Mali: incertitude sur le sort du président Touré, la rébellion touareg poursuit l'offensive

24 Mars 2012 - 10:33
Mis à jour: 15 ans
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[caption id="attachment_56473" align="alignleft" width="245" caption="Le chef de la junte malienne, le capitaine Amadou Sanogo, le 22 mars 2012 à Bamako © AFP Hababou Kouyate"][/caption] BAMAKO (AFP) - (AFP) -  La rébellion touareg a annoncé la poursuite de son "offensive" au Mali, où l'incertitude régnait toujours sur le sort du président  Amadou Toumani Touré, renversé jeudi par des militaires déjà de plus en plus isolés par les nombreux appels au retour à l'ordre constitutionnel. Vendredi, des informations contradictoires ont circulé sur la situation à Bamako, en lien avec une brève interruption du signal de la télévision publique sous contrôle des putschistes. Le chef de la junte, le capitaine Amadou Sanogo, avait été donné pour arrêté ou mort par certains. "Rumeurs", a réagi la junte dans une déclaration télévisée peu après 19H30 (locales et GMT), assurant: "Tout va bien" et la situation est sous contrôle. Auparavant, le capitaine Sanogo avait donné les mêmes assurances à un journaliste de l'AFP concernant les dirigeants du régime du président Touré: ils sont "sains et saufs" et seront "prochainement remis à la justice malienne". "Pour l'instant, je ne vous dirai pas" où se trouve Touré, "il va très bien, il est en sécurité", avait dit Sanogo, sans lever l'incertitude sur son sort. Dans une interview à la BBC, il a indiqué ne pas avoir l'intention de rester au pouvoir et qu'il se retirerait lorsqu'il serait assuré que l'armée sera en mesure de sécuriser le pays. La France a déclaré vendredi n'avoir pas réussi à joindre le président Touré et a réclamé le respect de son intégrité physique. On ignore s'il est protégé par des militaires loyalistes, comme l'assurait jeudi son entourage ou s'il est prisonnier des soldats qui ont pris le pouvoir au lendemain d'une mutinerie marquée par des combats avec des loyalistes et des tirs de sommation à travers la ville. Il y a eu entre trois et quatre morts, selon les sources, et environ 40 blessés essentiellement par balle, d'après des secouristes. Plusieurs responsables politiques ont été arrêtés, selon diverses sources, et après la mutinerie, des domiciles, administrations et stations-service ont été pillés, des véhicules de particuliers réquisitionnés par des soldats à Bamako. Le capitaine Sanogo a condamné ces "exactions" et s'est engagé à y mettre fin. Soumaïla Cissé, chef de parti et ex-haut fonctionnaire régional, a affirmé que des hommes en treillis avaient tenté de l'arrêter dans la nuit de mercredi à jeudi. Il s'est mis à l'abri grâce à l'intervention de partisans mais son domicile a été pillé et saccagé, a-t-il expliqué dans une déclaration sur le putsch, qu'il a qualifié d'"acte réactionnaire le plus bas de l'histoire politique du Mali" depuis deux décennies. Après la mutinerie, des soldats se sont livrés à des pillages à Bamako, a reconnu Sanogo.   [caption id="attachment_56474" align="alignright" width="310" caption="Le président malien Amadou Toumani Touré, le 11 janvier 2012 à New Delhi © AFP/Archives Raveendran"][/caption] En annonçant le renversement de son régime, les putschistes ont accusé le président Touré, ainsi que leurs supérieurs hiérarchiques, d'incompétence dans la lutte contre l'offensive de rebelles touareg en cours depuis mi-janvier dans le nord du Mali, où étaient déjà actifs des groupes islamistes dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et divers trafiquants. Le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg), qui a indirectement provoqué le coup d'Etat de soldats excédés par le manque de moyens, a indiqué vouloir poursuivre "son offensive" et "déloger l'armée malienne et son administration de toutes les villes de l'Azawad" (nord), berceau des Touareg. Il a affirmé avoir pris vendredi une nouvelle localité, Anéfis (nord-est). A cinq semaines du premier tour de la présidentielle prévu le 29 avril, le coup d'Etat a été condamné dans une déclaration commune par 12 des principaux partis politiques maliens, fragilisant la position des putschistes. L'Union africaine (UA) a décidé de suspendre le Mali de toute participation à ses activités et l'envoi à Bamako d'une mission conjointe avec la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao). Le Sénégal s'est dit sur la même position et a exhorté l'Afrique de l'Ouest "à entreprendre, avec diligence, toutes les démarches nécessaires