Accès aux intrants agricoles : UNE PLATEFORME interpelle fortement l’Etat

10 Juin 2016 - 14:54
Mis à jour: 10 ans
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La salle de conférence de la DFM du ministère de l’agriculture a servi de cadre le samedi 04 juin 2016 à la tenue de l’atelier  de validation des résultats de  l’étude de création et d’opérationnalisation de la plateforme nationale de contrôle de qualité des intrants agricoles. L’atelier était organisé par l’Observatoire  du Marché Agricole (OMA) en collaboration avec l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali.   Cet atelier a enregistré la participation des structures d’encadrement comme la direction nationale de l’agriculture, la direction nationale du commerce et de la concurrence, le Service semencier national, les sociétés importatrices d’engrais, les distributeurs d’engrais. Ont également pris  part  à la session, les organisations de producteurs de semences, des représentants des organisations professionnelles agricoles, l’Institut d’économie rurale (IER), l’Institut polytechnique rural, de formation et de recherche appliquée (IPR/IFRA) de Katibougou et du Commissariat à la sécurité alimentaire. Il faut rappeler que l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) a financé le projet et qu’il est piloté par  l’OMA. Notre agriculture reste extensive après plus de trois décennies de libéralisation et malgré les politiques et stratégies appliquées pour faciliter l’accès des producteurs aux intrants. Ainsi, chaque année, des milliers d’hectares sont défrichés mais les rendements sont faibles. Pour remédier à cette situation, des solutions innovantes qui ont été testées en vue de favoriser l’intensification de l’agriculture et d’améliorer l’utilisation des intrants agricoles n’ont pas apporté les résultats escomptés. Aussi, des politiques et lois ont été promues pour libéraliser les filières des semences, engrais et fertilisants. Toutefois, à cause de nombreux dysfonctionnements, la qualité des intrants se déprécie. Les facteurs concourant à aggraver ces dysfonctionnements sont, entres autres, l’insuffisance d’harmonisation des politiques, lois et règlements dans l’espace CEDEAO, le manque de mécanisme de contrôle des intrants, la non actualisation des catalogues officiels d’intrants agricoles. A cela, il faut ajouter le manque de laboratoire régional de contrôle de qualité des intrants, la mauvaise qualité des semences et engrais vendus, le manque de concertation entre les acteurs du secteur semencier. L’implication de tous les acteurs, y compris le gouvernement, les partenaires techniques et financiers, les producteurs, les commerçants, les transformateurs, les opérateurs d’intrants dans le développement et la mise en œuvre de bonnes pratiques et des régulations constituent un gage d’accès des petits producteurs aux intrants de qualité. Pour y parvenir, le projet a mené des études permettant de collecter et d’analyser les contraintes majeures et a conduit des plaidoyers auprès du gouvernement. Les résultats ainsi obtenus par les études ont permis d’informer les autorités afin de renforcer les mécanismes de contrôle. Le projet incitera le gouvernement à réaliser des investissements dans le secteur des intrants par la mise en œuvre de mesures comme les facilités fiscales. Le plaidoyer en direction du gouvernement est destiné à améliorer l’environnement politique et orienter les options stratégiques vers une révolution verte au Mali sur la base des résultats de la recherche. Les  efforts fournis par le projet visent à améliorer l’harmonisation des lois, des programmes et des cadres réglementaires garantissant l’accès, l’utilisation des intrants de qualité et l’amélioration des normes de qualité des produits agricoles. L’objectif global est d’influencer la formulation et la mise en œuvre de politiques soutenant la Révolution agricole verte et des règlements favorisant l’accès aux intrants de qualité par les petits exploitants agricoles. L’atelier visait spécifiquement la mise en œuvre d’une politique d’amélioration de l’accès aux semences grâce à un système de plaidoyer, l’application des lois et règlements visant à améliorer le mécanisme de contrôle de la qualité des engrais au Mali. Enfin, l’atelier s’est employé à faciliter l’harmonisation et la domestication des lois et règlements du commerce afin de supprimer les barrières commerciales sur les intrants agricoles. A l’issue des travaux, les participants ont convenu de créer et d’opérationnaliser une seule plateforme regroupant les acteurs des filières engrais et semences, d’installer dans les meilleurs délais d’ici à la fin juillet un comité d’initiative multi-acteurs. Ils ont décidé de confier au comité d’initiative, la réflexion sur la question du statut à conférer à la plateforme et de son ancrage institutionnel. Mamadou DOLO                                                                                                                            [email protected]

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Commentaires (42)

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VICTOR
VICTOR 10 ans
je pense qu'il serait nécessaire que les acteurs ainsi que le gouvernement se mettent pour trouver une solution afin que ce secteur soit à la hauteur et réponde aux exigences.
SIERRA
SIERRA 10 ans
certes le gouvernement peut permettre d'améliorer l’environnement politique et orienter les options stratégiques vers une révolution verte au Mali sur la base des résultats de la recherche, mais est ce qu'il y a la volonté de par et d'autre pour relever le défie. les maliens doivent se mettre au travail pour valoriser leur intrants.
VATIE
VATIE 10 ans
le mali est un pays agricole et des reformes ont été fait dans ce secteur qui attend les retombés. l’amélioration des qualités des intrants doit être la priorité afin que les intrants soient compétitives sur le marché et pour cela il faut effectuer des recherches au niveau de la qualité des engrais et autres produits.
WISKY
WISKY 10 ans
pour la qualité des intrants qui se déprécie, les experts doivent se mettre ensemble afin d'apporter les solutions à ce problème. il faut dire aussi que seul la collaboration des agriculteurs peut aider le gouvernement afin de les aider à rendre les produits de bonne qualité.
ZULU
ZULU 10 ans
il faut la participation de tous pour le progrès de l'agriculture malienne. chacun de nous est important et nous pouvons apporter quelque chose de nouveau si nous avoir la volonté, l'engagement pour le développement de notre pays. donc que chacun se mette au travail afin d'aider le gouvernement.
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