Gao : trois condamnations à mort à l'issue de la première session criminelle du tribunal

La justice criminelle fait son retour à Gao. Du 6 au 8 octobre, la chambre criminelle du Tribunal de grande instance a examiné neuf affaires et jugé onze accusés, avec à la clé trois peines capitales, une réclusion à perpétuité, quatre peines de dix à vingt ans et trois acquittements.

10 Octobre 2026 - 09:35
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Gao : trois condamnations à mort à l'issue de la première session criminelle du tribunal

C'est une première pour la juridiction : la chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Gao a tenu sa toute première session, du 6 au 8 octobre 2026. Selon le bilan publié vendredi par l'Agence malienne de presse (AMAP), les audiences ont abouti à trois condamnations à mort, une peine de réclusion criminelle à perpétuité et quatre peines de réclusion criminelle comprises entre dix et vingt ans. Trois accusés ont par ailleurs été acquittés et remis en liberté à l'issue de la session.

Au total, neuf dossiers impliquant onze accusés ont été examinés. Ils portaient sur deux assassinats, un meurtre, deux affaires de coups mortels, un viol et trois affaires d'atteintes sexuelles sur mineurs, qualifiées de « pédophilie » par l'agence officielle.

Les audiences ont été présidées par Gaoussou Sanogo, président du TGI de Gao, en présence du procureur de la République, Mahamadou Coulibaly, de représentants du ministère public et de l'Ordre des avocats. Selon les responsables judiciaires locaux, les débats se sont déroulés dans le respect du principe du contradictoire et des droits de la défense. Cette première session vise à rapprocher la justice criminelle des populations de Gao et à limiter les déplacements vers d'autres juridictions.

Ces verdicts relancent la question de la peine capitale dans le pays. Elle demeure inscrite dans le Code pénal malien adopté en décembre 2024, notamment pour certains assassinats et plusieurs infractions graves ayant entraîné la mort. Dans les faits, le Mali observe toutefois un moratoire sur les exécutions depuis 1980 : Amnesty International classe le pays parmi les États abolitionnistes de fait, c'est-à-dire ceux qui conservent la peine de mort dans leur législation mais n'ont procédé à aucune exécution depuis de nombreuses années.

La Rédaction de maliweb.net

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Kinguiranke
Kinguiranke 34 minutes
Le Mali applique les lois de sa justice Malienne souveraine et pas de ce qu' Amnesty International pense ou classe notre pays. Amnesty International est une ONG instrumentalisee par les imperialistes occidentaux!
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