Elections maliennes et précédent guinéen : Quand Soumaila CISSE se trompe de comparaison

03 Août 2013 - 22:02
Mis à jour: 13 ans
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Au lendemain des résultats provisoires officiels du 1er tour de l’élection présidentielle malienne et qui annonce un duel entre le favori Ibrahim Boubacar KEÏTA et Soumaila CISSE, ce dernier a vite fait de crever l’écran en choisissant comme axe de communication le précédent guinéen de 2010 qui avait  mis aux prises Celou Dalein Diallo et Alpha Condé.   Certes dans le cas d’espèce le candidat Diallo avec 44% des suffrages était arrivé en tête contre le candidat Condé qui avait recueilli  18% mais finalement élu au second tour.   [caption id="attachment_31804" align="alignleft" width="400"]Mr Soumaila CISSE, Président de l'URD Mr Soumaila CISSE, Président de l'URD[/caption] Formellement, les deux scores étant sensiblement proches dans le cas de la présente élection malienne, le camp de Soumaila a vite voulu utiliser ce scenario spectaculaire pour élaborer une stratégie de communication avec comme objectif : manipuler l’opinion malienne alors que  les deux situations dans leurs contexte et réalité sont rigoureusement opposées et éloignées.  Comparaison n’est pas raison dit l’adage !       En effet, dans le cas guinéen de l’élection présidentielle de 2010 on peut retenir quatre(4) éléments d’appréciation strictement liés au contexte politico-électoral de ce pays frère pour expliquer le retournement inattendu auquel on a assisté au 2è tour avec la victoire du candidat Condé.     Primo, il est de notoriété publique que l’élément qui a structuré l’ambiance et la dynamique de cette présidentielle guinéenne  est l’extrême polarisation ethnique et régionaliste. Une polarisation qui explique en grande partie les scores des différents candidats au premier tour. Au deuxième tour, on a assisté à un phénomène de regroupement régionaliste autour du candidat Condé pour réduire les chances du candidat Diallo issu de l’ethnie peule.       Secundo, il est important de rappeler que  les autorités de la transition guinéenne de l’époque ont manifestement fait preuve de laxisme en prolongeant de façon suspecte l’entre deux-tours qui a duré 4 longs mois. Période suspecte pendant laquelle on a assisté, entre autres, à la dissimulation du parc informatique des élections aux fins de les ré-paramétrer, la nomination d’un gouverneur jugé proche du candidat Condé à Conakry, etc.     Tercio, la décision de la cour suprême de faire annuler plus de 500 000 voix favorables au candidat Diallo notamment dans la commune de Ratoma a été aussi un élément fondamental qui a contribué à fausser la transparence du scrutin.       Quarto, il faut aussi se souvenir de ce dramatique fait divers d’un empoisonnement présumé  à l’eau minérale de militants proches de Alpha Condé attribué aux commerçants peuls à Conakry provoquant des scènes de violences, de pilages et de règlements de comptes à caractère  ethnique en haute Guinée, notamment à Kankan, Kouroussa et Siguiri avec comme conséquence un exode massif des membres de cette communauté qui s’est vu privé de sa participation au second tour.     Au regard de tous ces éléments liés à un contexte et situation exceptionnels de ce pays frère et qui explique objectivement le retournement spectaculaire auquel on a eu à assister au deuxième tour, peut-on commettre l’incurie intellectuelle et l’absurdité de jugement de les comparer  au cas malien.     Si le candidat Soumaila Cissé l’ignore, le Mali de 2013 n’est pas la Guinée de 2010, en ce sens, qu’heureusement, contrairement à la Guinée le jeu politique malien est loin d’être marqué par un phénomène de polarisation ethnique. Que Dieu nous en garde ! Mieux, à travers cette élection le Mali prépare sa lente et douloureuse sortie de crise avec l’assistance marquée et vigilante de la communauté internationale. En plus, le gouvernement de transition d’union nationale et l’administration qui organise ces élections ne peuvent en aucun cas être suspectés de parti-pris flagrant en faveur d’un candidat comme on l’a vu dans le cas guinéen.     En résumé, tous ces éléments irréfutables ramènent les gesticulations du camp de Soumaila Cissé à leur véritable nature, à savoir une piteuse stratégie de communication basée sur des arguments inopérants et des postulats d’imposture.     Souleymane Sidibé, Enseignant à la retraite, Bamako, Faladié        

