L’état de la nation

26 Déc 2019 - 14:21
Mis à jour: 7 ans
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L’état de la nation
Cheick Boucadry Traoré
L’année qui s’achève a posé de nombreux défis au peuple malien. En effet, tout comme l’année précédente, ces douze derniers mois ont été ponctués de conflits sanglants et meurtriers dans notre pays. Notre peuple continue d’être et traumatisé par des attentats perpétrés par des terroristes devant une armée toujours en reconstruction. La nation endeuillée pleure toujours ses morts. Nous exprimons notre compassion et notre solidarité profonde aux familles des victimes. Nous rendons aussi hommage aux braves et héros tombés sur le champ de bataille qui méritent à jamais notre reconnaissance et notre respect relatif à l’ultime sacrifice qu’ils ont accompli pour notre nation. Ce sacrifice consenti pour notre pays ne doit jamais être oublié. Le Mali a toujours été une nation de mémoire. Célébrer la mémoire de nos volontaires tombés au champ d’honneur c’est également recevoir le patrimoine de la mémoire et le transmettre. Le devoir de mémoire, c’est l’expression de la dette éternelle que nous avons à l’égard de ceux qui sont tombés en défendant la patrie, et de l’héritage que nous devons à notre tour léguer, en ayant à l’esprit que nous ne sommes que dépositaires de ce patrimoine. Les attaques terroristes contre nos communautés augmentent, mais la capacité de notre pays à y faire face est entravée par non seulement la mauvaise gestion des affaires publiques, mais aussi l’état de préparation et d’aptitude de nos forces de défenses et de sécurité, et le manque d’informations précises. L’acquisition d’équipements adaptés et la capacité de collecter de meilleures données permettront certainement à nos troupes de réagir rapidement et plus efficacement. Le peuple Malien attend de ses dirigeants qu'ils identifient les grands problèmes du pays et agissent pour y remédier. Sauf que l’ensemble des politiques mal réfléchies de nos gouvernants semble être une menace imminente pour la sécurité de notre nation et un sérieux danger pour sa survie. En effet, l’incompétence et la maladresse de nos gouvernants face aux problèmes de société ont quotidiennement des conséquences fatales sur nos populations et menacent notre pays dans son existence. Contrairement aux discours de nos gouvernants, la situation économique et financière du pays est calamiteuse et les perspectives sont défavorables. Les finances publiques sont malsaines et bénéficient d’une gestion prédatrice. Nous ne voulons point nous référer aux indicateurs économiques publiés par certaines institutions administratives, mais l’état du pouvoir d’achat réel du malien menant une vie misérable et constamment à la merci de la violence, de la marginalisation et de la pauvreté endémique. En ce qui concerne le projet de monnaie unique de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ou encore, les négociations en vue d’aboutir à la réforme de la monnaie au sein de l’union économique et monétaire Ouest Africaine (UEMOA), les dirigeants maliens se sont enfermés dans un mutisme complet tout en optant pour un suivisme aveugle comme stratégie. Évidemment, notre pays fait face à de grands défis sociaux, financiers et économiques à relever. Ces défis auxquels nous faisons face actuellement devraient être une grande opportunité pour nous d'apprendre davantage et de mieux préparer l’avenir. Il est surement temps que nos politiques engagent nos intérêts vitaux. Notre pays doit unir toutes ses forces et toutes ses intelligences pour penser le rôle et la stratégie du Mali au vingt-et-unième siècle : la réconciliation et la reconstruction d’une nouvelle armée républicaine et des forces de sécurité modernes, une politique extérieure moderne et pertinente, une bonne gouvernance, un état de droit et une justice sociale, et un programme viable de développement durable. Mais aussi, faire de la décentralisation territoriale le catalyseur de l’ancrage de la démocratie de base. Toutes ces propositions doivent s'inscrire dans le contexte de la consolidation de notre Nation, qui assurément transformera radicalement notre pays au cours de la deuxième phase de notre centenaire. Au lieu de laisser des millions de nos citoyens en marge de la société, la politique de la consolidation de la Nation doit devenir une force positive pour tout le peuple Malien : c'est là notre plus grand défi. Pour profiter à tout un chacun, elle doit certes s'appuyer sur les dynamiques économiques mais elle doit aller bien au-delà. Elle doit nous servir à bâtir ensemble un avenir meilleur pour le peuple malien entier et dans toute sa