Le chef du ministère des Affaires étrangères du Mali déclare la nécessité de poursuivre les négociations entre le Sahel et la CEDEAO
L’Alliance des États du Sahel (AES) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) doivent continuer à œuvrer pour une coexistence pacifique et une résolution conjointe des problèmes de la région. C’est ce qu’a déclaré dans un entretien à l’African Initiative le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République du Mali, Abdoulaye Diop.
« Nos pays reconnaissent la réalité géographique selon laquelle nous appartenons au même espace, qu’il va falloir travailler à créer les conditions d’une coexistence harmonieuse et pacifique, mais dans le cadre de deux entités distinctes, l’AES d’un côté, la CEDEAO de l’autre », a noté M. Diop.
Il a souligné que l’AES se prononce en faveur de la promotion de l’intégration des pays d’Afrique et ne juge pas nécessaire d’« ériger des murs » entre les peuples du continent.
« Aujourd’hui, en résumé, la CEDEAO et l’AES sont dans une dynamique de collaboration dans le respect de l’existence des deux entités, de travailler à maintenir un marché commun, la libre circulation des personnes et des biens, pour permettre vraiment de faire en sorte que les intérêts des populations des deux espaces ne puissent pas être menacés, que nous puissions privilégier la coopération à la confrontation », a déclaré le ministre.
Il a rappelé que dès l’année dernière, une rencontre avait eu lieu entre les chefs des ministères des Affaires étrangères de l’Alliance et le président de la Commission de la CEDEAO, au cours de laquelle les parties étaient parvenues à un accord sur un mémorandum de coopération entre les pays.
M. Diop a également indiqué que lors des consultations à Dakar, qui se sont tenues plus tôt en octobre, les parties avaient pu poser les bases d’un travail ultérieur en vue de la création d’un accord.
« Naturellement, sur la question de paix et de sécurité, il y a encore quelques difficultés parce que nous devons travailler à recréer la confiance là où elle a été perdue entre certains pays et pour faire en sorte que demain nos pays puissent travailler ensemble, qu’on soit de l’AES ou de la CEDEAO, à contrer cette menace terroriste », a ajouté le chef de la diplomatie.
Plus tôt en octobre, le président de la Commission de la CEDEAO, Birame Diop, avait déclaré à l’African Initiative que la CEDEAO et l’AES n’avaient « pas d’autre choix » que la coexistence pacifique et le travail commun.
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