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Commentaires (26)

User
boucher
boucher 13 ans
Le meilleur est et restera en tout cas a l'heure actuelle MODIBO SIDIBE le propriétaire de tous les dossiers .Celui qui nous a donné le meilleur programme .
okomo
okomo 13 ans
je veuwx que les maliens fassent preuve de prudence car il faut reconnaitre que sans la france l'etat malien n'existerait .le nombre de nuit ne doit pas nous faire oublier le bon sens .quand j'entends certains candidats dire le candidat de al france enfin il faut au mali un homme de carure entre nosu ibk serait le mieux placé si j'eatias malienne je voterai ibk et il sera élu boe chance ibk
Kinguiranke
Kinguiranke 13 ans
Okomo, tu es une colonisee mentale, la France oui elle nous a sauve mais ne doit pas choisir un president pour nous et il faut mettre quelqu'un sur place pour eviter des acts criminels de ce genre est important, choisir Cisse c'es choisir le developpment du Mali aller de l'avant car l'homme est plus forme que tous les candidats, le 1er de la classe et celui qui a plus d'experience que tous, Le Mali n'a pas besoin d'un president qui casse les os, connait que la force physique et la repression mais celui qui puisse nous sortir de la pauvrete, de la maladie et de l'ignorance et cet homme c'est Cisse. .La prosperite amene la paix et celui qui puisse amaner la prosperite est celui qui connait comment la creer et celui-ci est Soumi
mousow
mousow 13 ans
Son analyse me parait correcte. Et le fort accent ethnique qu'il y avait en Guinée à cette époque ne correspond pas à la réalité du Mali. Et ceux qui disent que IBK a gagné au Sud et Cissé au Nord n'ont regardé que partiellement les résultats, car il me semble que IBK a gagngé aussi à Gao. Il faut reconnaitre que IBK avec son slogan le MAli d'abord a été inspiré
DISAL
DISAL 13 ans
De toute façon IBK parle d'accent/posture gaullien(e) alors qu'il n'a rien à voir avec de Gaulle physiquement. Mais il y a un style de Gaulle qu'il a emprunté et qui a fait de l'effet sur un grand nombre de maliens. Si la Guinée n'a rien à voir avec le Mali voire la France, il y a un fait courant c'est que le candidat qui était en tête au premier tour peut se faire coiffer au poteau au 2ème. Cela s'est passé en France comme en Guinée. Soumaïla Cissé avait donc raison de signaler/rappeler l'exemple guinéen qui lui plus proche géographiquement. C'est à IBK d'avoir l'intelligence d'un sportif pour savoir qu'un match n'est jamais gagné avant le coup de sifflet final.
jallot
jallot 13 ans
je vais vous dire une chose , il s'est passé des choses incroyables au consulat du mali a paris le 28 juillet lors du 1er tour le president du bureau de vote s'adresse a chaque electeur venu voter: soit vous voter soumaila sinon vous ne votez pas , il dit ça sans aucun retenu et de maniere flagrante , je me demandais où sont les representants des autres partis ? soumi ne fait que des larmes des crocodiles , le rpm doit se saisir du cas de la france , en empechant les ge,ns de voter ils preparent la fraude en faisant voter les gens a leur insu , un homme a d'ailleurs eté vu le jour du vote avec plusieurs centaines de cartes nina , il y a un risque accru de fraude en france par le camp soumaila
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