Des experts militaires et diplomates au chevet du Mali : Le diagnostic de l'armée nationale d'ici la fin de la semaine

24 Oct 2012 - 11:30
Mis à jour: 14 ans
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Une dizaine d'experts militaires européens sont à Bamako depuis le lundi 22 octobre 2012 et pour une semaine. Ces spécialistes des questions de défense doivent recenser les besoins de l'armée malienne, afin de l'aider à être prête pour les échéances décisives qui l'attendent dans le septentrion. La grande muette du Mali va devoir rompre son silence, recevoir les appuis en matériels et en formation afin de se remettre d'aplomb dans une opération où elle aura besoin non seulement d'appuis extérieurs mais aussi intérieurs. Quid du corps des bérets rouges démoralisé? [caption id="attachment_68787" align="alignleft" width="310"] Col-Major Yamoussa Camara, ministre de la défense[/caption] Au moment où, à Paris, une rencontre  se penche sur la crise sécuritaire dans la zone sahélienne et particulièrement au Mali, une dizaine d'experts européens en science militaire sont à Bamako. La réunion de Paris a rassemblé lundi et mardi des cadres de l'armée américaine, des diplomates du département d'Etat américain, et de nombreux représentants de la zone sahélo-saharienne. A Bamako, la mission européenne va voir quels sont les points faibles de l'armée malienne et comment la remettre à niveau. Ces experts militaires et civils vont étroitement  travailler avec un comité technique mis en place par le ministère de la Défense et l'état-major.  Même si le ministre Colonel-major Yamoussa Camara est actuellement dans la délégation présidentielle à Doha au Qatar, le chef de l'ex-junte devrait prêter une oreille attentive à ces experts. Ceux-ci ne feront pas l'économie d'une visite dans la garnison de Kati, pour échanger avec le capitaine Sanogo, le désormais président du comité de suivi des réformes de l'armée. L'occasion est bonne pour l'ex-putschiste de prendre une part active dans la gestion militaire du dossier de la reconquête des 2/3 du territoire malien, occupés par des terroristes et des djihadistes de tout acabit. [caption id="attachment_101342" align="alignright" width="315"] Ibrahima Dembélé, Chef d'Etat major des armées[/caption] De sources crédibles, les membres de la délégation européenne devraient être en mesure, d'ici la fin de la semaine, d'effectuer un diagnostic méticuleux de l'armée. Ceci se traduira ensuite par des propositions précises, telles que par exemple la formation de tel ou tel bataillon, ou le travail sur la chaîne de commandement. Car de l'avis des militaires, et notamment du colonel El Hadj Gamou, fer de lance de la lutte au nord du pays au début de l'année, l'encadrement des troupes est aujourd'hui à revoir à tous les niveaux. Il faut rappeler que lors d'une récente visite de la Commission de défense de l'Assemblée nationale à Kati, avec à sa tête le président de l'institution, l'honorable Younoussi Touré, les parlementaires ont noté l'état de délabrement avancé dans lequel se trouvent et le matériel et les hommes. Rappelons que dans les prochaines semaines, un autre travail conjoint devrait démarrer cette fois-ci avec l'Union africaine, la Cédéao et l'ONU pour aider les autorités maliennes à écrire dans le détail le concept d'opération militaire qui doit être soumis ensuite au Conseil de sécurité. Par ailleurs, le lundi 22 octobre, a débuté discrètement, au Cercle national des armées, à Paris, autour des représentants de l'Union africaine, de la Cédéao, de l'Union européenne et des Nations unies un huis clos au chevet du Sahel et du Mali. Johnnie Carson, le haut responsable pour l'Afrique aux Affaires étrangères à Washington, le général Charles Hooper, le responsable de la planification stratégique au sein du commandement du Pentagone pour l'Afrique, participent à ce conclave. "Les discussions restreintes et confidentielles" de cette réunion de haut niveau se sont déroulées hier mardi et devraient permettre de peaufiner les stratégies pour venir à bout des terroristes qui sèment la désolation dans le Sahel et particulièrement au Nord du Mali. Une délégation américaine doit se rendre au Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), le centre nerveux de l'état-major des armées à Paris. D'autres militaires américains vont faire le voyage en France afin de travailler à la coordination des opérations dans le Sahel.  Une mission d'évaluation française doit par ailleurs rejoindre très prochainement les experts militaires de l'Union européenne déjà à pied d'œuvre à Bamako. La question se pose de savoir si l’armée nationale doit se remobiliser pour aller au Nord sans que le problème des bérets rouges ne soit réglé. Ce corps d’élite n’a-t-il pas toute sa partition à jouer dans la reconquête des régions occupées? L’amour de la patrie devrait amener les uns et les autres à agir dans ce sens.                          Bruno D SEGBEDJI