diversité. Cependant, nos gouvernants continuent à vouloir faire avaler à la nation les résolutions d’un soi-disant ‘dialogue national inclusif’ sans de vrais concertations et conversations avec le peuple. L’ensemble des fondements sur lesquels repose ce dialogue national divise plutôt notre nation au lieu de réunir le peuple autour d’un vrai projet d’unité politique et sociale. La cohérence de ce dialogue national masque une extrême diversité de formules politiques, car le sentiment d’unité qui s’exerce dans des contextes sociaux différents, n’a pas la même intensité auprès de toutes les communautés ou sociétés civiles du pays. Le fait que les rebelles à Kidal aient obtenu au préalable que ‘l'accord de paix d'Alger’ ne soit pas révisé durant ces rencontres nous en dit beaucoup sur ce dialogue. Les défis auxquels nous devons faire face dans les années à venir exigent un consensus aussi large que possible et nous sommes confiant dans la capacité des maliens à trouver ce consensus à travers de vrais concertations et conversations. L’état de la nation n’est plus seulement une préoccupation légitime, mais il constitue aussi une question cruciale qui doit être examinée en détail par l’ensemble de notre peuple. Il est temps de dresser le bilan et de soutenir toutes les initiatives utiles propres à assurer un futur prospère. Nous devons nous pencher sur le rôle que l'ensemble des citoyens est appelé à jouer au cours des prochaines années. Cela exige que l'on prenne du recul et que l'on examine l'état de la Nation et sa place dans le monde, à long terme et dans une perspective plus vaste. Nous vous souhaitons une heureuse et sereine fin d’année et nos vœux de bonheur les plus chaleureux pour le nouveau cycle qui commence. Que Dieu assiste notre Nation et qu’IL vous bénisse dans vos cheminements. Cheick Boucadry Traoré

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Commentaires (21)

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La grande soeur
La grande soeur 7 ans
Le chien aboie, la caravane passe!
Femme d'honneur
Femme d'honneur 7 ans
Mdr! Ni kuma ti da. I bafo djegue be djila
La grande soeur
La grande soeur 7 ans
Merci beaucoup, "Femme d'honneur" pour votre intervention SANS HONNEUR!!! Je ne vais pas gaspiller mon énergie en vous répondant longuement car, je vois que vous ne comprenez pas français sinon vous n'allez pas agir de la sorte. J'ai tout simplement conseillé mon jeune frère Bougadry puisque je vois que son intervention n'est pas bien appréciée par tout le monde. Chacun a sa manière de comprendre les choses et c'est pour cela que je lui ai demandé de s'abstenir d'intervenir pour le moment. Mais, comme vous, vous ne comprenez pas français, vous avez mal compris mon intervention. Mais, moi, je m'en fiche éperdument puisque mon intervention n'engage que moi! A bon entendeur, salut!
Femme d'honneur
Femme d'honneur 7 ans
Madame la prof de français (la grande Sœur de merde) L’intervention de M. Traore n’a pas à être appréciée par tout le monde. Même Allah qui nous a créé tous n’est pas aimé par tout le monde. Ce n’est pas une de ses créatures être qui va chercher à être appréciée par tout le monde. Avoir de telles considérations bidonnes ne permettrait à personne d’agir dans la vie.
La grande soeur
La grande soeur 7 ans
Cheick Boucadry Traoré, moi je vous conseille de vous taire et de rester en marge de tout ce qui se passe maintenant dans le pays car, les gens qui ont vécu l'ère de votre père sont en majorité vivants. Tout n'a pas été rose pendant son règne à ce que je sache! Mieux vaut vous abstenir d'abord et attendre l'évolution des choses. Peut-être qu'il a fait de bonnes choses; peut-être aussi qu'il a fait de mauvaises choses. Pendant un règne de 24 ans, ce régime n'a pas fait que de bonnes choses seulement; il a fait aussi de mauvaises choses. Donc, "Prudence est mère de sûreté", disent les blancs.
Femme d'honneur
Femme d'honneur 7 ans
La grande sœur de merde, M. Traore est un citoyen malien comme tous les autres maliens. Pourquoi vous voulez qu'il se taise. Un enfant n'est p[as responsable des faits de ses parents. Je suppose que vous ignorez cela. L'ignorance quand tu nous tiens! Jugez le à travers ces écrits et ses actions. Personne au Mali n'a plus de droit que lui et il n'a pas plus de droit que les autres maliens. Mais, je constate que ces articles dérangent énormément les ademistes et leurs complices. Vous devez savoir que les maliens ont tout compris et ils n'aiment surement pas tous ceux qui ont été mêlés à la gestion de notre pays depuis le début de l'ère de cette sottise démocratie à la malienne. Vous avez détruit le Mali. Les Maliens vous détestent.
