Présidentielle du dimanche prochain : Les leaders spirituels musulmans appellent à plus de vigilance

26 Juil 2013 - 08:07
Mis à jour: 13 ans
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" L'esprit patriotique doit prévaloir en cette journée du 28 juillet. Montrons à la communauté internationale que nous sommes un peuple de paix épris de justice et capable du dépassement de soi en toute circonstance " ont  déclaré les leaders spirituels musulmans à l'intention de la population malienne.   [caption id="attachment_132673" align="aligncenter" width="615"]Leaders religieux (photo archives) Leaders religieux (photo archives)[/caption] Plus que deux jours du premier tour de la présidentielle du 28 juillet. Dans les états-majors politiques et dans les clubs de soutien l'adrénaline monte, chacun y va du mieux qu'il peut pour promouvoir son candidat. Compte tenu de la situation exceptionnelle du Mali, pays dans une situation de guerre, l'élection de dimanche suscite quelques inquiétudes. C'est fort de ce constat que  le Groupement des leaders spirituels musulmans, une organisation religieuse soufi regroupant plusieurs familles maraboutiques et qui n'a pas donné de consignes contrairement à d'autres courants religieux du pays, est à nouveau sorti de sa réserve.   En effet, cette association à la faveur d'un point de presse  animé jeudi par Chérif Ousmane Madani Haïdara, Mohamed Maki Bah, Mamadou Moussa Diallo, Adama Kané, entre autres, responsables du Groupement, s'est réjouie que l'élection puisse avoir lieu  dimanche en vue de doter le pays d'un régime légitime fort et crédible. Le groupement a insisté sur la nécessité pour chaque citoyen de voter en toute liberté partant du fait que l'expression du devoir civique est un choix personnel qui ne saurait être confisqué.   Conscient qu'une élection présidentielle donne souvent lieu à une situation conflictuelle, le Groupement a appelé les différents candidats à faire preuve de responsabilité, à éviter de mettre de l'huile sur le feu.  Il les a exhortés à la retenue, à l'esprit patriotique et au don de soi pour préserver  le tissu social. Ce Groupement dirigé par l'imam Chérif Ousmane Madani Haïdara a en outre exhorté les militants à l'esprit de tolérance, à se considérer non comme des adversaires mais comme des frères qui ne doivent pas se laisser obnubiler par les enjeux politiques.   Par ailleurs, le Groupement des leaders spirituels musulmans a invité les plus hautes autorités du pays et la communauté internationale à redoubler de vigilance en vue de permettre un bon déroulement du scrutin. Aux forces armées et de sécurité chargées de la protection des citoyens et de la sécurisation du vote, le groupement les a exhortés à la vigilance. Au cours de la rencontre, les leaders spirituels musulmans ont prié pour le retour de la paix.   Le Groupement des leaders spirituels regroupe les leaders religieux soufis. Pendant l'occupation des localités nord du pays, il s'est surtout illustré par sa dénonciation de l'intégrisme et du fondamentalisme  religieux. Il vient une fois de plus de se singulariser à travers  son refus de donner des consignes de vote. Cela malgré les fortes sollicitations dont il a fait l'objet de la part des candidats. Le Groupement est resté égal à lui-même. Abdoulaye DIARRA     L'UJMMA s'inscrit en faux contre toute  incitation à manifester au soir du 28 juillet L'union des jeunes musulmans du Mali dit condamner avec la dernière rigueur les informations mensongères prêtant à son président  l’intention de faire sortir ses militants pour manifester en cas d'échec de son candidat. L'Union des jeunes musulmans du Mali dirigée par Mohamed Maki Bah réaffirme qu'elle est une association musulmane apolitique qui ne saurait se compromettre en cette période électorale.   Elle dit n'avoir donné aucune consigne de vote et ne le fera pas. Les auteurs de ces fausses rumeurs sont les seuls responsables de ce qui pourra advenir au soir du 28 juillet,fait-elle savoir. L'UJMMA dit n'avoir aucun candidat et ne voit pas d'intérêt à faire sortir la population.   Dimanche dernier, l'UJMMA avait organisé une cérémonie de lecture du Coran à la grande mosquée de Bamako. Une occasion que Maki Bah et ses camarades ont saisi pour renouveler des prières pour le pays. Abdoulaye  DIARRA

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Commentaires (4)

