Tribune : Le Mali n’est pas né en 2013

08 Avr 2016 - 01:12
Mis à jour: 11 ans
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Tribune : Le Mali n’est pas né en 2013
Processus de paix : Un chef touareg hisse le drapeau malien dans la région de Tombouctou
IBK, sachant bien que le Mali est en position de faiblesse et ayant opté pour une politique pacifique, ne peut compter dans ces conditions que sur l’arme diplomatique ; plus facile à critiquer qu’à faire. Ce n’est pas sous le gouvernement d’IBK que la ville de Kidal est tombée entre les mains des ennemis, le 30 mars 2012. Ce n’est pas sous le gouvernement d’IBK que la ville de Gao est tombée entre les mains des ennemis, le 31 mars 2012. Ce n’est pas sous le gouvernement d’IBK que la ville de Tombouctou est tombée entre les mains des ennemis, le 1er avril 2012. Ce n’est pas sous le gouvernement d’IBK qu’Aguelhok fut un abattoir social de nos forces armées le 17 janvier 2012. Ce n’est pas sous le gouvernement d’IBK que des rebelles, lourdement armés, venant de la Libye ont été accueillis comme des princes. Ce n’est pas sous le gouvernement d’IBK que l’armée malienne a été maintenue dans un état de délabrement total, une armée désarmée face à l’ennemi armé, cette situation avait été dénoncée par les femmes de la garnison de Kati posant ainsi le problème de l’impunité ou le permis d’immoralité au sommet de l’Etat. L’opinion publique soutient ce type d’expression : une armée poignardée dans le dos. Après ce constat, IBK sachant que le Mali est en position de faiblesse et ayant opté pour une politique pacifique, ne peut compter dans ces conditions que sur l’arme diplomatique ; plus facile à critiquer qu’à faire. Face à cette tragédie, à l’inexistence de l’Etat, IBK a placé son mandat sous le signe de la différence morale entre les dépenses sociales et les dépenses militaires. Des dépenses maintes fois importantes pour de l’armement et des effectifs pouvaient parfaitement s’admettre. C’est une obligation imposée par notre Constitution en son article 22 qui stipule que « La défense de la patrie est un devoir pour tout citoyen ». C’est là où la loi d’orientation et de programmation militaire trouve toute sa signification, malgré son budget sous ajustement structurel, ce qui a été fait pour le réarmement de nos forces armées est honorable et prouve à suffisance la volonté politique d’IBK. Enfin, ce n’est pas sous le gouvernement d’IBK que le siège  de la plus importante centrale syndicale (Bourse du Travail) a été transformé en « HUICOMA Bougou » durant environ deux ans par les anciens travailleurs de cette usine en quête DE RELIQUAT de dix ans et dans quelle condition ! Le Rassemblement Pour le Mali (RPM) est un Parti de dignité morale, né de l’estime des autres et de soi-même. Treize années durant, nous nous sommes mobilisés à faire élire un Président non pas à introniser un ROI. Son mandat est notre POINT D’HONNEUR.   A propos du droit d’un Gouvernement en temps de guerre Le gouvernement d’IBK n’a pas exigé ce que tout gouvernement a le droit d’exiger en temps de guerre. Le gouvernement d’IBK a-t-il augmenté les impôts pour accompagner les dépenses en temps de guerre ? Le gouvernement d’IBK a-t-il demandé aux salariés de se passer des hausses de salaires durant  tout le temps de la guerre ? Le gouvernement d’IBK a-t-il créé une direction du contrôle des prix, un des postes économiques les plus importantes du temps de guerre ? Même sous l’état d’urgence le gouvernement d’IBK a-t-il réquisitionné des véhicules appartenant à des privés pour servir de voitures de patrouille ? La somme de tout cela constitue un droit pour les gouvernants mais aussi un devoir pour les gouvernés en temps de guerre. Les membres d’un tel gouvernement sont appelés par le destin d’abord, ensuite nommés par IBK pour faire renaître un Mali fort dans le concert des nations, comme le souhaite le peuple malien. Pour l’accomplissement d’une telle mission, la collégialité gouvernementale est une nécessité voire une obligation. Lors de la déclaration de politique générale, le Premier ministre n’a-t-il pas engagé la responsabilité du gouvernement devant le Parlement « Article 78 de la Constitution du 25 février 1992». « Les décisions ayant été prises collégialement, doivent être assumées solidairement ». (Michel de Villiers ; Dictionnaire du Droit Constitutionnel. 5ème  édition 2005 Armand Colin).   A propos du forum de Kidal Le Forum de Kidal ne sera pas la Conférence de la Paix à Paris, son accord ne sera pas le traité de Versailles. Je m’appuie sur John Kenneth GALBRAITH qui trace ce tableau de l’époque : « John Maynard KEYNES fût choisi comme membre de la délégation britannique à la Conférence de la Paix. Durant les premiers mois de 1919, Paris respirait la revanche, la myopie, l’indifférence aux réalités économiques et Keynes en fut horrifié. Pareillement, de ses collègues. Pareillement, des politiciens. « En juin, il démissionna et rentra au bercail où, dans les mois qui suivent, il composa le plus important document polémique des temps modernes. Il s’y élevait contre les clauses du traité de Versailles relatives aux réparations et ce qui était, selon lui, une paix carthaginoise. L’Europe ne ferait que se punir elle- même en exigeant ou en cherchant à exiger davantage des Allemands qu’ils n’étaient pratiquement pas en mesure de payer. Une certaine retenue de la part des vainqueurs n’était pas affaire de mansuétude mais d’intérêt égoïste élémentaire. Cette thèse, appuyée par des chiffres, était écrite dans un style passionné ». Il est utile d’ajouter ici que, selon les participants, la Conférence de Breton Wood fût le triomphe de Keynes : « L’Allemagne participa à plein au plan Marshall. C’était là aussi un legs de Keynes. Dans les années qui suivent 1945, les hommes se disent qu’à aucun prix on ne devait revoir une paix rigoureuse. La philippique de Keynes à l’encontre du traité de Versailles était devenue la sagesse de tout le monde. Désormais, on portait assistance à l’ennemi vaincu, on ne le châtiait pas ». Cette sagesse de tout le monde n’est-elle pas la foi d’IBK quand il dit : « Les Touaregs du Mali ne sont pas les indiens d’Amérique ». Le temps use le mensonge et polit la vérité. (Goethe). *Email: [email protected] Somita KEITA*

