Mohammed Ag Ossad, Touareg de Bamako et fier d'être Malien

13 Avr 2012 - 10:36
Mis à jour: 15 ans
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[caption id="attachment_60188" align="alignleft" width="310" caption="Capture d'écran d'une vidéo m!ontrant Mohammed Ag Ossad, un Touareg de Bamako, le 12 avril 2012 © AFP"][/caption] BAMAKO (AFP) - (AFP) - Il vit à Bamako depuis 37 ans, s'y sent bien, oeuvre au "brassage" des cultures et des communautés dans un Mali divisé: Mohammed Ag Ossad, Touareg originaire du Nord, ne comprend pas la rébellion en cours, ni la revendication d'indépendance d'une "minorité". Jovial, cheveu noir et teint clair, ce technicien en commerce et gestion des entreprises, âgé de 55 ans, reçoit dans une case ronde remplie de meubles, d'objets, de tapis et de tissus touareg, construite dans la cour de la maison du centre culturel qu'il dirige à Bamako, "Tumast". Ce centre "pour la promotion et la sauvegarde du patrimoine matériel et immatériel touareg", créé en 2008, a pour but de "vulgariser la culture dans la diversité" du Mali, de créer un "brassage interculturel, intercommunautaire, pour se connaître mieux, car c'est le fondement de la paix", dit-il. Concerts, expositions d'art et d'artisanat des différentes communautés du Mali, les Touareg bien sûr, mais aussi les Bambara, Peul, Dogon, Songhaï, Arabes, y étaient encore organisés il y a peu. Mais "tout ça c'est fini" depuis la renaissance en janvier d'une rébellion indépendantiste touareg qui, avec des mouvements islamistes armés et divers groupes criminels, a pris le contrôle du nord du Mali. "Je suis devenu le gardien du temple, le centre est en stand-by, on ne fait plus qu'y prendre le thé", lâche Mohammed, amer. Plus il parle de ces événements, plus il s'emporte, car il ne se reconnaît pas dans la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA): "nous n'avons rien à voir avec cette minorité. L'indépendance par rapport à quoi? Par rapport à qui?" Marié à une Bambara du Sud, père de quatre enfants, il insiste: "c'est une minorité de Touareg qui est en train de faire la guerre. Dans les trois régions du Nord dont on parle, les Touareg sont très minoritaires" par rapport aux autres communautés arabe, songhaï, peul. -Les pieds devant- "Les Touareg fuient" le chaos du Nord, "ce sont les enfants et les vieillards qui paient les pots cassés, pas ceux qui ont les armes". Et si les gens fuient, "c'est qu'ils ne se sentent pas concernés par le MNLA qui ne les protège pas", dit-il. Les premières rébellions touareg des années 1990, rappelle-t-il, c'était pour "l'intégration, pas l'indépendance". Et l'intégration est venue, selon lui: "les Touareg occupent de grands postes, il y a des ministres, des directeurs, des colonels dans l'armée". Il est angoissé pour l'avenir du Nord. Si la communauté internationale ne fait rien, "les gens vont mourir comme des mouches, car s'il n'y a pas de médicaments, s'il n'y a pas à manger, c'est la fin". Il rejette toute idée de charia (loi islamique) que veut imposer Iyad Ag Ghaly, ex-rebelle touareg qui dirige le mouvement islamiste Ansar Dine, en pleine ascension dans le Nord. "Le Mali est un pays laïc", souligne Mohammed, "on ne peut pas nous imposer la charia. Il y a des catholiques, des protestants, des musulmans. Le Touareg est musulman, mais libéral". Il se sent en sécurité à Bamako. Et si certains dans sa communauté fuient, c'est qu'"ils ont peur qu'on saccage leur maison, qu'on les pille, qu'on frappe leurs enfants: c'est la psychose, car le commun des Maliens fait l'amalgame" avec les rebelles. Pourtant, hormis la destruction de quelques propriétés en février à Kati, près de Bamako, "cette chasse aux Touareg, je ne l'ai pas vue". Il se sent pleinement de ce pays. "Je suis devenu Malien en 1960", année de l'indépendance de cette ex-colonie française. "Nous sommes tous parents ici". Pas question de partir du Mali. "Je ne me reproche rien", dit-il. "Si je dois quitter, je quitte les pieds devant..."   AFP 22:34 - 12/04/12

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Commentaires (26)

