À l'heure du Mali : Pour la souveraineté minière, la SOREM frappe fort

Le 8 octobre, alors que nos compatriotes se relevaient de quelques jours de pénurie de carburant dans la capitale et dans d'autres régions du pays, l'histoire économique du Mali écrivait une bien belle page dans l'élan de souveraineté amoureux par les plus hautes autorités.

10 Oct 2025 - 17:21
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À l'heure du Mali : Pour la souveraineté minière, la SOREM frappe fort
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À l'heure du Mali : Pour la souveraineté minière, la SOREM frappe fort

Il peut manquer du super ou du gasoil pour un temps, mais pas pour longtemps, car le Mali dispose de ressorts solides qui lui permettent aujourd'hui de tenir face à toutes sortes d'adversité. 

L'un de ces ressorts est bien la Société de Recherche et d'Exploitation des Ressources Minérales du Mali (SOREM), une jeune amoureuse aux dents déjà longues. Née en 2022 de la volonté des autorités de la Transition d'asseoir une pleine maîtrise de l'État sur les ressources minérales du pays, dans le sillage du nouveau code minier et de son contenu local, la SOREM semble avoir achevé sa mise en place institutionnelle et se montre désormais armée pour entrer dans le vif de sa raison d'être.

Ce 8 octobre 2025 restera gravé dans ses annales comme le jour où la jeune société a fait sa première grosse capture. Il s'agit de la signature d'une convention avec la société américaine Flagship pour la reprise des activités de production de la mine d'or de Morila, ce fleuron industriel qui a marqué la production aurifère au Mali. Les ministres Alousseni Sanou (Finances) et Amadou Keita (Mines), ainsi que le Directeur général de la SOREM, Tiégoum Traoré, ne pouvaient mieux faire que d'être à la fois artisans et témoins de cet instant fort.

La société Flagship a ainsi acquis des parts dans le capital de la Société Morila SA. On peut d'ores et déjà imaginer le bonheur des populations riveraines de la mine, notamment celles de la commune de Sanso, cercle de Koumantou (région de Bougouni). La reprise en main du secteur minier par l'État, selon la vision du Président Assimi Goïta, trouve ici une matérialisation qui ouvre de nouvelles perspectives.

C'est aussi une suite logique des actes posés par le Gouvernement dans ce domaine, puisque la signature entre la SOREM et Flagship fait suite à l'annonce officielle de la reprise de Morila SA par l'État, faite en Conseil des ministres le 5 juin dernier. Par cet acte, les actionnaires sortants cédaient à l'État 80 % du capital pour la somme symbolique d'un dollar américain.

Fondée en 2000, Morila SA exploitait une mine reconnue comme l'un des plus grands gisements aurifères du pays. Plus de 7,5 millions d'onces d'or y ont déjà été extraites depuis sa création, et les réserves actuelles sont estimées entre 2,4 et 2,5 millions d'onces.

La SOREM, qui signe ainsi sa première convention de partenariat, est bien partie pour contribuer à la création de richesse dans le domaine de l'exploitation de nos ressources minières, dans le cadre des réformes en cours dans le secteur. Parmi ses missions figurent l'étude, la recherche, l'exploitation, le traitement et la commercialisation des substances minérales et des gisements viables dans les périmètres qui lui sont octroyés.

Elle peut également lever des fonds pour doter l'État malien en devises. Le jeudi 25 juillet dernier, elle a tenu la 2ᵉ

session ordinaire de son conseil d'administration, qui a planché sur plusieurs documents, notamment le programme d'acquisition des titres miniers, le plan stratégique, le cadre organique, la base de rémunération ainsi que le budget 2024 de la société.

On peut à coup sûr dire que la société Flagship et son Président-directeur général, l'Australien Ron Slaughter, entre de belle manière dans l'histoire minière du Mali, notamment dans ce processus de renouveau du secteur. Flagship est la première à décider d'un compagnonnage gagnant-gagnant avec le Mali, dans le respect des principes de souveraineté dictés par l'État. Ronald Slaughter est le premier homme d'affaires à faire le premier pas. Et c'est un pas gagnant.

