Egalité des genres au Mali : Le patrimoine des femmes au Mali en danger

28 Juil 2015 - 14:50
Mis à jour: 11 ans
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[caption id="attachment_62361" align="alignleft" width="310"]Mme Adame Ba Konaré Mme Adame Ba Konaré[/caption] La vague de revendications féministes qui a secoué le monde à partir des années mille neuf cent soixante dix, s’est attelée à courir derrière l’égalité des sexes, dans une espèce de challenge à relever. Et la femme s’est vue affublée d’attributs du genre « dame de fer » dès l’instant où elle bousculait l’homme sur le terrain de la fermeté, voire de la force musclée ou même de l’apparence physique, jusqu’à le reléguer dans l’arrière cour d’une émasculation pitoyable et de faire de son pouvoir un infra pouvoir. Tous ces mouvements atteignirent l’Afrique à travers sa frange intellectuelle formée à l’école occidentale. Un coagulant unit désormais toutes les femmes : le combat pour la libération des chaînes de l’oppression du mâle, brutalement apparu sur la scène comme l’ennemi historique à abattre. Les différences sont gommées. La femme cesse d’être plurielle ; elle devient un être collectif planétaire ; elle est une partout dans le monde, parle le même langage de solidarité transfrontalière, transcontinentale, transculturelle. La femme africaine subit, sans s’en rendre compte, déjà les contrecoups de la mondialisation. Vive l’ouverture ! L’allègement des tâches domestiques est devenu un secteur de revendication. Le développement de la technologie, mettant à la disposition des femmes l’équipement moderne, a assurément été une révolution, contribuant à leur soulagement. L’effritement et l’atomisation des familles ont accusé cette tendance à l’allègement. Qui plus est, le féminisme a inscrit dans son agenda le partage des responsabilités domestiques avec les hommes qui voient ainsi leur rôle se déplacer. Dans le domaine de l’éducation des enfants, en plus des crèches, garderies et jardins d’enfants, tout un arsenal para technologique vient aider les mères et créer un facteur de différenciation sociale : laits dits maternisés,  biberon, couches jetables, petits pots, landaus etc. Dans ce domaine-là également, l’éducation et la socialisation des enfants sont revues dans un cadre partenarial voire égalitaire avec l’homme. De plus, les nounous, ou les « petites bonnes » des bébés, arrivent et élargissent le cercle familial ; elles travaillent elles aussi à plein temps, tandis que Madame vaque à ses préoccupations orientées à remplir sa vie de femme épanouie entre bureaux et autres espaces de travail, salons de coiffure, ateliers de tailleurs, bijouteries, mariages, baptêmes sur les lieux desquels, la rivalité est sans pitié. C’est à qui paraitra le mieux, gratifiera le plus la cohorte des griots et griottes venues chanter les charmes, flatter les égo par le rappel des prestigieux arbres généalogiques. Vive l’allègement, que dis-je ? Vive la déresponsabilisation et la déresponsabilité ! Mais, si l’intellectuelle africaine s’inscrit dans ce mouvement d’émancipation, la grande majorité de ses sœurs bénéficient peu de ces avancées technologiques. Par ailleurs, toutes les valeurs dont se parait la femme africaine, se dressent désormais comme autant de facteurs aliénants pour cette nouvelle catégorie de femmes. Plus question de se soumettre au mari. Plus question de s’effacer ! Au contraire, il faut démontrer, publiquement, (si besoin), qu’on le domine. Plus question de se taire, encore moins de souffrir dans le silence. Adieu, bonnes vertus de grand-mère ! Et vive l’Affranchissement ! Cette nouvelle génération de femmes refuse de jouer son rôle de forçat, de pilier et de poubelle. Du coup, elle se trouve dépossédée de son rôle d’épicentre du système social, qui glisse subrepticement vers la petite bonne de la maison. Les relations belle-mère/belle-fille prennent un autre tournant. Elles deviennent conflictuelles. Ennemie publique numéro un, les démêlés avec la « méchante belle-mère » agrémentent  désormais les causeries de salon de la jeune femme émancipée, à telle enseigne que les relations belle-mère/belle-fille sont en train de devenir un cliché. Face au bolide fait femme, les hommes résistent peu aux discours officiels, mais se défendent tant qu’ils le peuvent, au sein de leurs foyers. La lutte des sexes se substitue à la lutte des classes. Beaucoup de couples se