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dickodian
dickodian 13 ans
IBK LE BONHEUR ET LA PAIX.
madoucoul
madoucoul 13 ans
Soumana Sako: Mes dix engagements pour le Mali La double crise politico-institutionnelle et sécuritaire que le Mali traverse depuis l’année 2012 a mis à nu les graves défaillances de la gouvernance politique et économique qui ont abouti à l’effondrement de l’Etat et de l’Armée ainsi qu’à la perte de légitimité des institutions aux yeux des citoyens. Aujourd’hui, il s’avère nécessaire d’engager des reformes en profondeur et de mettre en œuvre des mesures concrètes et durables contribuant au renouveau démocratique et à l’amélioration substantielle du niveau de vie des populations, y compris en milieu rural et dans les zones péri urbaines, afin de conjurer efficacement les sérieux risques d’implosion sociale et de dislocation de l’Etat central en tant que garant de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale du pays. Pour guider la lutte historique du Peuple vers le Mali nouveau offrant des chances égales à tous ses enfants, nous prenons les dix engagements solennels suivants : Engagement no 1 : Re-legitimation de l’Etat au service du Peuple Nous engagerons une lutte systématique, sans relâche et sans exclusive contre la corruption dans tous les secteurs et à tous les niveaux au nom de l’Impunité Zéro. Nous introduirons en outre les réformes suivantes destinée à restaurer la confiance des citoyens dans les institutions de l’Etat. Dans ce cadre, le train de mesures radicales ci-dessous sera mis en œuvre dans les six premiers mois du premier mandat : 1.1. Criminalisation du délit d’initié, du conflit d’intérêt, du trafic d’influence ou d’abus de biens sociaux, notamment en matière de marchés publics ; 1.2. Inéligibilité aux marchés publics, quel que soit le montant ou l’origine du financement, du conjoint et des enfants, ascendants et alliés du Chef du Département ministériel, du service public central, déconcentré ou décentralisé ainsi que de tout Projet de développement ou d’aide humanitaire concerné. Cette mesure s’étend à toute structure parapublique ou privée bénéficiant d’un appui financier direct ou indirectement de subventions de l’Etat central; 1.3. Transparence dans l’octroi du crédit bancaire ; 1.4. Interdiction à tout agent de l’Etat ou de ses démembrements territoriaux ou fonctionnels de s’adonner, directement ou par personne interposée, à une activité professionnelle ou intermittente lucrative dans le même domaine que celui de sa structure d’appartenance administrative. 1.5. A l’occasion de chaque mise à jour annuelle de la déclaration de biens des agents publics visés, le concerné devra indiquer l’origine licite ou légale de toute variation du patrimoine depuis la précédente déclaration de biens. Toute dissimulation ou minoration de biens à déclarer entrainera automatiquement la confiscation des biens meubles ou immeubles concernés au profit de l’Etat. 1.6. Lorsque, au moment de son entrée en fonction ou de sa prise de service, un agent public, élu ou nommé, détient des actions ou des parts dans une entité privée ou parapublique, la gestion de son portefeuille d’actions ou de parts sociales est confiée à un ‘’blind trust’’ pendant la durée de la fonction ou du mandat. 1.7. Pendant une période d’au moins trois ans suivant la fin de sa mission ou de son mandat, aucun agent public, nommé ou élu, ne saurait servir dans les organes d’administration, de surveillance ou de gestion d’une structure privée, publique, parapublique ou associative ressortissant de son domaine d’autorité administrative ou politique ayant bénéficié d’une aide directe ou indirecte de l’Etat pendant sa fonction ou son mandat. 1.8. Aucun agent public, nommé ou élu, ne saurait être actionnaire ou sociétaire d’une entreprise étrangère ou à capitaux partiellement ou entièrement étrangers installée au Mali ou à l’Etranger. 1.9. Il sera formellement interdit à tout membre des corps militaires ou paramilitaires (Armée, Sécurité, Douanes, Eaux et Forêts, etc.), des services de l’assiette et du recouvrement et aux hauts responsables de banques et autres établissements financiers de faire partie des organes dirigeants ni d’être bailleurs de fonds de partis, regroupements ou associations à caractère politique, sans préjudice des textes spécifiques à ces différents corps et professions relatifs à la participation de leurs membres respectifs à toute activité politique formelle ou informelle. 1.10. Toute condamnation pour détournement de biens publics, abus de biens sociaux, délit d’initié, participation à la fraude ou à la corruption à l’occasion d’examens officiels ou de concours de recrutement organisés par ou pour le compte de l’Etat, ou spéculation foncière entraine l’inéligibilité à exercer tout mandat public, électif ou nominatif, pendant une période d’au moins 10 ans après la condamnation définitive. 1.11. Un audit de la gestion du foncier urbain et rural, y compris les baux à l’Office du Niger, sera lancé et un Tribunal du foncier sera créé; 1.12. Les mesures prévues par la Constitution concernant les déclar
madani
madani 13 ans
il faut tout simplement prier....pas pour un candidat...mais pour tout ceux qui veulent metrent ce pays a feux et a sangs apres les elections s endorment pendant une semaine, avant qu ont en finissent avec les choses seurieuses...amen..
yakashietsu
yakashietsu 13 ans
Ces "religieux" feraient mieux de s'occuper de la moralité de leur brebis, plutôt que de se mêler de la Politique. - Le rôle d'un guide religieux est-il d'appeler à voter pour tel ou tel candidat ? Nous assistons même au déguisement à travers des associations pour soutenir tel ou tel candidat ... - Ils feraient mieux d'appeler les Maliens et Maliennes de prier afin que le Mali sorte de cette crise dans la Paix, plutôt que d'attiser des feux qui risquent de brûler TOUT le Mali.
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