Economie : Le Mali bon élève du FMI

28 Juin 2016 - 00:48
Mis à jour: 10 ans
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Economie : Le Mali bon élève du FMI
FMI
L'une des principales résolutions de Conseil d'Administration du Fonds Monétaire International (FMI) qui achève la cinquième revue de la performance du Mali dans le cadre d'un programme économique soutenu par un accord au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC), a été le décaissement de la deuxième tranche de l'accord qui s'élève à près de 14 milliards de nos francs. C'était le mardi 08 juin dernier. L'information était au centre d’une conférence de presse animée le mardi 14 juin 2016 dans la salle de réunion du Ministère de l'Economie et des Finances par des spécialistes en la matière. Il s'agit de M. Birama Bocoum (économiste), M. Robert Diarra (Chef de cabinet du département), M. Abdoulaye Tall (Représentant résident du FMI au Mali) et du Pr. Bakary Traoré (FMI). Ce nouveau décaissement d'un montant de près de 14 milliards de nos francs est la deuxième tranche de l'accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) pour le Mali approuvé par le Conseil d'administration le 18 décembre 2013. En effet, le Conseil d'administration du Fonds monétaire international a approuvé, mardi 8 juin dernier, un décaissement de 26,9 millions de dollars pour le Mali, soit environ 13,4 milliards de Fcfa, portant ainsi le total des décaissements au titre de l'accord à 41 millions de DTS (environ 58,1 millions de dollars). Telle était, entre autres, l'une des principales résolutions du Conseil d'Administration qui achève ainsi la cinquième revue de la performance du Mali dans le cadre d'un programme économique soutenu par un accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), a souligné M. Bocoum, le principal conférencier. Comme pour manifester la confiance renouvelée à notre pays, le Conseil d'administration, à la demande des autorités, a prorogé d'un an la FEC au 17 décembre 2017. Le FMI a aussi approuvé une augmentation des ressources disponibles au titre de l'accord de 60 millions de DTS, portant le montant total dans le cadre de l'accord à 98 millions de DTS (environ US 138,8 millions de dollars). La troisième bonne nouvelle est l'approbation par les administrateurs du FMI " d'une demande de modification des critères de performance pour juin 2016 relatifs aux recettes fiscales brutes et au financement du gouvernement par les banques et les marchés financiers ". Aux dires du Directeur général adjoint de l'institution et non moins président par intérim du conseil, M. Min Zhu : " Les autorités maliennes continuent de faire des progrès dans la mise en œuvre de leur programme économique. La croissance est robuste et l'inflation reste faible, même si les conditions en matière de sécurité continuent de poser des difficultés ". La récente augmentation sensible des recettes fiscales, a reconnu le président par intérim du Conseil du Fmi, reflète les efforts déployés par les autorités pour améliorer le civisme fiscal et élargir l'assiette de l'impôt. Pour lui, un défi majeur pour l'avenir serait de soutenir la croissance des recettes fiscales, ce qui est nécessaire pour aider à financer les dépenses publiques prioritaires, tout en maintenant les finances publiques sur une base solide. Aussi, a-t-il indiqué, le programme des autorités intègre plusieurs mesures visant à renforcer davantage l'administration fiscale. Autres éléments importants à intégrer, est l'amélioration de l'efficacité des contrôles fiscaux, la réduction des exonérations et la réforme du système d'intéressement pour les inspecteurs des impôts. " Le programme budgétaire pour 2016 permet un déficit global plus élevé, notamment pour tenir compte des besoins liés à la paix ", a analysé M. Min Zhu, qui a informé que les autorités maliennes se sont engagées dans la consolidation fiscale progressive, conformément à leurs engagements à moyen terme pour respecter les critères de l'UEMOA. Ce qui aidera d'ailleurs à assurer que la charge de la dette publique du Mali reste gérable ". D'autres améliorations de la gestion des finances publiques sont nécessaires pour soutenir la discipline budgétaire. Dans ce contexte, le Mali doit mettre entièrement en œuvre le Compte unique du Trésor, compléter la réforme du Code des marchés publics et améliorer la situation financière de la compagnie d'électricité. " La décentralisation fiscale qui demeure au cœur de l'accord de paix et l'approche progressive des autorités est appropriée ", a salué M. Min Zhu. Pour lui, le processus devrait avancer en tandem avec l'amélioration des capacités administratives et d'absorption au niveau régional. Sont importants à cet égard, les initiatives du gouvernement visant à renforcer les mécanismes d'audit et de contrôle pour les régions, afin de favoriser la transparence et la responsabilisation. " Les efforts pour remédier aux faiblesses du secteur financier continuent. Parmi les priorités figurent le renforcement du bilan de la Banque de l'habitat restructurée, la réforme du secteur de la microfinance et la modernisation du cadre de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme ", a-t-il souligné. Cette orientation connaîtra une amplification cette année avec une croissance économique soutenue et un taux de croissance du PIB attendu en progression de 5,3%. Et cette croissance sera réalisée dans un contexte d'inflation maitrisée avec une progression des prix à la consommation de 1,0%, en liaison avec une croissance normale de la production agricole et d'une faible inflation mondiale. Y. Sangaré

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Commentaires (80)

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siko
siko 10 ans
a dette, qui n’était que de 55 milliards de francs CFA en 1968 a atteint 1 700 milliards de francs CFA en 2001, ce qui représente quasiment son PIB annuel (99 %) et six fois le budget de l’État et 1766 milliards de francs CFA en 2003. En 2005, le service de la dette s’élève à 90,69 milliards de francs CFA. Selon une étude réalisée par la Coalition des alternatives africaines dettes et développement (CAD-Mali), il faudrait le sacrifice de 4 générations, soit 106 années, pour rembourser intégralement cette dette41. Le Mali a bénéficié en 2000 d’une réduction de 158 milliards du service de la dette au titre de la première phase de l’initiative pays pauvres très endettés (PPTE)17. Cette réduction de dettes a été accordée à la suite de l’engagement de l’État malien de privatiser de larges secteurs de l’économie et de réduire les dépenses publiques. En 2005, le G8 a pris la décision d’annuler la dette multilatérale du Mali s’élevant à 1 060 milliards de francs CFA.
Yahya
Yahya 10 ans
Notre pays renoue enfin avec la bonne gouvernance. Cela est à mettre à l’actif du président IBK et aussi de tous ses collaborateurs. C’est pourquoi nous leur disons merci pour tout ce qu’ils font pour donner une bonne image à notre pays en matière de bonne gouvernance.
La voix du désert
La voix du désert 10 ans
Lorsque les institutions financières internationales reconnaissent les exploits pour la bonne gouvernance dans un pays,il faut comprendre que les dirigeants de ce pays ne jouent pas avec cette action noble. Notre président fait un bon travail et le monde entier s’en aperçoit. Du courage à notre président et bonne continuation dans ce sens.
Isaac Rabine
Isaac Rabine 10 ans
Un travail bien fait se récompense toujours. C’est ce qui se matérialise par cet encouragement du FMI en faveur de notre pays. Le Président IBK continuera toujours de bien diriger le Mali pour que que cette bonne gouvernance soit continuelle pour le bien des Maliens. Vive le Mali,vive IBK…
Abdou
Abdou 10 ans
“Le FMI salue à la fois les bonnes performances de l’économie nationale et les efforts réalisés par les autorités en matière de bonne gouvernance”. Ces propos viennent témoigner de la bonne gouvernance sous le pouvoir IBK,n’en déplaisent aux jaloux.. Merci président pour votre travail.
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