déchirent. Impréparés à un tel chamboulement, privés de vertus pour y faire face, les hommes perdent tout repère et certains croient trouver le correctif dans les remariages et la polygamie, pour corriger, prétendent-ils le plus souvent, leurs « méchantes femmes. » Mais les « méchantes femmes » s’accumulant, ils accumulent femme sur femme, soucis sur soucis, tracasseries sur tracasseries. Le foyer conjugal se transforme en chaudron de soupe pimentée. L’impréparation des jeunes couples, qui ont dans la plupart des cas, décidé de se marier à la faveur d’une rencontre aux résonnances de coups de foudre, sans se connaître plus amplement, sans que leurs familles se connaissent, accuse l’instabilité familiale si tant est vrai que le mariage, furu, c’est d’abord une affaire de responsabilités et de contraintes sociales dont l’amour kanu, si puissant soit-il, ne peut faire bon marché s’il veut rester solide. S’aimer à deux sans aimer la famille du mari et celle de son épouse, est difficilement gérable. Furu s’oppose bien à kanu dans leur essence. Quid du rituel du mariage traditionnel, la retraite nuptiale de sept jours, avec le rôle important de la conseillère nuptiale, qui mérite  d’être revisité, en tant que vecteur d’éducation et de socialisation du jeune couple et qui a été largué au musée des usages désuets par le féminisme des années 1970 ? Et pourtant les femmes peuvent ré enchanter le Mali, l’Afrique et le monde. Les femmes peuvent ré enchanter l’Afrique : Les discours modernes sur l’émancipation, redevables des systèmes de valeurs importées, ont opacifié le rôle moteur de la femme africaine. Ils ont souvent souffert du délit d’impertinence et de simplicité. Notamment, ils n’ont pas suffisamment pris en compte la réalité de la culture, qui nous le savons, a comme caractéristique majeur l’entêtement et la forte capacité de résistance. Aujourd’hui, des courants de pensée néo-maternistes, germés aux Etas Unis d’Amérique, propagés ensuite un peu partout en Europe notamment dans les pays scandinaves, prônent le retour à l’image de la femme-mère, femme au foyer, responsable de tout et de tous. Mais, c’est la nature que ces courants (d’essence écolo-morale), replacent au cœur de la responsabilité féminine. La femme du XXIe siècle doit allaiter son bébé pendant de longs mois, travailler à temps partiel, rester à la maison, deux ans s’il le faut, pour couver, chouchouter, pouponner, pomponner, son rejeton. A bas le biberon ! Il existe même des hôpitaux dénommés « Hôpitaux amis du bébé » où l’on impose le « peau à peau ». On n’est pas l’amie de son bébé si on ne l’allaite pas. Je pense que, face aux séismes qui nous secouent, (au point de nous ébranler dans nos certitudes les plus absolues) les femmes du Mali et d’Afrique peuvent ré enchanter en reconsidérant leur capital de vertus référencées. Je leur propose de le déterrer non pas dans un dessein de retour en arrière, mais de réappropriation. Ensemble, avec la société entière, elles les reconsidéreront à l’aune des enjeux actuels, car je crois à la fluctuation et à la relativité des valeurs en fonction des défis qui se posent à chaque génération d’hommes. On a beau être fervent défenseur des traditions ancestrales, on ne peut pas clamer dans le contexte d’aujourd’hui que se taire, s’effacer, souffrir dans le silence sont salutaires pour les femmes. Au contraire, je souscris à tout ce qui est défense des droits de la femme, d’abord en en tant qu’Etre humain, ensuite en tant qu’être privé de droits liés à son sexe. Cependant, je dis qu’il y a un esprit en l’air ; on peut le capter, cet esprit, je le sens, dans les vertus du compromis, de la patience, de la tolérance, de la souplesse, de l’humilité. Il s’agit donc d’un ré appropriation, par les femmes, des valeurs qu’elles ont forgées au bout d’un long processus de socialisation forcé, devenu pli culturel au bout du souffle ; elles en tireront la quintessence, la sève salvatrice aussi bien pour elles-mêmes que pour l’ensemble de la communauté. L’on ne devra pas perdre non plus de vue que nos sociétés sont traversées par des questions et des questionnements qui se posent ailleurs dans le monde. Connaître au mieux ces questions et les gérer sans mimétisme en tenant compte de nos propres réalités, là réside le défi. Dores et déjà, nous savons que de nouveaux concepts, élaborés ou en cours d’élaboration, font désormais partie du dictionnaire