pour le rétablissement, le plus rapidement possible, de l'ordre constitutionnel", une situation qui sera à l'ordre du jour d'un sommet extraordinaire de dirigeants de la Cédéao prévu mardi à Abidjan. Dans un communiqué transmis vendredi à l'AFP, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho, ONG basée à Dakar) "condamne avec la dernière énergie le coup d'Etat militaire qui porte un coup mortel à l'expérience démocratique malienne". Washington a prévenu que l'aide économique et militaire de 70 millions de dollars (près de 53 millions d'euros) versée au Mali risquait d'être compromise si les responsables du coup d'Etat ne rétablissaient pas l'ordre constitutionnel. L'Union européenne, un des principaux partenaires du Mali, a "fermement" condamné le coup d'Etat, demandé "la libération des responsables de l'Etat", le "retour d'un gouvernement civil" et le respect du calendrier électoral initial. Elle a décidé "de suspendre temporairement les opérations de développement" sauf l'aide humanitaire. Ces prises de position s'ajoutent aux condamnations des voisins, Algérie, Niger et Mauritanie, où les répercussions de la crise sont fortement ressenties. La guerre dans le nord malien a provoqué le déplacement de plus de 200.000 personnes, dont la moitié environ dans ces pays. Les frontières terrestres et aériennes du Mali sont fermées depuis jeudi et un couvre-feu en vigueur de 18H00 à 06H00 GMT. A la frontière Côte d'Ivoire-Mali des dizaines de camions attendaient vendredi en pleine chaleur de pouvoir passer, certains remplis de denrées périssables, selon un journaliste de l'AFP.   07:28 - 24/03/12 Par AFP

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Commentaires (36)

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gat 15 ans
Maliens je pense qu’il est temps de regarder devant et non derrière car je vous le dis et je le répète nul ne peut changer le destin d’un homme ou d’un pays. Le temps ATT est derrière, il le sait lui mm, son marabout l’avait prédit c’est son destin trouver une solution pour rassurer un avenir meilleur car il fait partir d’une partie de l’histoire malienne il à jouer un rôle important dans la démocratie malienne il fut le symbole d’une époque du Mali. Quand à Dioncounda, IBK, Modibo Sidibé, Qu’ils apprennent une chose dans la vie chacun à son temps dans la vie d’une nation d’une société et d’une famille. Leurs temps est révolu (Ils furent les pères de la démocratie avec ATT Alpha Iba et autres… Comme les Modibo, Mamadou Konaté et autres furent les pères de l’indépendance. Quand aux Moussa Traoré et Sekou ly et autres ils furent les dictateurs les pions de la France pour mettre à genou le mali piller ses richesses assouplir la vengeance de la France contre ces pays colonisés) Maintenant les Jeunes du CNRDRE font partir de cette génération consciente qui à les yeux ouverts. Cette génération qui veut le développement réel de l’Afrique qui est conscient du problème réel de l’Afrique. Ces Jeunes veulent être les pères de l’industrialisation du développement durable de ne plus être la main tendue qui réfléchit à travers la banque mondiale et les partenaires techniques et financiers. Cette Génération à plusieurs composantes : La défense et la sécurité : C’est cette pratique de protection de biens, espaces, et personnes. Cette pratique de protection est assurer par des individus d’ambitions différentes (pour inspirer à un développent quelconque il faut la sécurisation de son espace de vie et de travail ainsi sa personne) Sans une sécurisation durable on ne peut pas parler de développement durable d’où l’erreur d’ATT de Modibo Keita. ATT avait oublié la sécurité avec le facteur temps comme je vous ai tjrs dit la sécurité fait partir de l’une des équations à plusieurs inconnues. Att dans son analyse sécuritaire à oublier que la variable nord mali (rébellion touaregs) peut jouer en sa défaveur. ( Sanogo, Konare, Mala, et autre font partir de cette composante) La politique : c’est l’art de diriger un pays. Cet art est pratiqué par des individus qui ont des ambitions différentes, c’est aussi une équation à plusieurs inconnues. Les hommes politique sont des variables selon leurs ambitions toujours le facteur temps est la aussi. ( cet art à tendance à avoir comme norme internationale le démocratie) (Oumar Mariko, Moussa Mara, Guindo font partir de cette composante L’économie : c’est les activités que fait un pays pour monnayer ses produits et services. Ces activités sont faites par des individus qui ont des ambitions différentes selon leurs intérêts (Nous Economistes Ingénieurs font partir de cette composante les hommes de l’ombre)
