DE PARIS A BAMAKO EN DIRECT POUR LA PREMIERE FOIS : Pari réussi pour Salif Sanogo

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C’est un homme qui a du punch, un présentateur clair et convaincant. Le chouchou des téléspectateurs de CyberNTIC et des grands débats, l’enfant du Tata, Salif Sanogo, était en France dans le cadre de la 6e édition du mois du Mali en France, organisée le ministère de l’Artisanat et du Tourisme. Pour la première fois, une retransmission en direct depuis Paris était au programme. L’homme nous parle de l’innovation que les Maliens ont fort appréciée.

La première semaine de la manifestation fut consacrée à l’artisanat, dans les locaux de la Bourse du Commerce de Paris, la seconde à la troisième édition de la Semaine culturelle et artisanale du Mali à Montreuil, la troisième à des manifestations à Asnières et enfin, la dernière à la seconde édition de la Foire artisanale et touristique du Mali à Evry-Courcouronnes. Faire un direct depuis Paris est, selon Salif, un travail assez facile aujourd’hui. Pour la réalisation, il a fallu juste un ordinateur portable sur lequel était installé le logiciel ABDIXpress et un magnétoscope mini TV. L’équipe se composait de trois personnes, le journaliste lui-même, son caméraman Chiaka Doumbia et le monteur Abdou Gassama.

C’est la même équipe qui avait tenté la première expérience lors du Folkslife festival de Washington en 2003, dont le Mali était l’invité d’honneur. Là, ils avaient travaillé en collaboration avec une équipe technique américaine. Le travail était fastidieux, mais il fallait le faire. A l’époque, le matériel disponible leur avait seulement permis de faire le montage et l’identification sur place. A partir de cette première expérience, Salif s’est dit " pourquoi ne pas essayer de rééditer la même chose, d’autant plus que, la technologie ayant évolué entre temps, avec un simple ordinateur on peut faire le montage ? ". Il a partagé l’idée avec le ministre N’Diaye Ba, qui s’est montré très enchanté.

Le ministère a saisi l’ORTM qui s’est dite intéressée par le projet et c’est parti. "C’était un rêve fou au départ, qui a bien réussi, j’en suis content. Désormais, notre direction sait qu’avec une petite équipe et très peu de matériel, on peut produire de belles choses". Le prix de l’équipement nécessaire est beaucoup plus abordable aujourd’hui, tout comme celui de la location du faisceau. Les difficultés d’une telle opération résident surtout au niveau de la synchronisation, gérée par un paramétrage du logiciel de l’ordinateur. Le travail a pris un mois de dur labeur, car il fallait produire tous les jours sans exception, pour alimenter en éléments les deux journaux spéciaux hebdomadaires des lundi et jeudi.

L’une des particularités de Salif Sanogo, c’est qu’il aime ce qu’il fait. Il veut réussir les tâches qu’on lui a assignées. C’est un passionné, un curieux qui cherche à s’adapter à son temps, un mordu du travail. "Cela m’est assez facile, car j’ai une grande complicité avec les agents techniques, les caméramans et les monteurs. A partir de là, avec ces différentes compétences réunies, cela nous offre l’opportunité de pouvoir oser faire certaines choses, et ça marche ! ".

Fatoumata Mah Thiam Doumbia

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