Kinguiranke
Kinguiranke 7 ans
sangare, tu te souviens des elections presidentielles passees quand Modibo Diarra (le beau-fils de GMT) et Bouga (le Premier fils de GMT) etaient tous candidats et tu sais de quel cote se trouvait GMT, du cote de Modibo Diarra et pas de Bouga! Ceci doit nous dire quelque chose sur Bouga et sur GMT.
Sangare
Sangare 7 ans
Kinguiranke Mr le fils aîné du dictateur faisait des contributions, on lisait, faisait des remarques sans y associer le régime de son pays. C'est à partir des dernières contributions qu'il a commencé à faire l'éloge du régime de son père. Comme par exemple le MALI A GAGNÉ DEUX GUERRES, L'ARMEE ÉTAIT BIEN ÉQUIPÉE.... C'est là on a constaté qu'il est fidèle au régime sanguinaire de son père TEL PÈRE, TEL FILS a-t-il révélé. C'est pourquoi, on l'assimile désormais à son père. Il sait très bien que son père a piteusement échoué, qu'il est mieux placé pour savoir qu'il était à la solde d'un clan conduit par la femme de son père pour révéler qu'elle n'est pas sa maman biologique. Qui a opposé MOUSSA TRAORÉ et KISSIMAN DOUNKARA ? Qui a opposé ensuite MOUSSA TRAORÉ à son frère inséparable YOUSSOUF TRAORÉ ? BOUGA, son nom familier, sait que la femme de son père a été son malheur. D'ailleurs les rumeurs circulaient qu'il la frappait régulièrement tant il se rendait compte tardivement qu'il a été manipulé par sa femme. Tout Bamako savait que la femme du dictateur collaborait avec l'ethnie DJOGAREME pour piller les maigres ressources de l'État. C'est ainsi que la BDM est partie en faillite Cette ethnie a brusquement disparu de la scène après la chute du régime. Tout Bamako savait qu'elle a placé ses éléments dans les endroits juteux de l'économie malienne. Le plus emblématique est son frère placé à la direction de la douane qui a présenté son ami TIENAN COULIBALY a son beau-frère pour être ministre des finances qu'on crie partout qu'il est très compétent alors qu'il a été incapable de payer les fonctionnaires, est toujours au service de la famille qui l'a présenté à IBK. Ce qui faisait que l'argent ne rentrait pas dans les caisses mettant les salaires en retard et quel salaire? Des miettes que personne ne va accepter aujourd'hui. Un exemple:l'enseignant du premier cycle était payé à moins de 30.000fr, celui du second cycle a moins de 40 000,celui du lycée à moins de 60.000fr. Aujourd'hui, on veut miroiter à la nouvelle génération, celle qui est née après la chute de la dictature c'est à dire nos enfants qu'avec MOUSSA TRAORÉ c'était mieux qu'avec l'ère démocratique afin que le peuple plébiscite ses progénitures comme c'est arrivé dans d'autres parties du monde. On sait que lui BOUGA a tenté une incursion en politique sans percer, qu'il a compris que papa n'a pas laissé un bon souvenir,qu'on a même essayé de dégager le perroquet CHOGUEL MAIGA pour le remplacer par un membre de la famille, que ce dernier a résisté. Aujourd'hui, le clan insiste sur l'échec de l'ARMEE MALIENNE pour se donner une virginité en disant à la nouvelle génération qu'avec MOUSSA TRAORÉ l'armée était mieux équipée. Une contrevérité qu'heureusement les maliens n'ont pas avalé. Ce qui fait qu'ils n'arrivent pas à percer politiquement, obligés de s'associer à d'autres hommes politiques qu'ils n'apprécient guère. Le but de BOUGA est connu, c'est de gagner la sympathie des maliens pour pouvoir revenir parmi les hommes politiques les plus influents de la scène politique. Malheureusement, le vieux n'a rien fait pour que ses proches,contrairement à ALPHA OUMAR KONARE, puissent percer dans l'opinion publique. OSER LUTTER,C'EST OSER VAINCRE! La lutte continue.
Maliaka
Maliaka 7 ans
Ne perdez pas votre temps pour faire revenir Sangare à de meilleurs sentiments. C'est un aigris éternel. Ce sont des gens qui meurent malheureux et sans atteindre leurs objectifs. J'ai connu M. Traore aux USA. C'est pas des vauriens comme Sangare qui ont échoué leur vie qui peuvent faire ébranler Traore.
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