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Merci mon frère touareg. J'étais très fier du Mali. Je le citais toujours en exemple. Parce que je croyais à l'Unité de de pays grâce aux métissages et cousinages opérés par des alliances entre toutes les ethnies présentes au Mali. Je crois que cela faisait notre force dans toute l'Afrique, parce que je disais que le Mali est avant tout un pays de dialogue, de paix, jamais nous n'avions cédé à la primauté d'une ethnie sur une autre, tout le monde y est quelque part parent. Le tribalisme n'existe pas chez nous. J'ai parcouru l'Afrique vers l'Est, vers le Centre, vers l'Ouest, le Nord pas encore, le tribalisme y est encore très fort; voilà pourquoi des guerres fratricides. J'étais fier de notre Chère Patrie, le Mali car nous avions un idéal: UN PEUPLE - UN BUT - UNE FOI. Aujourd'hui, à cause de manipulations de certaines puissances, qui d'ailleurs ne sont pas vraiment des démocraties, qui veulent imposer leurs hommes en piaillant partout sur les médias, prônant la désinformation par la diffusion de fausses informations, par la fabrication de fausses preuves, par la manipulation de l'opinion publique internationale, sont entrain de détruire des nations entières (Irak, Libye, Syrie, etc) pour partager leur richesse. Sans d'abord se référer à l'histoire des ces peuples. Le Mali est un pays pauvre sur le plan ressources naturelles certes mais riche sur le plan culturel car tous les peuples se sont interpénétrés et ce depuis des siècles au point qu'il est aujourd'hui difficile de dire d’où nous venons précisément. Au nom de quoi ces Nations font elles cela? Au nom de la liberté. Ne sommes nous pas libre d'exprimer notre opinion? Sommes nous pas libre de nous associer? Sommes nous pas libre de circuler? Sommes nous pas libre d'élire le Président que l'on veut? Sommes nous pas libre de pratiquer nos convictions religieuses? Sommes nous libre économiquement? Sommes nous réellement indépendants? Non puisque nous subissons encore les desiderata de ces nations. A nos frères du MNLA, FNLA, Ançar Dinii, nous vous invitons à à déposer les armes, à libérer les villes prises, à rejoindre l'arbre à palabre, à discuter, à trouver des solutions ensemble. Car la démocratisation du pays (la mondialisation je dirais) à contribuer à la libéralisation de la prostitution, à la prolifération des petits commerces de boissons, la pauvreté aidant. Mais je dis que nous avions de valeurs religieuses très séculaires et très ancrées depuis des siècles au Mali et que jamais depuis l'Empire du Mandé, le Mali n'a jamais été autant fragilisé malgré les successions de royaumes, de dynasties. Le jihad, tel que prôner aujourd'hui, sans violence, rien qu'en rejetant, en boycottant ce qui n'entrent pas dans nos valeurs peut encore nous sauver. La tâche est dure mais pas impossible. Ne vous laissez pas infiltrer par des personnes mal intentionnés, qui au nom de la Religion, commettent des exactions. A nos frères touaregs, Immochar, je dirais qu'ils ont toujours été libre d'aller et venir, de s'adapter ou de rejeter certaines valeurs, mais la violence n'est pas la solution car la destruction des coopératives, des centres de santé de référence (CESCOM), en laissant les gens (rebelles, malfrats, populations civiles elles mêmes) piller vous avez occasionné un chaos impensable et que la reconstruction va être difficile et pénible, la cohabitation elle même risque d'être difficile parce que tout le monde se connait dans ces villes, villages. De plus, l’État Malien sera obligé de s'endetter fort pour reconstruire. Vous aviez des élus au parlement qui représentaient la population du Nord en général, mais des élus en la personnes d’honorables touaregs, fiers qui vous représentaient valablement. L'heure est désormais au travail, à la concertation, à la quête de solutions de développement durables, mais pas à la guerre car nous venions de reculer d'un siècle en arrière je vous le dis en toute vérité. Si vous n'êtes pas apatrides, si vous vous sentez maliens, je vous invite au nom de Dieu, au nom de la Religion, au nom de la Fraternité par ce que nous sommes frères, je le crois, au nom du Grand Mali, à cesser vos belligérances, à réunifier le pays et à vous mettre ensemble et avec nous pour que plus jamais, je dis plus jamais, dans l'histoire de ce grand pays, que nous ne soyons divisé au nom de quoi que ce soit..... Évitons les rapports de force, évitons la guerre, évitons le combat car ces sont de très dures épreuves qui n'épargnent personnes, aucune société, aucune couche sociale, qui fragilisent le pays. Prenons exemple sur nos frères nigériens, le Niger est un pays plus chaud et plus sec que le Mali, cependant dignement ces fils travaillent dur. dans l'unité De grands défis nous attendent et nous n'avons pas droit à l'erreur, à la paresse. Donnons nous la main et ensemble faisons le grand Mali, construisons le ensemble mais ne détruisons pas l’héritage légué. Il n'y rien d'impossible, tout peut être possible avec la foi, la volonté, que t
coulibaly
coulibaly 15 ans
je salus toute nos compatriote touareg fier d'etre malien notre pays sera un et indivisible nous battons pour devandre notre pays a tout les coté . Les aqmi et les voyous toureg sont des enfants mal indique et escros international
rebel 15 ans
c'est indeniable, il y a des gens qui, en plus d'être lucides, aiment ce pays. et il ne faut pas les decevoir...
coulibaly fah
coulibaly fah 15 ans
je salut toute nos compatriote touareg d'etre malien notre pays sera un et indivible nous battons pour devandre notre pays a tout les coté .
France 24 titre : « Les Maliens dénoncent en vidéo la partition de leur pays » 13/04/2012 http://observers.france24.com/fr/content/20120413-maliens-denoncent-video-partition-leur-pays-facebook-mnla-touareg-bamako
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