Mali: les ex-putschistes disent avoir fait échouer un "contre-coup d'Etat"

1 Mai 2012 - 11:22
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_63803" align="alignleft" width="330" caption="Un soldat malien au camp militaire de Kati, près de Bamako en avril 2012 © AFP"][/caption] BAMAKO (AFP) - (AFP) - Les ex-putschistes maliens toujours omniprésents après s'être retirés du pouvoir, ont affirmé mardi avoir repoussé à Bamako une offensive des forces loyales au président Amadou Toumani Touré  renversé le 22 mars, lors de violents combats qui ont fait plusieurs morts. Un mois et demi après le putsch contre Amadou Toumani Touré, cette offensive s'apparente à une tentative de "contre-coup d'Etat" de la part des fidèles du président renversé dont le pays est en train de sombrer dans le chaos, sa partie nord étant entièrement occupée par des groupes armés, islamistes, Touareg et criminels. Un militaire s'exprimant au nom du capitaine Amadou Haya Sanogo, chef de la junte qui avait renversé Amadou Toumani Touré, est apparu au petit matin à la télévision nationale ORTM pour dénoncer "des forces obscures" qui ont "attaqué" l'ORTM, le camp des ex-putschistes à Kati près de Bamako et l'aéroport. "Des éléments de l'étranger, soutenus par des forces obscures à l'intérieur du pays ont mené ces attaques. Certains ont été arrêtés", a affirmé ce militaire, non identifié, ajoutant que ces "attaques" visaient à "déstabiliser le processus de retour à l'ordre constitutionnel normal". Il a appelé la population au calme, affirmant que les forces du Conseil national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDE, junte) avaient "sécurisé" les lieux stratégiques attaqués par les "bérets rouges", la garde présidentielle restée fidèle au chef de l'Etat renversé, réfugié à Dakar. Son intervention a eu lieu après plusieurs heures de combats à Bamako et Kati entre les ex-putschistes et les membres de la garde présidentielle. Les échanges de tirs ont éclaté lundi en fin d'après-midi lorsque les "bérets rouges" se sont opposés à l'arrestation par des éléments de l'ex-junte d'un de leurs chefs, le colonel Abidine Guindo, ancien chef d'état-major particulier du président Amadou Toumani Touré. Des tirs nourris ont ensuite été échangés près du siège de l'ORTM, occupé par les partisans du capitaine Sanogo depuis le coup d'Etat du 22 mars. Des salariés de la radio-TV auxquels les "bérets rouges" avaient demandé de quitter les lieux ont indiqué avoir vu "des morts" sans pouvoir en préciser le nombre ni qui ils étaient. Les combats se sont ensuite déplacés vers le camp militaire de la ville-garnison de Kati, quartier général de l'ex-junte au pouvoir situé à 15 km de la capitale. La route entre Bamako et Kati a été fermée à la circulation par des éléments des forces loyalistes. Deux semaines après avoir renversé Amadou Toumani Touré, la junte avait signé le 6 avril avec la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) un accord par lequel elle acceptait de rendre le pouvoir aux civils par la mise en place d'organes de transition, dirigés par un président intérimaire, Dioncounda Traoré, un Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, et un gouvernement "d'union nationale". Dans la réalité, les hommes de l'ex-junte se sont comportés comme s'ils étaient toujours les véritables maîtres de Bamako, procédant à de nombreuses arrestations dans les milieux politiques et militaires proches de l'ancien président. Après un sommet des chefs d'Etat de la Cédéao qui, le 26 avril à Abidjan, avait fixé à douze mois la durée de la transition jusqu'à des élections et décidé de l'envoi d'une force ouest-africaine à Bamako pour "sécuriser" les organes de la transition, le capitaine Sanogo avait rejeté ces décisions. "Toutes les décisions prises à Abidjan ont été prises sans concertation avec nous", avait-il déclaré, ajoutant: "Aucun soldat étranger ne foulera le sol du Mali sans une demande du gouvernement malien". Le coup d'Etat du capitaine Sanogo et la totale désorganisation d'une armée sous-équipée a profité dans le Nord à la rébellion touareg, au mouvement islamiste Ansar Dine soutenu par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et divers groupes criminels. En trois jours, du 30 mars au 1er avril, ils ont pris le contrôle des trois villes et régions de ce vaste territoire aride, Tombouctou, Kidal et Gao.   AFP 11:54 - 01/05/12

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Commentaires (44)

