Transition au Mali: toujours pas d'accord entre l'ex-junte et le médiateur

04 Mai 2012 - 19:45
Mis à jour: 14 ans
50
Le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur ouest-africain dans la crise malienne, et une délégation de l'ex-junte de Bamako ne sont pas parvenus vendredi à un accord sur la durée de la période de transition, après deux entretiens en trois jours. [caption id="attachment_64499" align="aligncenter" width="610" caption="Une délégation de l'ex-junte de Bamako rencontre le médiateur Blaise Compaoré, le 4 mai 2012 à Ouagadougou © AFP"][/caption] Une délégation de quatre militaires et deux civils, conduite par le commandant Abdoulaye Makalou, s'est entretenue dans l'après-midi au palais présidentiel de Ouagadougou avec M. Compaoré, médiateur de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) dans la crise. Une première rencontre avait eu lieu mercredi. Sur la durée de la transition, fixée à 12 mois par la Cédéao lors d'un sommet la semaine dernière, l'ex-junte "a marqué (sa) disponibilité à poursuivre le dialogue avec le médiateur afin de trouver dans les meilleurs délais une solution définitive", indique le communiqué conjoint lu par le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Djibrill Bassolé. La délégation "a souligné la nécessité de tenir compte dans la détermination de la durée de la transition du temps nécessaire à la restauration de l'intégrité territoriale et au parachèvement du processus électoral". La transition doit se clore par des élections présidentielle et législatives. La tâche principale des organes de transition est de trouver une solution à la crise dans le nord du pays, tombé aux mains de rebelles touareg et surtout d'islamistes armés à la faveur du putsch du 22 mars. Le chef de l'ex-junte, le capitaine Amadou Haya Sanogo, avait rejeté la semaine dernière les décisions de la Cédéao fixant la période de transition à douze mois, de même que l'envoi de soldats dans son pays sans demande du gouvernement malien. En sommet jeudi à Dakar, les chefs d'Etat de la Cédéao ont annoncé l'envoi d'une force militaire régionale dans le pays "dès que le Mali en fera la demande", et n'ont pas évoqué la durée de la transition. La délégation des ex-putschistes à Ouagadougou a toutefois réaffirmé sa "volonté de poursuivre le dialogue avec la Cédéao" sur la base de l'accord conclu avec elle le 6 avril et qui a cadré le transfert du pouvoir aux civils, et promis l'"adoption dans les meilleurs délais" d'un calendrier pour sa mise en oeuvre. Concernant la crise au Nord, Djibrill Bassolé a indiqué que des "contacts sont en cours" en vue d'un dialogue entre gouvernement malien et mouvements armés. "Je pense que très bientôt nous aurons les premiers entretiens", a-t-il dit, sans autre précision. Les entretiens de Ouagadougou sont survenus alors qu'à Bamako des militaires fidèles au président Amadou Toumani Touré (ATT) renversé le 22 mars ont vainement tenté lors de combats lundi et mardi de reprendre des positions tenues par les ex-putschistes qui, bien qu'ayant accepté de rendre le pouvoir aux civils, restent omniprésents.   AFP 21:30 - 04/05/12

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (50)

