Contribution : Et si le Mali se spécialisait dans les produits semi-finis du coton

13 Avr 2025 - 10:48
Mis à jour: 2 ans
4
Contribution :  Et si le Mali se spécialisait dans les produits semi-finis du coton
Avec une production estimée à 690 000 tonnes de coton graine pour la campagne 2023/2024, le potentiel de création de valeur est considérable. Pourtant, moins de 2% de cette production est transformée localement. Le reste est exporté à l’état brut, avec une faible valeur ajoutée captée sur le territoire national. Face à ce constat, une piste stratégique mérite une réflexion sérieuse : se spécialiser dans les produits semi-finis, et notamment le fil de coton. Dans ce contexte, se spécialiser dans les produits semi-finis, notamment les fils de coton, apparaît comme une stratégie à la fois accessible et structurante. La filature est une activité techniquement maîtrisable, moins capitalistique que la confection, et plus adaptée à une montée en gamme progressive. Elle permettrait d’ancrer une dynamique industrielle à partir d’une base productive existante, en s’inscrivant dans une ???????? ?’???é??????? ???????????? ??????????? de la chaîne de valeur cotonnière. Ce positionnement intermédiaire a fait ses preuves ailleurs sur le continent. ?? ?é??? s’est engagé dans une trajectoire ambitieuse de transformation locale de son coton fibre, en visant au moins 50% de transformation dans sa zone économique spéciale de Glo-Djigbé, avec un accent mis sur la filature pour l’exportation. De son côté, ?’É??????? a structuré sa stratégie textile autour de la filature comme point d’ancrage, avec l’appui d’investisseurs asiatiques et une énergie compétitive. Quant à ?’î?? ???????, bien qu’elle ne cultive pas de coton, elle a bâti une industrie textile performante en maîtrisant les maillons intermédiaires-fil, tricotage, teinture- pour alimenter des marchés internationaux exigeants. Le cas malien présente des atouts similaires : une production abondante, une main-d’œuvre disponible, et une expertise cotonnière ancienne. Reste à franchir un cap industriel. La spécialisation dans les produits semi-finis permettrait de créer des emplois qualifiés, de diversifier les débouchés à l’export, de réduire la dépendance aux cours mondiaux du coton brut, et de constituer un socle technique pour de futures extensions industrielles. À défaut de produire immédiatement des vêtements « ???? ?? ???? », pourquoi ne pas viser une ??î????? ????????? ??? ?????è??? é????? ?? ??????????????, en commençant par ce que nous savons déjà produire : du coton de qualité, qu’il nous faut désormais filer nous-mêmes. ?? ??????, ???? ?’????? ?é?à. ?????? ???????? ?’?????? ?? ??????. ?? ????? ??????? ???? ?? ?????. ??????? ?????/????? ?? ?????? à ?? ????????  

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (4)

User
Cleanup
Cleanup 2 ans
Rien ne peut marcher avec un état prédateur.
kan
kan 2 ans
kingui le grand plus économiste que la pays ait connu à parlé ......
MaliMali
MaliMali 2 ans
Pas besoin d'être un expert en économie pour comprendre cela ! Pourquoi croyez-vous que l'on veuille encore maintenir nos pays sahéliens dans cet état de dépendance et les empêcher de se doter de quelque chose de solide ? Pourquoi croyez-vous que l'on a obligé nos pays à vendre nos premières industries par le biais des ajustements structurels du FMI et de la Banque mondiale, tandis que dans d'autres pays, on a plutôt promu des industries ? L'indépendance la mieux réalisée est celle qui consiste à produire ce que l'on consomme et à consommer ce que l'on produit.
KInguiranke
KInguiranke 2 ans
Produire local, transformer local, consommer local et puis exporter le surplus, voici les principes directeurs d'une economie forte au service de nos populations de l'AES.
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (110)
  • Nfp (87)
  • Kankan (53)
  • Sissoko (30)
  • Citoyen du monde (21)