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jeansanspeur
jeansanspeur 14 ans
SANOGO est un fils de p., un *****qui ne mérite que la mort
harouna
harouna 14 ans
il ne faut pas insulter son pere il n'a rien fait
bob1 14 ans
Appel aux Maliens, soyons solidaires et tenons nous la main. Car on traverse un moment sensible de notre histoire. Je ne suis pas favorable à un pouvoir militaire mais je croix à la bonne foi de Sanogo et de ses camarades. Qui d'autres peuvent s'occuper du devenir du pays plus que les jeunes ? Les ATT, Modibé , Soumaïla et compagnies n'étaient que des malhonnêtes qui ont vendu le Mali au profit des impérialistes et de leurs propres ventres . La preuve, quelques bandits armés sous le pseudo «  rebelles touaregs (car je connais les touaregs, ils ne les connaissent pas) sont venu braver notre armée délaissée par les ATT. Notre armée qui était connue pour sa puissance sur le continent, n'est que l'ombre d'elle même aujourd'hui. Ce fait n'est qu'une illustration flagrante, insoutenable et inacceptable du désordre et de la très mauvaise gestion du Pays sous le régime de ces généraux et ministres à vie. Donnons nous la main et soutenons les dignes fils de nos ancêtres qui veulent donner au pays son indépendance et son honneur. Nos frères béret rouges ne vous laissez pas manipulés par des gens qui ne pensent qu'à leur intérêt. Vous n'y avez rien à gagner dedans. Si vous devriez gagnez quelque chose ainsi, c'était peut être avant et non maintenant. Donc ne laissez pas les ennemis s'amuser avec vous pour leur intérêt personnel. Après tout vous n'êtes que des frères(bérets rouge, verts, chocolats et toutes couleurs) de la même armée, du même pays mais surtout des même familles . Car au Mali on est tous parents par un lien ou un autre. Donc la violence n'a pas sa place chez nous, on est tous parents, on est tous Sinangoun. Nous descendons de grandes grandes civilisations et traditions. Ne nous faisons pas honte, pensons à nos ancêtres, à nos femmes et enfants et évitons les violences tristes qu'on ne connais que d'ailleurs sur les écrans télé. Appel à Blaise et Allassane, s'ils vous plaît, tous les Maliens savent que vous voulez à tout pris le retour de votre ami ATT et son équipe . Parce que vous êtes tous au service des mêmes impérialistes que dont le monde connaît. Si vos peuples vous acceptent comme tel chez vous, sachez que nous on ne veut pas des militaires, mais non plus d'ATT et son clan, ils ont trop causer de désordre. Ne détournez pas la CEDEAO en l'instrumentalisant, elle doit servir et non desservir. Par ailleurs, certains Maliens et Africains manquent d'analyse. Une personne comme Blaise qui a tué son propre cousin , des journalistes et chanteurs de son pays juste pour le pouvoir, croyez vous que cette personne peut faire quelque chose de catholique (ou musulman) sur cette terre ? D'ailleurs s'il était vraiment démocratique, qu'est-ce qu'il fait au pouvoir depuis 87 ? Si la France était aussi pour la démocratie en Afrique, elle devrait s'occuper de Blaise et autres dictateurs qui sont les vrais ennemis de l'Afrique. Mais pourtant ils sont les amis inconditionnels de la France. Quelle injustice ! Le malheur des Maliens aujourd'hui, c'est de vouloir se débarrasser de cette colonisation hautement technique et orchestrée qui ne dit pas son nom . La junte a fait une grosse erreur , celle d'avoir laisser partir les membres du régime déchu . Car ils vont tout mettre en œuvre avec les milliards déjà volés pour déstabiliser le pays afin de retourner prendre les commandes du pouvoir qu'ils perçoivent comme leur héritage familial. Ça commence déjà avec la manipulation des bérets rouges et de l'AEEM . Aussi il faut craindre une arrivée de mercenaires dissimulés d'Allassane et de Blaise. Mon dernier appel aux Maliens et Maliennes (pro-junte, anti-junte/ pro ATT, anti-ATT/ pro-impérialistes , anti-impérialistes/ Séparatistes- ant-séparatistes/ républicains- non-républicains/ Naïfs,neutres, intelligents, de tous bords), sachons qu'au Mali on est tous des parents. Il n'y a rien de plus cher que ça avant tout. C'est ce qui compte d'abord, alors rien ne vaut la PAIX. Si on a pas la même vision, trouvons une solution, mais dans la PAIX . On aura à perdre et regretter dans toute autre solution . Mes sentiments vont à nos parents sous l'occupation au nord , à nos frères soldats et civils tués par les bandits par la faute du régime « manger-cratique » . Toutes mes condoléances aux familles des étudiants et militaires décédés récemment. Que Dieu nous bénisse et nous épargne de la honte et l'humiliation.
MARIAMA
MARIAMA 14 ans
Le CNRDRE est beni et les ennemis ne t'auront jamais.
jeansanspeur
jeansanspeur 14 ans
Tu sais, il y a un truc pas mal pour des gens comme toi; ça s'appelle l'asile psychiatrique.
jeansanspeur
jeansanspeur 14 ans
Est-ce que tu es sain(e) d'esprit?
HARBER
HARBER 14 ans
Il faut qu'on continu de nous battre contre ce bandit armé de Kati On finira par l'avoir un jour Inch'ALLAH On est avec vous les bérets rouges
phare
phare 14 ans
La solution à la crise malienne: d’un grand coup, balayer toute cette merde de classe politique néocoloniale et donner à la situation une perspective révolutionnaire populaire et anti-impérialiste de reconquête de la souveraineté et de l’unité de la Nation qui visiblement n’intéresse plus la bourgeoisie compradore bureaucratique et islamo-intégriste; et dont bien de fractions restent engluées dans des querelles de chiffonniers pour le pouvoir. Quel gâchis! Si après les quarante jours, le CNRDRE ne met pas fin à toutes ces manipulations de la CEDEAO et des Occidentaux qui se tiennent derrière les rideaux, le Mali et les Maliens sont foutus. Il est temps de donner au peuple malien, la perspective d’une révolution populaire et démocratique appuyée sur le peuple et les éléments progressistes civils et militaires.
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