L'homme et sa société, venus de l'étranger, donnent ici la preuve que le Mali n'est point un pays fermé aux investisseurs étrangers. Et pourquoi le serait-il, pour une bonne raison ? Cet acteur minier connaît bien le Mali pour avoir tenté d'y installer une industrie minière dans la région de Gao avec la mine de manganèse de Tassiga.

Malheureusement, ses installations ont été victimes des incursions rebelles et terroristes en 2012, avec beaucoup de matériels détruits ou emportés. Les populations d'Ansongo et de Tassiga ont vu leur rêve industriel s'évaporer, et Monsieur Slaughter avait, pendant des années, tenté de relancer le projet.  Et voilà de retour, cet industriel australien, ramenant de l'espoir au sud du pays, loin de Tassiga, et ravivant la vie industrielle de la commune de Sanso.  En attendant la relance du manganèse de Tassiga, bienvenue à la relance de l'or à Morila. Et ce sont bien la SOREM et le Mali qui gagnent.

Alassane Souleymane

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Commentaires (7)

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Cleanup
Cleanup 12 mois
Après avoir chasser les investisseurs occidentaux, on cherche à en faire revenir..
Cleanup
Cleanup 12 mois
Les directeurs que Goïta avait fait jeter en prison, étaient des australiens et canadiens, causant l'arrêt du secteur minier, avec le changement brutal des règles incompatible avec les investissements à long terme. Le même scénario s'est répété au Niger et au Burkina. (Favorisant des investissements massifs au Sénégal et en Côte d'Ivoire) (Ces militaires sont vraiment des abrutis)
MaliMali
MaliMali 12 mois
Personne n’a chassé les investisseurs occidentaux. Il faut arrêter de falsifier l’histoire récente. Et il faut aussi cesser de croire que le départ de la France concerne tout l’Occident. Arrêtez d’être hautains et de penser que le monde tourne autour de vous. Le Mali a simplement posé ses conditions, ceux qui n’étaient pas d’accord sont partis, et aujourd’hui, ils reviennent la tête baissée. C’est le Mali qui détient son propre puits, et tu n’es pas le seul à posséder un puisard pour vouloir imposer tes règles pour y puiser. C’est exactement ce que la France a tenté de faire au Mali, mais cela n’a pas fonctionné, et les autres pays n’ont pas suivi. Voilà pourquoi d'ailleurs elle s’acharne aujourd’hui contre le Mali.
Zanga
Zanga 12 mois
Voici la 1ere grosse erreur de la transition. Faut bien reflechir avant de signer de tel contrat avec les ricains. Car notre 3D,Diplomatie Defense securite,Developpement les Ricains s'en fichent pas mal. N'oubliins pas qu'ils avaient Bloqué nos avions quand on était dans le besoin. Les présidents se succèdent mais la politique ricaine ne change pas fondamentalement.
Karamoko bèfo
Karamoko bèfo 12 mois
Mais monsieur tu n'as pas bien lu l'article ? L'américain dont on parle avait déjà investi au nord du Mali. C'est les GAT qui ont détruit ses investissements donc c'est pas un nouveau ven, il est sincère et aime le Mali. Ce qui fait que ta réaction est incompréhensible
MaliMali
MaliMali 12 mois
Fanga, je comprends l’inquiétude que vous exprimez ici, mais il faudrait peut-être leur accorder le bénéfice du doute. Nous pouvons envisager une coopération avec eux, mais avec prudence. D’ailleurs, nous avons nous-mêmes affirmé que nous sommes ouverts à coopérer avec tous, à condition que nos principes fondamentaux, consacrés par la Constitution, soient respectés.
Kankan 12 mois
Stop ass kissing non contributory to our higher survival. Cowardice greatest cloak is money. Do not be guilty of like stupidity. Deliver to reliable partners plus allow foreigners doing equitable business to have mining leftovers with bulk mining processed in Mali. No time to get ass kissing of Colonialists stupid. Africa First People of Books. Henry Author Price Jr aka Kankan
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