La crise malienne au centre du sommet de la Cédéao à Dakar

03 Mai 2012 - 09:50
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_64250" align="alignleft" width="344" caption="Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré (D) et son Premier ministre Cheikh Modibo Diarra se sont rendus à Dakar pour assister au sommet extraordinaire de la Cédéao, le 2 mai 2012. AFP"][/caption] La situation au Mali sera abordée ce jeudi 3 mai à Dakar lors d'un sommet extraordinaire de la Cédéao, (initialement prévu pour se pencher sur la crise en Guinée-Bissau). Une délégation malienne, composée du président Dioncunda Traoré, du Premier ministre Cheik Modibo Diarra et du ministre des Affaires étrangères Sadio Lamine Sow, est présente dans la capitale sénégalaise. L’issue de ce sommet est très attendue, après le tollé provoqué au sein de l’ex-junte par les mesures adoptées lors du précédent sommet d’Abidjan. Toute la question est de savoir si l’organisation ouest-africaine va confirmer ou non, les décisions prises il y a une semaine à Abidjan. Des mesures rejetées par l’ex-junte qui n’avait pas apprécié que la Cédéao, Comission économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, revienne sur les dispositions prévues dans l’accord cadre du 6 avril, signé par le représentant du capitaine Amadou Sanogo. La Cédéao va-t-elle aujourd'hui lâcher du lest pour contenter les militaires? Elle devrait être en tout cas certainement très inspirée par la situation volatile qui règne à Bamako depuis plusieurs jours. Hier soir, des tirs nourris étaient encore entendus, et des ratissages étaient signalés dans le quartier de Djikoroni para qui abritait il y a deux jours encore des bérets rouges. Toute la journée, la tension a été palpable. Depuis l’offensive menée par les parachutistes lundi, et la contre-attaque des hommes du capitaine Sanogo, la capitale malienne tourne au ralenti, la situation n’est pas encore stabilisée. Le Premier ministre l’a d’ailleurs reconnu lui-même dans un discours. Les écoles ont du fermer hier dans la matinée tout comme l’administration. La crise malienne évoquée à Ouagadougou La situation au Mali a été aussi évoquée mercredi à Ouagadougou où le médiateur Blaise Compaoré a reçu une délégation de la junte (la rencontre d'abord prévue mardi avait été annulée en raison des affrontements à Bamako). Les participants ont évoqué les points de blocage. Le 28 avril dernier le capitaine Sanogo avait rejeté les décisions des chefs d’état de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest, notamment sur la fixation de la période de transition à douze mois, et l’envoi de soldats au Mali. Les discussions d'hier ont été jugées utiles, mais en partant, la délégation de la junte s'est contentée d'indiquer qu'elle devait « revenir à la base ». Cet exercice d’explication de texte a duré quatre-vingt-dix minutes. Autour de la table, le médiateur, ses collaborateurs et les membres de l’ex-junte qui a renversé le président Toumani Touré le 22 mars dernier. À la fin de la réunion, certains malentendus ont été dissipés selon Djibril Bassolet, le ministre burkinabè des Affaires étrangères : « Les décisions des chefs d’Etat n’avaient pour seul but que de stabiliser les institutions militaires au Mali, de les rendre aptes à coopérer efficacement avec la communauté internationale. C’est normal que nous puissions donner ces explications à nos partenaires du CNRDE », Conseil national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat. Pour l’ex-junte, il s’agissait de mieux comprendre les décisions prises par les chefs d’Etat de la Cédéao. Pour le commandant Abdoulaye Moukalout, le chef de la délégation de l’ex-junte, l’objectif a été atteint : « s’il y a des points d’incompréhension, c’est notre devoir le plus absolu de venir à côté de nos aînés, de leur exprimer nos sentiments vis-à-vis de cela. Ils nous ont déjà répondu de la manière la plus correcte. Donc de cette manière là, nous allons une fois de plus revenir à la base, échanger sur comment nous allons adopter une stratégie commune avec la Cédéao ». Djibril Bassolet a également insisté sur le fait qu’il faut vite consolider les institutions maliennes pour éviter que le Mali revive l’incident survenu lundi dernier. La crise vue du Nord La situation tendue à Bamako ces derniers jours montrent à quel point la crise politique est grande. Ce climat de crise, qui bloque également toute évolution de la crise au Nord, est différemment perçu par les groupes armés qui contrôlent cet espace du Mali. Les troubles à Bamako retardent, tout début de négociations officielles avec le MNLA, mouvement national de libération de l'Azawad, et Ansar Dine. Et puis, chaque jour, ces deux mouvements s'implantent un peu plus dans la zone. Pour Moussa Ag Achratman, l'un de fondateurs du MNLA, la crise actuelle dans la capitale est révélatrice de la fin d'un système politique : « C’est la fin d'un cycle politique. Une politique essentiellement basée sur la corruption et le laxisme. Nous, ce qui nos intéresse, c’est de pouvoir discuter tranquillement autour d’une table et qu’on puisse engager bien évidemment des discussions avec eux. Donc nous sommes des observateurs très attentifs. Nous suivons de très près ce qui se passe à Bamako ». Ansar Dine ne demande pas l'indépendance de l'Azawad mais l'application de la charia dans tout le Mali. Et pour le porte-parole du mouvement à Tombouctou, Sanda Ould Boumama, cette crise au Sud complique surtout la vie des populations du Nord : « Notre inquiétude c’est cela. Maintenant, ce n’est même pas qui dirige le Mali (...)». Isolées au Nord, en brousse comme en ville, des milliers de personnes vivent dans des conditions difficiles depuis des mois. Le Mali est toujours coupé en deux et faute d'accalmie au Sud, le ravitaillement du Nord reste aujourd'hui très compliqué.   RFI
jeudi 03 mai 2012