User
Dracus
Dracus 14 ans
Je demande aux representant du peuple malien (nos députés) de ne pas voter une loi d’amnistie durant la transition et de n'accorder aucun autre avantages aux militaires. tous ceux qui se sont attaqués à notre constitution et leurs complices seront entendus en tant normal. pour le moment si le PM ne peut mettre nos malheureux soldats aux pieds qu'il sans aille. Nous avons besoin de connaitre urgent les tueurs de nos enfants dans l'enceinte de l'école.
BADRA
BADRA 14 ans
TOUS, Avant de se réclamer défenseur ou contre les putschistes du 22/03/2012, quel est le malien, à ce jour, pouvant nous indiquer les informations ci-après sur CNDRE : · Son acte de création ; · Son statut ; · Ses missions ; · Sa composition ; · Son organisation etc… Ainsi, ces différentes précisions pourraient nous permettre d’apprécier sa légalité, légitimité d’engager, à travers un « accord cadre », le peuple malien auprès d’instances internationales d’une part et d’autre part sa capacité technique et opérationnelle à jouer un rôle majeur pendant la prochaine convention des forces vives et la transition qui s’annonce inexorablement. Salutations à tous. Aliou TRAORE
Samba Konipo
Samba Konipo 14 ans
Le plus grand problème du Mali c'est Sanogo et sa junte. Tant que la junte ne retourne pas définitivement dans les casernes pour travailler comme de vrais soldats sous les ordres des institutions républicaines au lieu d'aboyer et de s'accrocher au pouvoir, il n' y aura pas de solution. Ceux qui se disent préoccupés par le Nord et qui soutiennent la junte font de l'amalgame, ce qui retarde le processus de sortie de crise et compromet le Mali. Blaise a déjà fait tomber la CEDEAO et le Mali dans une compromission au lieu d'un compromis. L'accord cadre qui sert de coran pour Sanogo viole la constitution et toutes les conventions démocratiques: convention de la CEDEAO, charte des Nations Unies. Si on écoute Sanogo et si la CEDEAOne reste pas ferme, on trouvera une solution de façade qui jure avec les lois républicaines et qui accouchera de durables cauchemars au lieu de résoudre les problèmes de façon durable. Je ne sais pas pourquoi la CEDEAO ne continue pas dans le sens de la fermeté et à appliquer ses décisions. Certains maliens et je crois biens ceux qui aspirent à des postes sont entrains de compliquer la situation en faisant croire à Sanogo qu'il est sur la bonne voie. Quand un malade ne veut pas se faire soigner, c'est le devoir de sa famille de l'y obliger, c'est le cas du Mali que la CEDEAO doit aider contre ses propres fils apatrides comme Sanogo et ses suppôts. Que les maliens le sachent, rien ne sera résolu avec la junte. Le Président intérimaire et le Gouvernement déjà miné par les militaires nommés par Sanogo ne pourront rien faire sous les ordres et les menaces de la junte. Ce qui grave au Mali, c'est de constater que quelle que soit la monstruosité commise dans ce pays,il y a toujours de petits esprits pour la soutenir.
izzack
izzack 14 ans
Ça allait déjà très mal avant le putsch. Il faut arreter toute hypocrisie, accepter le changement pour faire avancer les choses. On ne peut pas avancer en ayant la tête dans le sable. Je crois que la reccuperation des regions du nord sera un succès si elle est bien planifiée. Il faut du temps, la cohésion sociale, une organisation impeccable et des mesures efficaces à long terme pour retrouver la vraie souveraineté; car il ne s’agit pas seulement de chasser les groupes armés du nord: il faut mettre en place une administration responsable et intègre. Les Africains doivent se donner la main, car les defis sont nombreux, la propagation de la crise est une question de temps. La CEDEAO doit faire preuve de plus de sincérité et de compassion envers les Peuples- devenir une CEDEAO des Peuples ( les populations du nord malien, terrorisées, malades et affamées manquent de tout). Le gouvernement malien doit être stable et continuer à assumer son rôle, l’armée doit être reorganisée. Les epreuves rendent souvent des nations plus fortes et déterminées. La richesse d’un pays n’est ni l’étendue de son territoire ni les resources naturelles mais bien ses hommes et ses femmes. Le Mali a tout pour réussir son developpement et sa prospérité.
vision2012
vision2012 14 ans
Oui, il y a la seduction de negocier vu qu’il n' y a pas reelement un homme qu’il faut dans tou ça. Le Mali risque de se faire pieger dans une negociation alors que les 2/3 de son territoire sont toujours occupés par les terroristes. Parler meme de « commencer par la negociation d’abord » = un crime et une haute trahison. Cette option ne devrait meme pas exister dans notre langage si on a un grain de honte dans nos vaines. Toute tentative de commencer avec la negociation est un aveu a la defaite. La logique exige qu’il faut aller absolument au combat sans dire un mot a qui que ce soit. Cest l’option la plus efficace et favorable a la liberation moins consequente de notre territoire. Que est ce qui empeche aujourd’hui le MALI de chercher et trouver le moyen necessaire pour se liberer sans badiner ou negocier avec ces bandits armes? Nos dirigeants, meme les nouveaux, souffrent d’un manque d’aggressivite et de strategie a tous les niveaux. ils continuent de tatonner dans le complexe d’inferiorite qui handicape encore leurs esprits. Sinon le monde est grand et tous les moyens sont permis pour un etat de 16 million d’habitants de sauver sa survie. Nos dirigeants manquent aussi d’audacite… sinon il serait deja en place un plan souterrain avec la Chine et la Russie pour faire entrer toute sorte d’armes sophistiquees meme s’il faut s’endetter. D’autre part, il y a de l’ evidence que si demain l’Algerie ferme ses frontieres cest la mort programmee du MNLA…. personne ne leur dira de quitter les villes du nord car ils vont vite fuir d’eux-meme avant l’arrivee de l’armee malienne… sinon ce sera suicidaire de leur part…. alors où est-elle notre diplomatie? Où sont nos media pour mettre la pression sur l’Algerie. Sarkozy nous a t-il pas dit que les cles recherchee sont avec l’Algerie? Negocier cest negocier la partition du Mali. Rien d’autre.
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (111)
  • Nfp (67)
  • Kankan (56)
  • Sissoko (28)
  • Coulibaly Yacouba (24)