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Commentaires (13)

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CONSEILLER VIRTUEL
CONSEILLER VIRTUEL 14 ans
Le Mali, nouvelle victime désignée d’actives ingérences néocoloniales françaises. François Hollande, au nom de la France, prit la parole lors de la 67ème session annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU le jour de son ouverture, le mardi 25 septembre 2012, demandant entre autres choses un mandat international pour une intervention militaire étrangère au Mali, dont le nord du pays est occupé par des rebelles. Il qualifia d’”insupportable, inadmissible, inacceptable” l’occupation du vaste territoire du nord malien “par des groupes terroristes” en annonçant que la France soutiendra toutes les initiatives qui seront prises par les Africains. (1) Pour rappel, la France de M.Chirac et de M.Sarkozy ne trouvait pas insupportable, inadmissible ni inacceptable l’occupation du nord ivoirien par des rebelles sanguinaires, putschistes ratés, depuis septembre 2002 et cela jusqu’à avril 2011, car ces rebelles soutenaient l’homme adoubé par Paris, l’ancien fonctionnaire du FMI Alassane Dramane Ouattara (ADO), aujourd’hui hissé au pouvoir en Côte d’Ivoire. Et droites et gauches françaises se donnaient la main durant cette période dans une union sacrée assurant cette collusion où J. Chirac et N. Sarkozy assuraient un soutien militaire français aux rebelles pour agresser l’Etat ivoirien. Ici la France soutient des rebelles, là-bas elle fait la guerre pour les combattre. Allez comprendre ! Les rebelles semblent bons s’ils sont en Côte d’Ivoire, en Libye ou en Syrie, à un moment donné et contre l’ennemi désigné des intérêts occidentaux (réel ou supposé). La géométrie variable est bien visible. La ficelle est grossière. La France s’immisce à présent de façon aiguë et accélérée au Mali. Le néocolonialisme décomplexé se manifeste une fois de plus. L’ingérence politique et « diplomatique » devient ouvertement militaire. La crise interne, politique et militaire, au Mali veut être résolue militairement par la seule France et ses alliés africains, ses anciennes colonies ouest africaines. Dans un élan désintéressé ? Les origines d’une crise sans précédents : Touaregs et islamistes contre le Mali, plus affaibli que jamais. Cette crise au Mali est due aux rébellions, (2) sécessionnistes et/ou fondamentalistes, touarègues ou islamistes, qui réussirent à attaquer, occuper et contrôler le nord du pays avec ses villes principales, Gao, Kidal, Tessalit et la légendaire Tombouctou, depuis janvier 2012. Ceci provoqua un putsch fin mars 2012 pour déposer du pouvoir le général Amadou Toumani Touré, dit « ATT », impuissant et visiblement incompétent, président élu, lors de son élection contestée fin avril 2007 (comme lors de sa première élection, en mai 2002), et en fin de mandat car une élection présidentielle était prévue pour le 29 avril 2012. Le coup d’Etat fut populaire, et eut un fort soutien politique et citoyen exprimé publiquement. (3) Une description fine, avec une tentative d’analyse pertinente, ultérieure, devrait aborder le richissime sujet d’actions et réactions au Mali face au ‘pronunciamiento’ militaire, des partis, mouvements politiques, syndicats, associations, communautés, musulmans non-intégristes, soutiens et opposants des jeunes officiers révoltés, et des consensus et clivages. Faut rappeler que la déstabilisation du Sahel, de toute la bande sahélo saharienne, donc du nord du Mali à présent occupé par des rebelles, est l’une des conséquences directes de la guerre de l’OTAN contre la Libye, dont la France de N. Sarkozy fut l’initiatrice. Ce conflit provoqua la prolifération et le renforcement de bandes armées djihadistes et, à la chute du régime libyen et après l’exécution de Mouammar Kadhafi, la débandade de l’armée libyenne et la dissémination accélérée d’armes de tout genre et d’hommes armés dans le Sahel. Parmi les Touaregs rebelles et les islamistes au Mali il y a des vétérans de la guerre en Libye de 2011. Après les offensives rebelles de janvier 2012 et la chute de tout le nord du pays suite au retrait de l’armée malienne au mois d’avril dernier, à présent les mouvances islamistes chercheraient, avec les crimes commis au nom de la charia et une lente poussé vers le sud-ouest, l’affrontement afin de galvaniser et d’unifier les groupes djihadistes probablement pour internationaliser le conflit dans le but d’« afghaniser » la région. Le MLNA touareg ayant été à l’heure actuelle largement submergé par les groupes islamistes. L’arroseur arrosé ? Qui tire les ficelles occultes de ces mouvances ? L’offensive du MLNA permettait à ses parrains un scénario d’eaux troubles où l’ingérence politique et militaire étrangère était autant cause que conséquence. Certains avancent les thèses bien plausibles, et démontrables, de l’implication française -sarkozyste- ainsi que des burkinabés (Blaise Comparé ayant facilité son pays comme base arrière) avec le MNLA, qui a pignon sur rue à Paris avec un siège qui agit ouvertement sans entrave. D’autres spéculent sur l’implication et accointances du Qatar -voire de quel
