Nord-Mali: la médiation burkinabè à Gao pour rencontrer les islamistes

07 Août 2012 - 09:48
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_78704" align="alignleft" width="350"] Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Djibrill Bassolé,[/caption] GAO (Mali) - Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Djibrill Bassolé, dont le pays conduit la médiation dans la crise malienne, est arrivé mardi matin à Gao, dans le nord du Mali, pour rencontrer les islamistes qui contrôlent la ville, a constaté l'AFP. Accompagné d'un conseiller et de quelques journalistes, M. Bassolé, parti en hélicoptère de Ouagadougou, a été accueilli à l'aéroport de Gao par des notables et un responsable local du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), le groupe islamiste qui tient la ville. Il se rend à Gao puis Kidal (nord-est) pour porter un message aux groupes armés islamistes de la part du président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), a indiqué le ministre avant son départ. Il s'agit de l'émissaire de plus haut rang à se rendre dans le nord du Mali depuis que la région est occupée par des groupes armés islamistes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui ont commencé à y appliquer la charia (loi islamique). Après son arrivée, M. Bassolé s'est rendu à l'hôpital de Gao, où il a rencontré médecins et infirmiers. Le médecin-chef Moulaye Guiteye lui a fait le point de la situation. Grâce à l'aide des ONG, nous avons des médicaments, a-t-il dit, déplorant toutefois le manque de certains équipements techniques. Entouré d'infirmières voilées pour la plupart, il a ajouté que l'hôpital avait dû faire appel à des habitants pour aider à traiter les patients, après le départ de nombreux membres du personnel à la suite de la chute de Gao. A travers la ville plutôt paisible dans la matinée étaient visibles de nombreux pick-up du Mujao. Visite d'hôpital Auparavant, l'envoyé burkinabè s'était rendu à l'hôpital de la ville. "Grâce à l'aide des ONG, nous avons des médicaments", lui a dit le médecin-chef Moulaye Guiteye. Entouré d'infirmières voilées pour la plupart, il a toutefois déploré le manque de certains équipements techniques. A travers la ville plutôt paisible de nombreux pick-up du Mujao étaient visibles. Après environ deux heures à Gao, M. Bassolé est parti pour une autre ville de la région, Kidal. Le Burkina Faso dit vouloir favoriser des discussions directes entre les autorités maliennes de transition et les groupes armés du Nord. M. Compaoré a reçu en juin, séparément, des délégations d'Ansar Dine et de la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), depuis plusieurs semaines évincé de la région. Il n'y a jusque-là jamais eu de rencontre officielle entre le pouvoir de Bamako et les nouveaux maîtres du Nord, théâtre de multiples exactions. Cependant, le président du Haut conseil islamique du Mali (HCIM), Mahmoud Dicko, est parti il y a quelques jours discuter avec les islamistes armés, qui veulent imposer la charia à tout le Mali mais ne réclament pas l'indépendance du Nord, contrairement au MNLA. A Bamako, une nouvelle architecture des institutions de transition est attendue dans les prochains jours. Le président par intérim Dioncounda Traoré, rentré le 27 juillet après une convalescence de deux mois à Paris à la suite d'une grave agression dans son bureau à la présidence, a annoncé la création de nouveaux organes de la transition et se charge de former le gouvernement d'"union nationale" exigé par la Cédéao. Ce cabinet d'union doit avoir l'assise suffisante pour permettre d'engager la reprise du Nord, par le dialogue ou les armes. La Cédéao continue de jouer la carte de la négociation avec les islamistes, mais se dit prête à envoyer au Mali une force de quelque 3.300 soldats en cas de nécessité. Elle attend pour cela une demande formelle de Bamako, un mandat du Conseil de sécurité de l'ONU et un soutien logistique occidental. (©AFP / 07 août 2012 11h10)

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Commentaires (18)

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yaguis
yaguis 14 ans
Où sont passés les souverainistes du COPAM et ces alliés. Un émissaire étranger dans notre pays souverain et vous ne dites rien. J'ai honte à votre place, démagogues.
izzack
izzack 14 ans
Le "négociateur" Blaise reçoit, soigne, nourrit et loge les ennemis du Mali. En même temps il dit vouloir oeuvrer pour la resolution de la crise et pour l'intégrité territoriale du Mali. Bizare comme jeu double. La coopération doit être basée sur la vérité et la sincerité afin de resoudre les problèmes du Mali,de la sous-region et de l'Afrique; malheureusement ce n'est pas le cas.
Beltsville
Beltsville 14 ans
la cedeao veut voler la victoire du haut conseil islamique.
doucara 14 ans
Tu as tout compris mais plutôt blaise veut voler la victoire du HCI pour être où avoir le prix nobel de la paix
foudkg
foudkg 14 ans
asterix=foudkg= sanene fa kulé ba kulé :twisted:
frangin
frangin 14 ans
il est temps que ce sorcier de Blaise et son bassolé nous foute la paix, c'est qu'elle manière ça, le MNLA est le Burkina sont des amis donc il est temps qu'on dise a Compaore d'arèter sa mediation et que le peuple malien peu resoudre ce problème
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