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Commentaires (32)

User
T.Sankara
T.Sankara 11 ans
Somita, tu n dis pas la verite (pour etre poli). Le Mali etait plus en postition de force quand IBK prenait le pouvoir que quand Dioncounda l'etait. Ce dernier et la transition lui ont donne un Eta t certes defectueux, mais toujours en etat de fonctionner cahin-caha. C'est IBk et se c.... qui nous ont is la ou nous ommes. IBK n'est-il pas aller faire campagne a Kidal en 2013? Alors Allez-y dire vos connnn ailleurs et laissez nous avec notre douleur.
Ambassadeur
Ambassadeur 11 ans
Le président IBK est effectivement celui qui a pu redonner à notre armée toute sa dignité après le dénuement total dans lequel ses prédécesseurs l'ont laissée de manière délibérée. Nous devons donc lui dire merci et le soutenir pour ce qu'il fait pour nos braves soldats.
Alizaata
Alizaata 11 ans
Le président IBK a trouvé le pays dans un trou duquel il se bat pour l'enlever. Ce combat n'est certes pas facile mais nous devons tout même reconnaitre les mérites de ce monsieur car il ne travailles que pour le bien être des maliens...
Rayane
Rayane 11 ans
Le retour à la paix doit impliquer l'adhésion de tous;surtout celle des populations du nord. J'invite donc les opposants bornés à comprendre les choses sous cet angle et d'arrêter de s'insurger contre la mise en place des autorités transitoires qui est une disposition des accords de paix d'Alger.
Salia de Macina
Salia de Macina 11 ans
Nous sommes tous maliens et nous connaissons ceux qui ont créé les problèmes que le président IBK gère en ce moment avec maestria. Mais de grâce,que ces mêmes personnes ne viennent aujourd'hui rejeter leur échec sur quelqu'un qui se bat pour le corriger.
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