Renforcement de la sécurité frontalière : L’OIM et le Gouvernement du Mali lancent deux importants projets

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En vue de renforcer la sécurité  et la gestion des frontières entre le Mali, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et la Guinée Conakry, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) en collaboration avec le Gouvernement du Mali  a initié deux projets qui ont été lancés le vendredi 14 juillet dernier au Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile. C’était sous la présidence du Secrétaire Général dudit département AzerKamaté,  en présence de l’Ambassadeur du Japon au Mali, Kuroki Daisuke, du chef de mission de l’OIM au Mali, Bakary Doumbia. 

Lancés en mars dernier par l’Organisation Internationale pour les Migrations en étroite collaboration avec le gouvernement du Mali, ces projets dont l’un est nommé « Renforcement de la Sécurité et de la Gestion des Frontières au Mali » etle second « Renforcement des capacités de Gestion Intégrée des Frontières entre la Guinée et le Mali »ont tous deux pour objectif, de renforcer la sécurité et la gestion des frontière au Mali.Ils sont financés par le Gouvernement du Japon et mis en œuvre en partenariat avec le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, le Ministère de l’Administration Territoriale ainsi que le Ministère de la Solidarité et de l’Action Humanitaire.

Aux dires du chef de mission de l’OIM au Mali, Bakary Doumbia, ces deux projets vont permettre la réalisation de plusieurs activités. Et contribueront  à l’amélioration de la gestion des frontières du Mali. D’après lui, ils prévoient  la construction de 3 (trois) postes frontaliers  notamment à Diboli, (frontière du Mali avec le Sénégal),  à Zégoua, (frontière du Mali avec la Côte d’Ivoire) et à Kourémalé, (frontière du Mali avec la Guinée Conakry). Mais également, l’installation du Système MIDAS qui permet une gestion informatisée au niveau de ces postes frontaliers. En plus de cela explique-t-il, il y’aura l’interconnexion entre les différents postes frontaliers avec Bamako qui permettra aux autorités,  à partir de Bamako, de voir les flux à partir des différents postes frontaliers. S’y ajoutent plusieurs  formations dans le domaine de la gestion des frontières et des stimulations sur la gestion des crises au niveau des frontières.

« La gestion des frontières doit être vue pas seulement au niveau  d’un seul pays, mais doit être vue au niveau régionale », a-t-il souligné. Avant de rappeler leurs 3 (trois) projets de l’année dernière (frontières Mali avec Niger, Mauritanie et Burkina Faso). Et de souligner que ces deux projets qu’ils viennent de lancer viennent en complément deceux de l’année passée.

  1. Doumbia a profité de cette occasion pour saluer la coopération entre le Mali et le Japon.

Prenant la parole, l’Ambassadeur du Japon au Mali, Kuroki Daisuke,a mis l’accent sur le coût de ces projets. Selon lui, ces dons sont  non remboursables dans le cadre de la coopération multilatérale Japon-Mali-OIM. Il a demandé au chef de mission de l’OIM au Mali d’assurer une exécution correcte de ces projets avec  le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile (MSPC), afin d’obtenir de meilleurs résultats.

Quant au Secrétaire Général du MSPC, AzerKamaté, il a rappelé que la maitrise des défis complexes  liés à la gestion de la ligne frontalière du Mali longue de plus de 7 000 Km constitue une priorité de premier ordre pour le gouvernement du Mali. Des défis en face desquels dit-il, l’accompagnement de la communauté internationale n’a jamais fait défaut. Il a souligné les efforts du gouvernement dans la sécurisation despopulations à travers le renforcement de la capacité d’intervention des forces de sécurité avec l’appui des partenaires et pays amis. Selon lui, la réalisation des présents projets sur la gestion des frontières contribuera au renforcement des moyens d’action des forces de sécurité.

A en croire M. Kamaté, la construction et la réhabilitation de 3 postes de frontière permettra aux forces de sécurité en l’occurrence la Police Nationale de disposer désormais de conditions propices à l’exécution correcte de leur mission quotidienne.

Enfin, il a remercié le Japon pour son assistance multiple au Mali et l’OIM, pour  la pertinence de ses nombreuses initiatives prises en étroite collaboration avec le gouvernement du Mali.

A noter que ces projets vont durer 12 mois (31 mars 2017 au 31 mars 2018) et leur coût total  s’élève à 3 millions de dollars américain.

Fily Sissoko

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