Manifestation à Bamako contre un accord de sortie de crise

21 Mai 2012 - 13:51
Mis à jour: 14 ans
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BAMAKO - Des milliers de personnes ont manifesté lundi à Bamako contre un accord de sortie de crise, à l`appel de la Coordination des organisations patriotiques du Mali (Copam) favorable au coup d`Etat du 22 mars ayant renversé le président Amadou Toumani Touré (ATT), a constaté l`AFP. "Les dispositions prises par la Communauté économique des Etats d`Afrique de l`Ouest (Cédéao) n`engagent pas les Maliens. C`est une trahison. Ceux qui sont venus à Bamako n`ont pas de considération pour les Maliens", a déclaré Hamadoun Amion Guindo, président de la Copam lors d`un bref meeting. La Copam a affirmé qu`environ 30.000 personnes s`étaient rassemblées devant le Centre international de conférence de Bamako (CICB), beaucoup moins, selon les journalistes présents. Sur les pancartes et banderoles, on pouvait lire: "Le peuple malien est souverain", "L`intérim ne prendra pas une minute de plus". Mais on pouvait aussi entendre des slogans contre le chef de l`ex-junte malienne qui a renversé ATT, le capitaine Amadou Haya Sanogo, accusé d`avoir "trahi". La Copam s`oppose au maintien du président intérimaire Dioncounda Traoré qui dirigera pendant un an une transition devant aboutir à des élections générales, en vertu d`un accord trouvé ce week-end entre les médiateurs de la Cédéao, M. Traoré et le capitaine Sanogo. Cet accord donne au capitaine Sanogo rang d`ancien chef d`Etat avec tous les privilèges qui y sont attachés: indemnité, logement, garde, voiture. De nombreux manifestants sont ensuite allés à Koulouba, siège de la présidence malienne près de Bamako, où se trouvait Dioncounda Traoré. Ils s`étaient auparavant rassemblés devant les bureaux du Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, pour dénoncer son "double jeu", selon Nouhoum Keïta, membre de la Copam. "C`est lui qui a dit qu`il est pour le maintien de Dioncounda Traoré", a-t-il déclaré à l`AFP. Après la manifestation, la Copam devait organiser une "convention" qui se tiendra jusqu`à mardi et doit prendre "des résolutions allant dans le sens de la contestation des décisions prises par la Cédéao", a affirmé M. Keïta.   AFP   / 21/05/2012

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Commentaires (108)

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SATO
SATO 14 ans
Que vous le voulez ou pas c'est la CEDEAO qui est entrain de mélanger notre pays, ils veulent pas voir la paix au Mali, et pour bien marquer leur coup ils ont rendu tout le monde mécontent d'un côté les anti junti en donnant le statut d'ancien président à Sanogo et de l'autre côté les pro junte en imposant Dioncouda comme président, et ils se (CEDEAO) sont dit que cela va éclater d'un côté ou l'autre, ils veulent détruire notre beau pays. Ce n'est pas une bonne chose de frapper un président même si sa tête ne plait et qu'il est complice de la gestion de ATT. C'est un père de famille qui a 70 ans. Cela ne fait pas parti de notre coutume
DOUM
DOUM 14 ans
Vraiment des tetes vides , des ignards calfeutres , sans dignite ni foi agissant a l'odre de qui ? mais pas quand meme dans le bon sens . En effet ,les ministres concernant doivent demissionner si toute fois ils sont dignent d'etre Maliens ( interieur , securite d'etat et de la defense ).
ivoirien
ivoirien 14 ans
on peu manifester ,mai fraper le president de la republique devant ses gardes , c'est la honte . :evil:
kolado
kolado 14 ans
des tetes vides qui font pitié
Edouc
Edouc 14 ans
C'est une honte pour tout le peuple malien!!!!!
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