Surveillance des prisons au Mali : Les laissés pour compte
Un prisonnier rebelle menotté à un gendarme malien dans le centre de Tombouctou, le 1er février 2013.REUTERS[/caption] Reconnus pour exercer dans un corps paramilitaire, les surveillants de prison ne bénéficient pourtant point d’un statut particulier et autonome comme c’est le cas pour les policiers et les agents des eaux et forêts. Toute chose qui fait de ces surveillants de prisons de véritables laissés pour compte. Depuis son installation, il y’a 16 ans, le corps des surveillants des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée n’a jusqu’ici, été doté d’un quelconque statut particulier. Il demeure régi par les statuts de la fonction publique, lesquels s’y sont révélés incompatibles et irrévérencieux. Autrement dit, c’est la fonction publique qui organise le recrutement et la répartition des surveillants de prisons. Directement inclus dans le statut général de la fonction publique, les surveillants de prison, contrairement à une idée répandue, gagnent moins par rapport à leurs congénères de la police par exemple.
Un responsable syndical de la Maison Centrale d’Arrêt (MCA), nous confirme par exemple, que celui d’un sergent de police touche un salaire mensuel deux fois plus élevé qu’un surveillant de prison.
Malick Camara
Quelle est votre réaction ?
Like
0
Je kiff pas
0
Je kiff
0
Drôle
0
Ouah
0
Triste
0
Hmmm
0
-
Kinguiranke
(119)
-
Nfp
(68)
-
Kankan
(50)
-
Citoyen du monde
(28)
-
Sissoko
(25)
Commentaires (0)