de la problématique féminine et doivent être assimilés : le concept même de femme qui s’étend désormais à toute personne de sexe féminin, y compris la petite fille. Ce sont aussi, en plus de la promotion de la femme, des concepts d’équité, de parité, d’égalité des genres, d’approche selon le genre, ou encore, d’égalité, de participation, d’implication, de leader et son corollaire leadership, de discrimination positive ou d’autonomisation etc. En retombant sur nos pieds maliens, le modèle féminin ne devrait-il pas être transfiguré en code de contribution à la renaissance de l’Afrique ? La femme ne devrait-elle pas réhabiliter le sein nourricier auquel tout le monde s’abreuve d’abord, pour apporter plus de bonté, plus de douceur, plus de compassion, plus de sagesse et reprendre en main le pouvoir d’éducatrice, de socialisation de ses enfants qui était le sien et dont sa spoliation a engendré des effets pervers ! Aussi, en jouant avec des artifices qui ont longtemps été les siens, elles revisiteront leur autorité sur leurs enfants et leurs hommes, les propulseront dans un contexte plus pacifié, plus élargi, dépassant le cadre étriqué des familles pour s’ouvrir à la société et au monde. En d’autres termes, le combat des femmes doit être redéfini dans une perspective démocratique qui n’a de but que de tendre vers la dignité et le bien-être de tous, femmes et hommes. Il contribuera, ce combat, à identifier les futurs possibles pour des initiatives citoyennes toujours plus probantes pour le devenir de notre destin collectif. Pourquoi ne pas également injecter une dose de sacré dans la redéfinition de ce statut de la femme en tant que mère nourricière collective, généreuse ? L’un des effets collatéraux du triomphe de la raison a justement été le gommage du côté sacré qui régulait les relations humaines en Afrique. En effet, c’est parce que les mentalités étaient rituellement ancrées qu’elles ont été môle de résistance. Par exemple, quand une jeune fille se mariait,  - c’est d’ailleurs toujours le cas - la femme de caste qui l’amenait dans son foyer conjugal était toujours chargée du message suivant adressé à la belle-mère et à toute la belle famille par les propres parents de la jeune femme : « nous vous confions cette enfant, nous vous demandons de la mettre entre votre chair et votre peau ; elle appartient désormais à votre famille. Nous ne voulons rien savoir la concernant ; toute sa gestion vous échoit, morte ou vivante.» N’est-ce pas dans ce ressourcement réajusté que nous devrions éduquer nos filles, en insistant également sur les vertus du travail, valeur libératrice, valeur émancipatrice ? Quant aux hommes, je voudrais leur faire passer le message comme quoi, une relation de couple doit se jouer comme une symphonie dans laquelle le dialogue, la communication occupe une place de choix.   Extrait de l’intervention De Mme Adame Ba Konaré Sur la problématique féminine (Hôtel Radisson le 8 mars 2010)   NDLR : le titre est de la Rédaction.  

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Commentaires (42)

User
sèkè
sèkè 11 ans
:roll: En réalité, les femmes se plaignent de qui ? des hommes ? et qui sont ces hommes ? sont - ils tombés du ciel ? on chante partout que la femme est la cause de toute choses...en passant aux bonnes choses biensur...et les mauvaise ? on chante également partout que "éduquer une femme, c'est éduquer toute une nation" pourquoi ? parce que l'homme n'a pas le temps et est le plus souvent absent de la maison ? Et une femme dite instruite, qui travaille au dehors tout comme l'homme, a t-elle le temps d'éduquer son propre enfant, encore moins "toute une nation" ? Alors quelle différence il y a t-il entre une femme "active" et un homme ? aucun d'eux n'a le temps de faire autre chose... Et on se plains après de l'éducation familiale et scolaires des enfants, qui ne sont que le fils ou la fille de leur papa et de leur maman, pour être ce qu'ils sont : des paresseux, des impolis, des cupides, des vaniteux, des irresponsables, des délinquants financiers, des médiocres, des rustres, violents et irrespectueux envers les femmes, des vagabonds, des prostituées, des voleurs, des brigands, des violeurs, des terroristes ... alors que tous on été enfant d'une femme... Alors, finalement, les femmes se plaignent de qui ? de leurs enfants ? :roll: ...qui ne sont que ce qu'elles ont voulu qu'ils soient....non... ?
