Accord de coopération et de défense entre le Mali et la France : La signature reportée à une date indéterminée

22 Jan 2014 - 05:00
Mis à jour: 13 ans
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L’affaire a suscité un tollé dans les milieux associatifs et politiques du Mali. Alors que certains groupes rejettent le pricipe même d’accord de coopération et de défense entre le Mali et la France, d’autres contestaient la date choisie, le 20 janvier, pour la signature dudit accord. En effet c’est en effet le 20 janvier 1961 que le président malien Modibo Kéita avait demandé à la France d’évacuer ses bases installées au Mali (Bamako, Kati, Gao et Tessalit).     [caption id="attachment_104710" align="alignleft" width="310"]Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian[/caption] Derrière ce tollé l’on a surtout vu et entendu le parti Cnas-faso Hère de l’ancien Premier ministre Soumana Sako, le regroupement politico-associatif pro-pustch du 22 mars 2012 Mp22 anmé par le parti Sadi et ses alliés, le mouvement Coalition pour la Défense de la République (Cdr). Si Cnas-faso Hère rejettait la date du 20 janvier, date anniversaire de la naissance de l’armée malienne en 1961, le Mp22 et la Cdr ont dit haut qu’un accord de coopération et de défense entre le Mali et la France constitue un coup de poignard dans la souveraineté du Mali. Chacune de ses organisations semblent avoir obtenu satisfaction avec le report, à une date ndéterminée, de la signature dudit accord de coopération et de défense entre le Mali et la France.     POURQUOI LE REPORT ? On se rappelle que c’est le Ministre francais de la Défense, Jean Yves Le Drian, qui a déclaré en fin décembre 2013, lors d’une visite au Mali, qu’il reviendrait au Mali le 20 Janvier 2014 pour signer au nom de la France un accord de coopération et de défense avec le Mali.     L’Agence France Presse, citant une source ministérielle française, a rapporté qu’“il s'agit davantage d'un problème de forme que de fond". En effet, si le document est quasiment finalisé - il reste quelques points à régler -, la signature officielle a visiblement été reportée d'un commun accord pour ménager la sensibilité de l'opinion publique malienne. Le timing retenu par Paris et Bamako n'était en effet pas des plus appropriés, le 20 janvier coïncidant avec la fête de l'armée malienne. L'accord devrait donc être signé "plus tard", sans plus de précision.”   Par contre le Ministre malien de la Défense, Soumeylou Boubèye Maïga, a lui déclaré au cours du déjeuner de presse organisé dans le cadre de la célébration du 53e anniversaire de l’armée malienne, le dimanche dernier, qu’n’a jamais été question de la signature d’un accord de défense entre le Mali et la France le 20 janvier. “Nous n’avions pas arrêté le 20 janvier pour cela, mais avec la France, comme avec tous les autres pays, nous estimons que nous devons avoir un cadre juridique et politique qui va organiser nos relations militaires, comme cela s’est fait dans le domaine de l’éducation, de la santé, des finances et beaucoup d’autres domaines”, a déclaré le Ministre Soumeylou Boubèye Maïga. Il a néanmoins confirmé que “les groupes d’experts sont en train de travailler pour que nous puissions nous doter d’un accord de coopération en matière de défense”. VICTOIRE DE COURTE DURÉE Cette “victoire”, si on peut l’appeler comme cela, sera de courte durée pour les regroupements politico-associatifs qui s’opposent à un accord de coopération et de défense entre le Mali et la France. Parce qu’il s’agit pour le moment d’un simple report de la date de sa signature. Mais ledit accord sera signé.     Dans sa dernière livraison, l’hebdomadaire Jeune Afrique écrit que “sur le fond, ce nouvel accord de coopération et de défense ne devrait pas apporter de grands bouleversements à la relation militaire entre les deux pays. "Il s'agit simplement de toiletter le précédent accord et de revoir notre collaboration en matière de défense à l'aune du nouveau contexte sécuritaire au Mali", assure une source diplomatique à Paris. Ce texte devrait notamment mieux définir les contours de la présence française dans le pays post-opération Serval. Ainsi, s'il n'est pas question d'établir une base française permanente au Nord-Mali, les "points d'appui militaire actuels à Gao et Tessalit" n'ont, selon notre source ministérielle, "pas de date de péremption".   Moussa TOURÉ

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Commentaires (14)

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barbapapa
barbapapa 13 ans
toujours vigilance !
1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 13 ans
Il est toujours raisonnable et bon de prendre le temps necessaire de reflechir a des enjeux cruciaux, surtout dans la situation actuelle. C'est plus sage et pourvu que le Peuple ne soit dupper :mrgreen: .
Superdupont
Superdupont 13 ans
Un commentaire en 3 points : 1/ Une base a Tessalit était utile dans les années 2005 à 2010 dans un sens préventif. Cela n'a pas été politiquement possible et les conséquences sont connues... Demander l'installation d'une base aujourd'hui est inutile car les militaires français disposent d'une base de fait. Si dans dix ou vingt ans le besoin se fait sentir, il sera toujours possible d'en discuter à ce moment. 2/ La nécessaire évolution de l'armée malienne. Si l'on admet que l'outil militaire malien n'est pas capable de se réformer seul, la seule question intelligente est : avec quel partenaire ? En pratique (à part les français qui n’ont aujourd’hui guère le choix) je ne vois pas tant de pays qui se bousculent pour investir sur l’armée malienne. 3/ La seule surprise de cet accord de coopération serait dans la prise en compte de la dimension régionale des aspects sécuritaires : l’armée algérienne expulse GSPC/AQMI de l’Algérie et ils s’installent au Mali, Serval intervient au Mali et GSPC/AQMI s’installe en Libye. Les militaires aimeraient intervenir (en zone désertique, ni dans les villes ni dans les villages) sans tenir compte des frontières souveraines. C’est idiot de chasser AQMI du Mali et d’attendre qu’ils se refassent une santé en Lybie, plus on attend et plus ils se renforcent ou reforment alors que les moyens sont là : Serval, armée algérienne, tchadienne... La dimension souveraine est dans ce cas stupide seule la coopération régionale fait sens pour lutter conter les bandes armées, les trafics…
modibo
modibo 13 ans
pourquoi la france ne laisse pas les pays africains tranquille pour vous etes partout dans le monde oubien vous vous croyé le maitre du monde
alex
alex 13 ans
modibo je ne sait pas si vous savez ce que dite mai sans la france aujourdhui il y aurais beaucoup de main coupé de jambe coupé d'hommes dont leur chat ne peuve plus attrapé de souries comme on dit vive la liberté d'expression
NFP
NFP 13 ans
Leila "Il ne se souviennent déjà plus qu’ils avaient le feu au c.ul il y a un an" Exact!... Et parmi tous ceux qui parlent d'atteinte à leur SOUVERAINETE, se sont bien gardés de parler de "souveraineté" quand serval à débarqué à Konna!... A l'époque, quand on a eu effectivement "le feu au c.ul", l'intervention Française a été saluée par "hourrahs" et des "bienvenue"...
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