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Commentaires (27)

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vision2012
vision2012 14 ans
Ce VERIDIQUE en bas nous intoxique. Il dit que le père de Sanogo est un chasseur. Faux. Son père un docteur. Vas-y seul a Kati... en tout cas ce n'est pas toi qui va surpasser les bérets rouges. Aigri politique que tu es veux mettre le feu au Mali parce que tu n’y a plus ta place. Chers maliens faite très attention à cette nouvelle espèce d'aigris politiques...Cest toujours eux ou rien. Non 20 ans de leur démocratie de façade n’ont pas suffi. Les democratistes continuent de croire qu'ils pratiquaient la démocratie en dépit des preuves plausibles affirmant précisément le contraire. Ils continuent de croire ces alchimistes de gestion publique...tout simplement parce qu'ils ont aussi toujours cru que le laxisme, la corruption et l'incivisme peuvent toujours coexister ou confluer avec les projets de développement sans conséquence…tout en refusant qu’il y’a bien d’effets nocifs dans une telle union. La situation actuelle du Nord n’y est que l’un des monstres qui lorgnaient dans l’angle mort de leur philosophie alchimiste de gestion publique (c’est-à-dire, PEDES se croyait capable de faire en sorte que la corruption se transforme en développement... ainsi que la gestion piètre de l’affaire en éventuel développement). L’armée malienne n’avait pas d’armes nécessaires pour des éventualités au Nord pas par faute d’argent, mais parce que la corruption n’était pas aussi prise au sérieux par les alchimistes qui croyaient que la transformation immédiate des gestionnaires fumistes de l’armée malienne en personnes responsables était toutefois à leur portée. Cest toute une politique de laisser-aller… le bien-va-couvrir-le mal… Tout -sauf –couper- le mal- duquel -nous -vivons-nous-mêmes…. Voilà pourquoi ces jours- ci nous rencontrons beaucoup d’africains qui restent confus sur le cas du Mali : ils se posent de questions « comment C’est arrivé au Mali » ? « Modèle de la démocratie… modèle de développement etc.. » Si seulement ces africains ont été tenus au courant de l’expérimention alchimiste qui était en cour au Mali(transformation [pas arret] de la corruption en democratie et developpement), ils se seraient épargnés cette confusion sur le Mali. Dommage que les aigris politiques comme Véridique continuent de croire. Ils sont aussi touchés … les bérets rouges ont tenté un dernier souffle qui n’a plus donne à la vie. Cest la fin d’une ère… et on s’en fout de comment est-elle arrivée cette fin. Vive le Mali nouveaux et réel.
Rebel 14 ans
<i>"Son père un docteur." </i> FAUX et ARCHIFAUX. il est infirmier, certes. mais Docteur (c'est-a-dire médecin), c'est une autre affaire. rien qu'en voyant le Capitaine, on sent que son éducation a souffert d'un déficit évident d'intellect... arrêtez donc votre intox. et puis, n'est-il pas possible d’être chasseur et autre chose (même Docteur si vous voulez) en même temps ?
quoi 2012?
quoi 2012? 14 ans
s'il te plait ""espoir""2012 ne nous raconte pas de conneries
diakite
diakite 14 ans
je ne veut pas sanogo car il vient pour sa propre reusite ineret individuel personne ne pensent au pays tout le monde pensent a remplir sa poche le mali meme est faux pas de responsable fidele il sont tous des voleurs
idy
idy 14 ans
le probleme du Mali , ces les militaires et leur cnrdre.ils ne comprennent rien.
flairimandjan
flairimandjan 14 ans
Stp, dit que ce qu'ils doivent comprendre????
vision2012
vision2012 14 ans
Attention! L’AEEM est en train d’expser les enfants de gens aux violences. Les parents qui aiment la vie de leurs enfants doivent les surveiller et ler donner conseil de ne jamais participer a des betises de l’AEEM qui est devenue une bande des gangs. En tant que parents, cest votre devoir de guider et proteger vos enfants sinon ils vont se faire tuer pour des conneries. Hamadoun Traore est un chef des brigands qui roulait dans des SUVS et tout le temps armé pour terroriser les étudiants paisibles au milieu unversitaire. Cest un étudiant ça? Je ne peux meme pas sympathiser avec lui dans sa situation actuelle. Les jeunes au lieu d’etudier et penser a leur avenir et celui de leur pays se laissent emportés par le vide plaisir d’etre fameux en milieu scolaire et pour etre flatté comme « leader » de ceci et de cela… et quand ils se rendront compte du temps perdu dans des betises, ils sont deja 40 ans et leur vie foutue sans carriere ni boulot . Reveillez-vous et quittez cette mafia qui est l’AEEM et surtout ne jamais mourir pour une cause de l’AEEM (Association des Etudiants Ecervelés et Mafieux).
Rebel 14 ans
les flics font irruption dans le milieu estudiantin pour aller abattre des gens, et vous parlez "d'exposer les enfants des gens aux violences" ? mais dites, comment réfléchissez-vous, donc ?
vision2012
vision2012 14 ans
A Koutiala ils ont fait sortir les enfants pour les casses. Le Ml n'est pas 1 BKO.
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