Edouc 15 ans
Que les militaires laissent le pouvoir aux civils et qu'ils regagent les casernes. Nous voulons le retablissement de l'ordre constitutionnel. Ils ne pourront rien resoudre dans leur isolement. Ils sont de plus en plus isolés. Ils sont entrain de mettre en peril l'avenir du pays. Dans le contexte actuel du Mali, on n'a pas besoin d'un coup de force. Ce coup de force, ils doivent aller l'exercer contre la rebellion qui progresse à grands pas dans le nord du pays. Les soldats qui ne veulent pas se battre, qui jettent les armes pour fuir devant l'ennemi. Ce sont des fils à papa, des fils d'officiers supérieurs. Tout le monde sait comment se deroulent les recrutements dans les forces armées du Mali? Et on sait aussi comment les galons sont gagner au sein de cette armée? La formation de ces militaires est remise en cause; des femmes qui se plaignent auprès de leur mari pour ne pas trop faire courir leurs enfants au moment de leur formation. Peut-on considerer cela comme une armée? Pas du tout. ATT l'avait dit: vous verrez, si je fais la guerre, les parents des soldats vont se lever pour dire qu'on est entrain de tuer leurs enfants. Une guerre a des prix forts. On le sait, le Mali a d'autres défis à relever que de se lancer dans une guerre qui nous est imposée, que de payer des armes. Le peuple a faim et manque de travail et n'a pas d'accès aux soins de santé. La guerre, maintenant est du domaine des pays riches. Nous les pays pauvres, nous n'avons pas les moyens de faire la guerre surtout si elle nous a été imposée. La solution est à chercher dans les négociations. Il ne faut pas oublier, que certains pays qui préfèrent toujours nous voir s'entre-tuer. Que Dieu sauve notre beau pays, le Mali. Amen!
asterix 15 ans
ATT est dans un lieu sécurisé ,mais certainement pas aux mains de Sanogo et de ses pieds nickelés de bidasses en folie !!! trés peu de personnes savent ou est ATT :wink:
Achill 15 ans
ATT TRAVAILLERAIT AVEC LES MUTINS BAMAKO LE 25 MARS 2012 © koaci.com - La junte militaire exprime très clairement son désir d'avoir en main la gestion des affaires militaires du Mali pour engager une guerre contre le terrorisme. C'est en tout cas ce qu' indique à KOACI.COM ce dimanche matin "Moussa Sidibé" un proche lieutenant du capitaine Amadou Sanogo chef du rassemblement des militaires aux commandes actuellement du Mali. "Le soucis du Mali c'est l'incompétence totale de la classe politique en matière d'armée et de combat, le Mali est en guerre, c'est pas de la rigolade, il faut agir vite" nous livre notre interlocuteur qui ajoute " Y'aura des élections c'est pas un soucis, nous on veut avoir la main sur les questions militaires pour combattre efficacement et en même temps discuter avec la classe politique dans son ensemble pour le reste mais il faut gagner cette guerre et je pèse mes mots, on aurait aimé que les france24 ou autre rfi là, les médias de l'Etat français parlent de cette guerre, aujourd'hui ils tentent de nous ridiculiser mais c'est nos frères qui meurent sur le champs de bataille pas les leurs et ça ça ne pouvait plus durer, mourir dans l'indifférence de tous c'est inadmissible". Sur la question d'ATT, Moussa Sidibé nous en dira un peu plus ce matin: "Il est là avec nous, y'a pas de soucis, certes il a fauté et a mal géré la stratégie militaire, mais il travaille actuellement avec nous ne vous en faites pas je vous répète, je vous remercie". A la question de savoir si ATT était pris en tenaille des ordres de puissances extérieures, nous n'en saurons rien, pas de réponse, pas le temps de s'éterniser au téléphone. C'est ainsi que s’achèvera notre laconique conversation du jour. Notons que notre interlocuteur s'exprime dans un très bon français et que ses propos sont très clairs. A Bamako, la situation redevient progressivement normale, après quelques jours de malaise, les populations vaquent progressivement à leurs occupations. La question d'Aqmi est de tous les débats ce dimanche matin. Notons par ailleurs, alors que la question de la guerre au nord du Mali ne suscitait pas jusqu'alors un intérêt politique au niveau sous régional, que la question Malienne sera à la une du sommet de la Cedeao mardi prochain à Abidjan. Ib, KOACI.COM BAMAKO; copyright © koaci.com
Achill 15 ans
JE DEMANDE A TOUS LES MALIENS DE PRIER POUR MALIEN DURANT LES CINQ PRIÈRES SINON ON PART DROIT VERS LE MUR
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