Mali : plus de 1,56 million de personnes vulnérables ciblées par le Plan national de réponse 2026

Au Mali, le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a procédé, mardi, au nom du Président de la Transition, Chef de l’État, au lancement officiel du Plan national de réponse (PNR) 2026....

12 Août 2026 - 08:51
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Mali : plus de 1,56 million de personnes vulnérables ciblées par le Plan national de réponse 2026

Au Mali, le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a procédé, mardi, au nom du Président de la Transition, Chef de l’État, au lancement officiel du Plan national de réponse (PNR) 2026, à l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM). L’État prévoit d’apporter une assistance à 1 560 189 bénéficiaires directs, identifiés comme étant en situation d’insécurité alimentaire, de la phase de crise à la phase d’urgence.

Le Gouvernement malien entend ainsi renforcer son dispositif d’assistance aux populations vulnérables durant la période de soudure. À cette fin, le ministre-commissaire à la Sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali, a annoncé la mobilisation d’une enveloppe globale de 12,7 milliards de FCFA. Élaboré et mis en œuvre chaque année par le Commissariat à la Sécurité alimentaire (CSA), le Plan national de réponse constitue l’un des principaux mécanismes de l’État pour répondre aux besoins alimentaires des populations les plus vulnérables durant la période de soudure.

19 960 tonnes de céréales distribuées gratuitement

Pour cette année, le premier pilier du plan est consacré à l’urgence. Le Commissaire à la Sécurité alimentaire a indiqué que l’État prévoit la distribution gratuite de 19 960 tonnes de céréales sur l’ensemble du territoire national, au profit des ménages identifiés comme étant les plus exposés à l’insécurité alimentaire. Le deuxième pilier porte sur la protection, à travers le programme « Facilité alimentaire malienne ». Quelque 19 200 ménages, représentant environ 115 200 personnes, doivent bénéficier de kits alimentaires cédés à prix social, soit environ 50 % du prix du marché. Chaque kit est composé de 50 kg de riz, 5 litres d’huile et 5 kg de sucre, pour un prix social fixé à 17 250 FCFA. Au total, le dispositif prévoit notamment 790 tonnes de riz et 96 tonnes de sucre subventionnés. Les régions de Bamako, Sikasso et Ségou sont concernées par cette opération.

Le troisième pilier du PNR 2026 est consacré à la résilience. Il vise à soutenir les moyens de subsistance des populations à travers les secteurs de l’élevage, de la pisciculture et du maraîchage. Dans ce cadre, 1 200 tonnes d’aliments pour bétail sont prévues, ainsi que 424,10 tonnes d’aliments pour poissons destinées aux pisciculteurs. Le secteur maraîcher bénéficiera, pour sa part, de la distribution de 35 963 boîtes ou caisses de semences maraîchères. L’identification des personnes en situation d’insécurité alimentaire repose sur les données de l’Agence de veille et d’alerte en sécurité alimentaire et nutritionnelle (AVASAN). Celle-ci conduit l’Enquête nationale de sécurité alimentaire après chaque campagne agricole et procède à une mise à jour de la situation à la fin des récoltes. À travers ce dispositif, l’État entend combiner assistance d’urgence, protection alimentaire et renforcement de la résilience afin de mieux accompagner les populations vulnérables durant la période de soudure 2026.

L’appui des partenaires

En complément des efforts du Gouvernement, les partenaires techniques et financiers apportent également leur soutien. Le Programme alimentaire mondial (PAM) assiste 365 543 personnes et appuie 185 857 autres dans le renforcement de leurs moyens de subsistance.

De son côté, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) soutient 86 345 personnes. La Chine a octroyé un don de 1 930 tonnes de riz au CSA, tandis que la Fédération de Russie met 770 tonnes de pois cassés à la disposition du PAM. Après avoir remis les décisions de distribution alimentaire gratuite aux gouverneurs des régions de Koulikoro, Nara, Dioïla, Bougouni et du District de Bamako, le Premier ministre a donné le coup d’envoi des camions chargés de vivres à destination des six arrondissements de Bamako. Il a également visité les stocks disponibles. Dans cette dynamique, le Chef du Gouvernement a rappelé que le PNR s’inscrit dans la double vision du Président de la Transition : faire de la sécurité alimentaire une question de souveraineté nationale et améliorer les conditions de vie des populations.

Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net

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Commentaires (5)

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kan
kan 2 mois
La mendicité à encore de beaux jours devant elle dans le Mali souverain ....
Nfp
Nfp 2 mois
Tiens ? Curieux... Et moi qui pensais que souverains comme nous sommes devenus grâce à mini Goita, on avait plus aucun besoin de l’aide des impérialistes colonialistes comme le PAM ou la FAO des nations unies ! J'avais dû mal comprendre, sans doute...
Coulibaly Yacouba
Coulibaly Yacouba 2 mois
Cette évaluation ne semble pas vraie, elle est fortement biaisée car nous sommes sûrs que ce chiffre est suffisamment sous-évalué et donne une situation non correcte aux partenaires au développement de ce pays. Aujourd'hui plus de moitié de la population souffre, donc sur vingt cinq million plus de quinze millions souffrent de la situation du pays dont plusieurs secteurs restent dans la léthargie et la stagnation totale. Les Ministres doivent avoir la sensibilité nécessaire afin de venir en aide à ce peuple résilient.
Sanka
Sanka 2 mois
Qu’est‑ce que les fermiers africains ont le plus besoin (à part l’irrigation, accès aux intrants comme fertilisant) sont des acheteurs pour leurs produits. Pour éviter d’être exploités par les middlemen. Le Mali, comme tous les pays africains, devrait monter une entreprise publique d’achat de dernier recours. Pour l’achat, l’entreposage et la vente des grains et produits agricoles. Ça agit en tant que "buffer" pour les saisons avec moins de récolte et évite aux fermiers africains de se faire exploiter par des middlemen sans scrupule en vendant le produit de leurs récoltes en dessous du coût de production. Bien sûr, il faut aussi encourager l’industrie d’agro‑transformation locale.
Nfp
Nfp 2 mois
Sanka, ne rêve pas : Ce n’est pas juste en glissant deux ou trois mots d'anglais dans tes posts (Middleton ou encore "buffer" au lieu de tampon...) juste pour impressionner les intellectuels de grin, que tu arriveras à rendre tes commentaires plus intelligents ! LOL