qui intriguait jusqu’alors plus d’un, ses collègues de la FEN ont condamné à travers un communiqué déposé dans différentes rédactions. L’interpellation du camarade Bassirou Kassoum Minta du lycée Nanaïssa Santara par le procureur de la république est non seulement une intervention de la justice dans la gestion d’une affaire pédagogique mais aussi une atteinte à la souveraineté de l’administration scolaire. La fédération exige donc sa libération pure et simple. Un bras de fer en perspective ? Que va-t-il donc se passer ?

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Dans son adresse à ATT, le fils de l’ancien président, Alpha O Konaré, croit dur comme fer qu’à cause de l’attitude gaillarde d’un procureur, une histoire banale est devenue une polémique au-delà de nos frontières. Pour lui, la preuve selon laquelle l’Etat écrase le peuple est établie. ‘‘La maîtresse du président de la République’’ a fait trembler les assises de l’Etat, ouvrant par-ci et par-là des brèches qui ne seront pas sans conséquence dans l’avenir, à commencer par la corporation à laquelle appartient le juge Théra. La lettre adressée par le net aux magistrats du Mali par un magistrat et publiée par la plupart des journaux en est la parfaite illustration. A suivre donc

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Sory Haïdara

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