France-Afrique: le « ni-ni » sauce hollandaise

13 Oct 2012 - 08:55
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_98366" align="alignleft" width="245"] Le président français François Hollande (g) et son homologue sénégalais Macky Sall (d), le 12 octobre 2012 à Dakar
© AFP[/caption] C’est un peu le privilège de l’âge. Le temps qui passe vous vaccine contre les vapeur vénéneuses de l’illusion lyrique. Instruit par l’expérience, on s’en tiendra à ce vademecum: auteur hier à Dakar d’un discours prometteur, François Hollande sera jugé sur pièces. « Le temps de la Françafrique, claironne le locataire de l’Elysée, est révolu. Il y a la France et il y a l’Afrique. Et il y a le partenariat entre la France et l’Afrique. » Fort bien. Reste qu’on se souvient avoir entendu, en mai 2006 à Cotonou (Bénin),  son prédécesseur Nicolas Sarkozy prononcer non sans panache l’oraison funèbre de la même Françafrique. Laquelle doit bien avoir une carte de fidélité des pompes funèbres : on l’a portée en terre sans fleurs ni couronnes tant de fois qu’elle aura droit sous peu à des funérailles gratuites. « Les émissaires, les intermédiaires et les officines, jure l’ex-timonier du PS, trouveront portes closes à la Présidence de la République comme dans les ministères ». Parfait. Mais le propre des agents d’influence est de passer par la fenêtre ; qu’il conviendra donc de doter de robustes barreaux. En la matière, le pedigree politique du nouveau pouvoir hexagonal ne l’immunise nullement contre les turpitudes françafricaines. Sous François Mitterrand et au-delà, maints trafiquants d’influence réputés « de gôche » ont sévi entre bords de Seine et sud du Sahara. C’est ainsi : secoués par les bourrasques de la mondialisation, les réseaux mutent, mais ne se rendent pas. François Hollande aurait-il une âme de poète ? A tout le moins, il aime les allitérations rimées. Devant le députés sénégalais, il a ainsi exalté une histoire commune « belle, cruelle et rebelle ». De là à y voir un préambule subliminal à son arrivée, ce samedi à l’aube, à « Kin-la-Belle/Kin-la-Poubelle », formule empruntée à ces Congolais que navre le naufrage urbain de leur capitale… Ne quittons pas le royaume de la rime. Vantant les vertus de la « confiance », de le « transparence » et de la « bonne gouvernance », le tombeur de Sarko prône une amitié « sans ingérence, mais avec exigence ». Manière de moderniser le « ni-ni » cher à Lionel Jospin millésime Matignon : « Ni ingérence, ni indifférence ». Précédent peu convaincant au demeurant, tant fut tiède l’intérêt que portait le camarade Lionel au continent noir. Pour lui, ce ne fut pas « la Corrèze avant le Zambèze », mais Cintegabelle avant le Sahel. Remarquez qu’à ce jeu-là, les héritiers de Charles de Gaulle -Jacques Foccart plutôt que Madagascar- avaient montré la voie du repli. Giscard ? Trente carats avant Sankara. Mitterrand ? Latché plutôt que Kagamé. Chirac ? Bity avant Nairobi. Et Sarkozy ? Au choix, Neuilly avant le Mali, ou bling-bling plutôt que Jean Ping. A propos de lexique, une ultime remarque. S’agissant du lien postcolonial, François Hollande récuse avec vigueur le concept de « normalisation ». Etrange. Pour avoir grandi au temps de la Guerre froide, serait-il hanté par les cauchemars soviétiques de Prague et Budapest au point d’oublier le sens profond du mot ? Que le président « normal » œuvre à rendre « normal » ce qui ne l’est pas, quoi de plus… logique ? lexpress.fr/ LE 13 OCTOBRE 2012 10H37 | PAR VINCENT HUGEUX

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Commentaires (5)