Pariot
Pariot 14 ans
Héh les gars, lui, capi sanogo, au moins est moins macho que la plupart des maliens qui fuient la fumée de cuisine.Ils preferent croquer le petit mil ou des cacawets pour ne pas mourrir de faim au lieu de s'essaiyer à la cuisine. nE VOUS FACHEZ SURTOUT PAS :-D :-D :mrgreen:
Sans pitié
Sans pitié 14 ans
Ca ossi cévré!!!!!! :mrgreen: :lol: :wink: :cry: :-D
Sans pitié
Sans pitié 14 ans
La face cachée de Sanogo: Maintenant qu’une « source sûre » sur Maliweb nous a révélé que le Capi-terne avait une véritable passion pour la gymnastique, et notamment pour les Bars fixes, ou les Bras parallèle, cette même « source sûre » vous donne un scoop que personne n’aurait pu soupçonner: Outre sa passion pour le sport susmensionnée (sa passion susmensionnée pour le sport, c’est mieux, le héros de Kati à une autre passion: LA CUISINE! Eh oui! A le voir, qui s’imaginerait qu’il adore se mettre au fourneau et mijoter les recettes les plus subtiles? Pressé par nos enquêteurs, le Capi a fini par accepter de nous livrer la recette qu’il affectionne le plus: LE POULET AU WHISKY (Spécialité Irlandaise particulièrement exquise.) Voici donc la recette du Poulet au Whisky, telle que le Capitaine cordon bleu à finalement consenti à nous livrer: Passer chez Azar, et acheter un poulet d ‘ environ 1,200 Kg, une bouteille de whisky, ainsi que de l ‘ huile d ‘ olive et des bardes de lard (aaaaaastafourilaye !…) :-D :-D :-D :-D :-D :-D Barder le poulet, le saler, le poivrer, et ajouter un filet d ‘ huile d ‘olive. Préchauffer le four température moyenne (220° ou thermostat 5) pendant 10 minutes. Pendant ce temps, se verser un grand verre de whisky et le boire. Mettre le poulet au four dans un plat de cuisson approprié. S’envoyer coup sur coup deux grands verres de whisky, histoire de lutter contre la chaleur du four que vous venez d’ouvrir. Allez! même trois!… Après un quart beurre… teure… un quart d’heure …! fourrer l ‘ ouvrir et surzeiller la fuisson du boulet. Vrendre la vouteille de biscuit, et s ‘ enfiler Shéhérazade !… Pardon, s’en filer une bonne rasade !… Après un tardeur ……. un far t ‘ heure …. bon, 15 minutes quoi… dituber jusqu ‘ au vour. Oubrir la borte, revourner… reburner… enfin, mettre le noulet dans l ‘ autre sens. Comme votre cuisine commence stupidement à tourner lentement, s ‘ asseoir vite sur une fraise… une chaise… et se reverdir… resservir… 4 ou 5 verres d’hisky. Laisser fuir… suire… eh merde !… cuire !… le loulet bandant un demi-beurre, voire même 30 minutes… en gros, le temps de s’envoyer 3 berres de fluss. Après quoi, se rebercer encore une bonne voulée de misky … de… enfin du truc qu’est dans la bouteille… Rabasser le loulet (ben oui, il vient de tomber bar terre ce con !), l’effuyer soyeusement, et le voutre dans un blat. Se béter la gueule cause du gras sur le sol de la suizine. S’accrocher au pieds de la fable pour tenter de se relever, puis, finalement, déciver qu’on bien par derre; et là, sinir la mouteille. Blus tard, bien plus tard, ramber jusqu’au lit et dorbir ce ssi reste de la nuit. Le lendemain matin, prendre 2 aspirines et 3 Alka Seltzer, manger le poulet froid avec de la mayonnaise en tube et, surtout, engueuler Fatoumata la bonne pour qu’elle nettoie d’urgence le fameux bordel que vous avez mis dans la cuisine. :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D
blanche neige
blanche neige 14 ans
:lol: :lol: :lol: Sans Pitié ou vas tu chercher tout çà ?? :lol: :lol: :lol:
Sans pitié
Sans pitié 14 ans
Moi ysépadèh! Moi yléunpeucon é yladore déconé! Zétédi! Elle t'a plu?
bah bon courage chers experts européens...avec les indisciplinés ratés que sont les militaires maliens (du soldat au general, tous la racaille!), vous avez fort à faire....
Sans pitié
Sans pitié 14 ans
RUBRIQUE MALIWEB CULTURE: La citation du jour Pierre de Coubertin (en parlant des jeux Olympiques): - »L’ESSENTIEL, C’EST DE PARTICIPER! » Capitaine Amadou Hayayaie Sanogo (En sortant du bistrot): - « L’ESSENTIEL, C’EST DE PARTIR PISSER! » :lol: :lol: :lol: :lol:
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