barius
barius 11 ans
Le « mariage gay » est une ruse kabbaliste Utiliser le langage pour mieux tromper. Ce qui n’est pas la même chose ne peut pas être considéré comme similaire, y compris en utilisant le même terme. Le « mariage » de même sexe est de la magie noire kabbaliste. L’utilisation du terme « mariage » pour décrire les unions homosexuelles est une tentative éhontée de redéfinir la réalité en abusant du langage. Le mensonge fondamental de la Kabbale est que la réalité est une fonction de la pensée. Au contraire, alors que leur « magie noire » permet de manipuler notre perception de la réalité, elle ne peut pas modifier la réalité elle-même. Néanmoins, en inversant ce qui est bon, naturel, et vrai et afin de rendre hommage à leur dieu Lucifer, ils vont très loin dans leur désir de nous voir succomber à leur possession satanique. par Tom Bothwell pour henrymakow.com La légalisation du « mariage » de même sexe implique nécessairement (si les mots conserve le moindre sens) que le « mariage » de même sexe est fondamentalement égal, à savoir, est essentiellement la même chose que ce que nous avons jusqu’ici considéré comme le mariage. Mais est-ce réellement le cas? S’agit-il vraiment de la même chose? L’union hétérosexuelle et l’union homosexuelle ne sont pas les mêmes, ni même ne peuvent être considérée comme équivalente. Lorsque vous mettez un homme et une femme ensemble, de nouvelles choses se produisent. En premier lieu, un homme et une femme peuvent se livrer à une union génitale basée sur leur complémentarité biologique. Ils peuvent également profiter d’une union personnelle plus profonde sur la base de cette complémentarité spéciale psychologique, affective, spirituelle rendue possible par la polarité masculine/féminine. Enfin, l’union hétérosexuelle est marquée par un potentiel procréateur, à savoir, la possibilité que leur union physique entraîne l’apparition d’une nouvelle vie. En revanche, chacune de ces caractéristiques, qui sont à juste titre considérées comme bénéfiques pour le bien-être des conjoints, la stabilité de la société, et l’avenir de la civilisation, sont totalement absente de la relation homosexuelle. L’union hétérosexuelle est unique et exclusive. Si je peux faire une analogie brutale, quand vous mettez une clé et la serrure correspondante ensemble, quelque chose de nouveau vient à l’existence: le pouvoir de verrouiller et de déverrouiller les portes. Deux clés ou deux verrous restent tout à fait inutiles dans un tel but. De toute évidence, la relation entre la serrure et la clef est qualitativement différente de la relation entre deux clés ou deux serrures. En aucune façon ne peuvent-elles être considérées comme des égales. Utilisant le même mot et concept pour décrire à la fois l’« union » hétérosexuelle et homosexuelle est une tentative de redéfinir la réalité en changeant notre langage et notre loi. Ce serait comme déclarer par force de loi que la forme jusque-là connue comme un triangle doit être appelée un carré et doit être traitée comme si elle était un carré. La modification de la définition d’un triangle ou le fait d’appeler carrés des triangles ne peut pas fonctionner. Tandis que les angles intérieurs d’un carré doivent faire une somme de 360, les angles intérieurs d’un triangle doivent être de 180 degrés. Ces états de choses sont indépendants de la perception ou des préférences de quiconque et ils peuvent être connus avec une certitude apodictique. Cependant, le fait que la légalisation du « mariage » de même sexe soit maintenant soutenue au nom de « l’égalité » se prête également à un type de reductio ad absurdum d’une telle position. Les bisexuels n’ont-ils pas également le droit à « l’égalité ? » Selon la même logique, les bisexuels devraient être autorisés à former un mariage légal de trois personnes avec un conjoint de même sexe et un conjoint de sexe opposé. Vous ne pouvez pas « discriminer » les bisexuels maintenant, n’est-ce pas ?… et si un de ces conjoints est aussi bisexuel… et ainsi de suite? Eh bien, alors nous pourrions avoir une longue chaîne de couples mariés, qui, si elle était étendue assez longtemps, pourrait éventuellement englober un très grand groupe de personnes en effet … « Amour quand tu nous tiens… » Tout cela est ridicule, mais c’est ce que vous obtenez lorsque vous insistez sur la redéfinition du mariage pour servir un agenda occulte (juif satanique), au lieu d’insister sur le fait que nos mots et concepts correspondent à l’ordre naturel. En effet, je crains que le but occulte derrière la légalisation du mariage de « même sexe » est de diluer la signification du mariage afin d’amener à la destruction de cette institution (et avec elle la destruction de la famille naturelle) Avez-vous lu récemment Le Meilleur des mondes ? Nos dirigeants (les banquiers centraux internationaux) veulent faire en sorte que l’individu atomisé soit impuissant face à l’État. Malheureusement, ces banquiers ont une vision globale pernicieuse pour toute l’humani