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Madeen
Madeen 14 ans
LETTRE A VOUS SŒURS ET FRERES DES PAYS DU MONDE, SOLIDAIRES ET EPRIS DE PAIX ET DE JUSTICE Par la présente, je voudrais vous rappeler que le Mali est malade et alité, presque sans assistance ; en tous cas pas à la hauteur de mes attentes. Les médicaments prescrits, qui ne sont disponibles essentiellement que dans les pharmacies CEDEAO, UA, OTAN et ONU, tardent à venir. Or le cas échéant, le malade risque des complications très graves voire fatales. Déjà, la « décapitation du pays » (fuite d’Amadou Toumani TOURE) a mis à rude épreuve un Etat qui avait du reste de la peine à assurer convenablement son propre fonctionnement régulier sans l’appui des Partenaires au Développement tant les maux étaient trop nombreux. ATT en dégringolant les marches de la colline de Koulouba (lieu d’implantation du Palais présidentiel) nuitamment sans la moindre possibilité de donner au revoir à son « Peuple de consensus » mettait en exergue les limites d’un système politique sans opposition crédible et axé sur un unanimisme trompeur, malhonnête et suicidaire. La prise éphémère du pouvoir par des soldats corrobore cette gestion artisanale et le délitement de l’Etat malien, géré par un homme comparé à un démiurge par des griots et assimilés. Cette iconographie consacrée à l’Ascension d’un Ex-putschiste Président a naturellement occasionné la gestion paternaliste du pouvoir tout en entraînant l’unilatéralisme inédit en l’absence d’une opposition digne. C’est ainsi que des accords irréfléchis et de traîtrise ont été signés en catimini avec les rebelles il y a des lustres (Alpha Oumar KONARE et ATT). En effet, il y a eu une politique de discrimination positive sans précédent en faveur des régions du Nord (surtout les Tamasheq) au détriment des autres Régions du pays et la mise en œuvre précipitée de la décentralisation alors que le pays n’y était pas préparé. Ce cafouillage a été mis à profit par les caciques de la rébellion pour se renforcer. D’ailleurs, ils ont pu convaincre Alpha et ATT après leur intégration à être affectés dans le Nord. En dépit des renseignements des services en charge de la sécurité d’Etat, ATT se mêlait de tout ; même de la mutation du Caporal. Et chaque fois que les rapports de force leur étaient favorables, les rebelles n’ont pas hésité à poser des actes de sédition comme le massacre des militaires sous-équipés à Tombouctou, à Gao, à Abeïbara, à Tinzaouatène… ; militaires enfouis en terre sans dignité et sans honneur parfois même exhumés par des intempéries comme si on s’était débarrassé du « cadavre » d’un mauvais animal de compagnie. Quelle ingratitude des premiers responsables de ce pays à l’endroit de ceux qui ont choisi comme vocation le métier des armes pour défendre la nation. Et les auteurs de ces crimes étaient promus au détriment des militaires mutilés et au grand dam du sacrifice ultime consentis par les soldats assassinés sur le champ de l’honneur, comme si il y avait « une prime du crime accompli ». Pouvez-vous comptez sur une armée pareille ayant le moral au talon ? Certainement pas. Mais, l’armée en dépit de cette irresponsabilité au sommet de l’Etat à continuer à faire preuve de bravoure, à se sacrifier davantage pour le pays. Mais un militaire affamé, sans munition ou avec des munitions avariées et doté de matériel suranné ne peut pas faire face à tes terroristes surarmés et bénéficiant de complicités extraordinaires tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Pour avoir été témoin oculaire, je peux dire sans risque de me tromper que l’armée du Mali est brave et patriote, engagée et responsable. Seulement avec la félonie au sommet de l’Etat, « personne ne pouvait remplir un sac troué ». Ces mouvements tamasheq qui n’ont jamais déposé les armes malgré les accords signés se sont regroupés grosso modo dans une alliance contre nature. Iyad AG HALY, tamasheq irrédentiste, fin calculateur, ancien rebelle, ancien diplomate du Mali en Arabie –Saoudite où il a été déclaré persona non gratta pour connexion avec le réseau terroriste international, pour des raisons de leadership, a créé le sulfureux Aneçardine dans l’optique du retour à l’ordre féodal : la suprématie de la fraction Ifoghas à laquelle il appartient. Aussi « le nom Aneçardine » visait aussi à créer une confusion terrible à Bamako et dans le reste du pays avec Aneçardine du prêcheur Cheick Chérif Ousmane Madane HAÏDARAB. Heureusement que le Peuple a compris en dépit de l’équivoque savamment créée par la presse internationale Suite à leur dernière rébellion, l’Etat malien avait utilisé la politique de la division et était parvenu à propulser d’autres Tamasheq que les Ifoghas considèrent comme des hommes de seconde zone. C’est pourquoi presque tous les cadres Ifoghas de loin ou de près soutiennent le terrorisme appelé injustement rébellion. Je veux faire allusion aux plus connus qui ont eu le courage d’agir de façon ostentatoire comme les députés Alghabas, fils du patriarche Inthalla AG ATTAHER de la grande famille Ifoghas de Ki
Yadupour
Yadupour 14 ans
Rien a ajouter. Votre lettre m'a touché du fong du cœur. F:.
Koumba Sacko
Koumba Sacko 14 ans
Nous disons que les présidents français avant d’être présidents ont cette fâcheuse habitude de dire durant la campagne présidentielle qu’ils mettront fin à la « France-Afrique » ou « Parrainage » 1fois élus Nous disons 1fois élu le nouveau devient plus « France-Afrique » plus « Parrain » que le précédent Nous disons comme l’exige les us et coutumes de ce type de rapport les présidents des anciennes colonies viennent faire allégeance au nouveau Parrain Nous disons le nouveau président Parrain n’a pas également déroge à ce principe sacro saint lui qui dit mettre fin à la « France-Afrique » ou Parrainage Nous disons chaque président de la France 1fois élu apporte sa « touche » en tant que Parrain selon sa personnalité Nous disons regarder comment le nouveau président impose dicte au Mali menace au Congo Démocratique ferme les yeux sur le Gabon le Cameroun le Congo Brazza etc. Nous disons au lieu de faire 2poids 2mesures il serai bon de laisser les gouvernements des anciennes colonies gouverner Nous disons les présidents français n’ont jamais fait le Parrain avec l’Allemagne la Grande Bretagne la Suisse etc. Nous disons décidément la France ne peut pas se passer de la « France-Afrique » ou du « Parrainage »
Broulayi 14 ans
Parfait... Parfait... :-D :-D :-D ..."partenariat entre la France et l'Afrique"... :-D ... Haaa ! j'adore ce mot "PARTENARIAT"... La balle est dans notre camp. A nous de présenter des candidats sérieux pour des partenariats féconds entre les investisseurs français et les nôtres pour le développement de nos pays. Finie la FranceAfric... Vive le partenariat..... :-D :-D :-D :-D
coco 14 ans
:lol: :lol: :lol: :lol: .........TROU là , on inaugure aujourd'hui ... ...TROU là ......cé .....PARTENARIAT ...... ..Suffira maintenant de réclamer au nouveau "partenaire" le fric déjà volé et bouffé par l'autre ..chez lui . L'aura juste à dire :....jé ten donneu un pé moins .......ké .....Tu sé pourkoi ké ! Jé remboursé ké !........TROU là , on inaugure aujourd'hui ... ...TROU là ......cé .....PARTENARIAT ...... .c'est moins compliqué , de toutes façons les dossiers sont déjà connus dans les chancelleries , et çà fait moins de bruit ! Il est vraiment bon ce Hollande .
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