bariuss
bariuss 11 ans
Un plan occulte de 1852 pour la vénération des femmes et l’affaiblissement des hommes ? M. Comte vise à établir… un despotisme de la société sur l’individu, surpassant tout ce qui fut jamais conçu en termes de discipline politique la plus rigide par les anciens philosophes. – John Stuart Mill Dans son Meilleur des Monde (1931), Aldous Huxley prévoit que les bébés seront un jour conçus dans des éprouvettes. Mais dès 1852, le philosophe Illuministe (Illuminati) Auguste Comte, formulait déjà dans ses écrits une vision similaire d’une refonte totale de la société. Selon lui, le progrès social nécessitait que la reproduction humaine « dépende uniquement de la femme ». Les hommes devaient ainsi être écartés de la famille. « Si dans la reproduction humaine, la contribution de l’homme s’apparente à un simple stimulus, un accompagnement accidentel de la véritable utilité de son système reproducteur, alors il est tout à fait envisageable que nous puissions substituer à ce stimulus un ou plusieurs autres devant être mis librement à la disposition des femmes… » Le but semble d’éliminer également l’attirance sexuelle. « Les femmes, même de par leurs fonctions physiologiques, deviendront indépendantes des hommes… Le processus de reproduction de l’espèce ne sera plus à la merci d’un instinct capricieux et incontrôlable, dont le refrènement a été jusqu’ici le fondement de la discipline humaine. » (Système de Politique Positive, 1851-1854, Vol. IV, p. 60-61) Faisant montre d’une prescience à vous donner le frisson, il écrit : « Une femme amie, bien choisie, désirant elle-même devenir un membre de la famille, ferait dans la plupart des cas mieux que le père lui-même. » (Vol. IV, p.195) Les Illuminati croient pouvoir contrôler la société en « libérant les femmes » du mariage. Comte anticipe ici l’émergence de la « mère célibataire ». « Ce changement parachèvera la juste émancipation des femmes, ainsi rendues complètement indépendantes des hommes, y compris physiquement, il ne sera donc plus possible de contester la pleine ascendance du sexe affectif sur les enfants, qui seront alors exclusivement les siens. » (Vol. IV, p. 244) L’humanité ne formera plus qu’une seule famille de « descendants issus de mères sans maris. » (Vol. IV, p. 359) LA VÉNÉRATION DE LA FEMME Comte explique que la première étape nécessaire à la future « vénération de l’humanité » (l’Humanisme d’aujourd’hui), est de changer les femmes en déesses. « En substituant les déesses aux dieux, nous sanctionnons la prééminence légitime des femmes… En un mot, la nouvelle doctrine instaurera la vénération de la Femme, publiquement et en privé, d’une manière bien plus parfaite que cela a jamais été possible. Il s’agit de la première étape permanente vers la vénération de l’humanité. » (Vol. 4, p. 446 ; Vol I, p. 205) Tandis que Comte passe pour ne pas avoir été Franc-maçon lui-même, d’après certains, la philosophie du positivisme dont il est à l’origine : « a joué un rôle particulièrement important au sein de la Franc-maçonnerie française du 19ème siècle. Une des raisons de ce partenariat se trouvait dans la résistance politique du positivisme à l’égard des moyens autoritaires de la connaissance, notamment ceux de l’Église. CONCLUSION Grâce aux « Lumières », les Illuminati ont forgé le projet multi-générationnel d’arracher l’humanité à ses amarres naturelles et spirituelles, afin de la remodeler en une sorte de colonie pénitentiaire au service de leurs propres intérêts. À la religion, qui permet de se conformer et d’obéir aux desseins du Créateur, les Illuministes ont substitué la religion de l’homme, c’est-à-dire l’Humanisme. L’homme devient « son propre Dieu », tandis qu’il fait du monde un paradis. Cela n’est qu’une ruse pour le reconfigurer d’après les spécifications de l’élite. Auguste Comte est connu pour être le « père de la sociologie » – c’est la preuve que les sciences sociales n’ont pas d’autre but que d’établir une société totalitaire. Substituer quoi que ce soit à Dieu, est d’ordre satanique. Auguste Comte est la preuve que les normes sociales modernes – l’idéalisation des femmes, la destruction du mariage et de la famille – ont des origines sataniques aux racines profondes et lointaines.
Le General Sanogo
Le General Sanogo 11 ans
Adam Ba Konare' est une femme intelligente!!! Tieble', faites attention car le General est toujours devant la porte d'Alpha avec sa cola!!!! Rire!!!!
CLAUDINE
CLAUDINE 11 ans
pour la première fois je vois des réactions très responsables sans insultes et je dis bravo .On peut réagir et dire sa vérité sans grossièreté et je crois que désormais la règle doit être appliquée . Bon courage et vive la réflexion
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