Le ministre des Mines dans l’œil du cyclone

15 Mai 2013 - 09:17
Mis à jour: 13 ans
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Licenciements à la pelle et sans droits, non –respect des décisions de justice, violation flagrante de code du travail… Dans les mines d’or de Sadiola, Syama et Loulo, les travailleurs sont victimes de toutes sortes d’abus. Sans que leur ministre de tutelle daigne lever le petit doigt. D’où leur colère … noire. [caption id="attachment_146732" align="alignleft" width="315"]Dr Amadou Sy? ministre des mines Dr Amadou Sy? ministre des mines[/caption] A la société des Mines d’Or de Loulo (SOMILO), comme à la société d’exploitation des Mines d’or de Sadiola (SEMOS) ou à la Société des Mines de Syama (SOMISY), les travailleurs n’ont aucun droit. Ni le droit d’aller en grève, comme cela est consacré, à la fois, par la constitution et le code du travail. Ni le droit de réclamer leurs indemnités.     Au lendemain de la grève de 48 heures, décrétée les 18 et 19 juillet 2012 par la Fédération Nationale des Mines et de l’Energie (FENAME), 68 travailleurs ont été licenciés à la Société d’explication des Mines d’Or de Sadiola (SEMOS). Sans droit. « Dans ce conflit, j’estime que les travailleurs n’ont commis aucune faute professionnelle dans l’exercice du droit de grève qui, je le rappelle, est consacré, à la fois, par la constitution et le code du travail », indiquait Mr Mahamadou Diakité, directeur national du travail, chargé de ce dossier. Avant de lancer aux responsables de la SEMOS : « l’arrêt de travail incriminé a été causé par votre impuissance à respecter les engagements auxquels vous avez, librement, souscrit dans le cadre du protocole du 4 juillet 2012. a cet égard, le code du travail indique, très clairement, que la grève ne peut être considérée comme illicite, en cas d’échec des négociations ».   Cette décision du directeur national du Travail corrobore celle de Tahar Ben Abdoulahi, directeur régional du travail de Kayes. Opposé au licenciement des 68 travailleurs, il a ordonné à la SEMOS de les réintégrer. Sans succès.   Autre raison de la colère des travailleurs de ces mines, contre leur ministre de tutelle : le refus, en dépit d’une décision de justice, de la Société des Mines de Syama (SOMISY) de s’acquitter des cotisations INPS des travailleurs.   Elles sont estimées à 3,8 milliards CFA. En effet, le 15 août 2011, la SOMISY a été condamnée, par le tribunal du Travail de Bamako, à payer 3,8 milliards CFA à l’INPS, au titre des cotisations des travailleurs.   Mais coup de théâtre : dirigée par un certain Guy Riopel, la SOMISY assigne, à son tour, l’INPS devant la Chambre des Référés de la Cour d’Appel de Bamako. Celle –ci a, par arrêt du 27 janvier 2012, rejeté la demande de la SOMISY.   Avant de rendre exécutoire le jugement du tribunal du Travail. Qui exige la SOMISY à verser, 1,9 milliard CFA à l’INPS, en guise de cotisations au profit des travailleurs.   De sources concordantes, la Société de la Mine de Loulo (SOMILO) aurait de son côté, licencié 436 travailleurs dans les mêmes conditions ; tandis que, la SEMOS 80 autres travailleurs, cette fois –ci, pour ‘‘plombemie’’ : une maladie contractée, par les travailleurs des mines, après leur exposition aux produits chimiques utilisés dans le traitement du minerais. Notamment, le nitrate d’argent, le barox, le plomb et le fondant. Face à tous ces abus, dont les travailleurs ont été victimes, Dr Amadou Baba Sy, ministre des Mines, n’a pas daigné lever le petit doigt. Bien au contraire.   A l’issue de la rencontre, tenue le 8 avril dernier au ministère des Mines, entre les leaders de la Fédération Nationale des Mines et de l’Energie (FENAME) et les ministres en charge de l’Emploi, de la Formation Professionnelle, Dr Amadou Baba Sy, ministre des Mines, affirmait, devant ses deux collègues abasourdis, que « la décision de licenciement des travailleurs venait de Johanesbourg, en Afrique du Sud ».   Colère des leaders syndicaux : « notre pays fonctionne t –il sur la base des lois, dont il s’est doté, ou sur la base des décisions, prises on ne sait trop comment par les patrons des sociétés minières résidant en Afrique du Sud ? », s’interrogent –ils. Et de poursuivre : « Comment un ministre de la République peut –il tenir pareil discours devant des leaders syndicaux ? ». Comme si, disent –ils, « une décision venant de Johanesbourg vaut parole d’évangile ».   Une décision rendue, le 4 février 2013 par le tribunal de Kayes suspendait le licenciement des travailleurs. Et ordonnait leur réintégration dans leurs postes respectifs.   Plus de trois mois après, les travailleurs, injustement, licenciés continuent de raser les murs. Comme si de rien n’était.   Pour les leaders syndicaux, pas de doute : les sociétés minières de Sadiola, Syama et Loulo bénéficieraient de l’onction de nos autorités.   Ils pointent un doigt accusateur sur le Dr Amadou Baba Sy, ministre des Mines. Et entendent aller jusqu’au bout de leur combat : la réintégration de tous les travailleurs licenciés leurs postes respectifs, le versement intégral de leurs cotisations à l’INPS et le paiement de leurs droits et indemnités. Nous y reviendrons ! Oumar Babi

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Commentaires (20)

User
Iliaque 13 ans
Peut-être que ce Ministre est inexperimenté dans les allocutions publiques Mais après tout cette affaire n'est-elle pas du ressort du Ministere du travail et celle de la justice! Il s'agit de perte d'emploi, de refus d'execution de decision de justice, en quoi ce minitre est-il directement concerné?
Dekele
Dekele 13 ans
Sur quoi toi tu t'es basé pour dire que le ministre est un bosseur, je suis desolé, mais il me semble que toi tu es surtout du coté du ministre au lieu d'accuser le journaliste. Certe il doit donner des informations reelles, mais d'après ce qu'il a ecrit, ses ecrits ne montrent pas du tout qu'il a pris quelque chose avec ces pauvres travailleurs.
zodo
zodo 13 ans
M Baby; je te demande d'avoir de la hauteur dans tes investigations; va à la source au lieu de dire ce que tes patrons veulent entendre. le droit doit être appliquer par qui une fois prononcé? CE MINISTRE EST ENTRAIN D4ABATTRE UN TRAVAIL COLOSSAL.ceux qui l'ont devancé dans ce ministère ont fait pur. on es au mali et on sait qui est qui; à l'heure du bilan je te dirais que vous allez vous rendre compte que c'est un bosseur.
ipman
ipman 13 ans
Monsieur le journaliste si tu as de la haine contre ton ministre dit le vous écrivez des articles sans chercher à vous renseigne depuis la source sans preuve. Ne reste pas dans ton bureau pour économiser vient sur les sites pour pour te renseigner. Ils ont dit, ils ont dit c'est pas une refference. Si tu es à la solde de d'autre personne s'est pas digne. Je regrette de te voir agir de la sorte.
danzable
danzable 13 ans
Vous, si vous savez ce qui s'est réelement passé, dites le nous!!! Tu critique inutilement le journaliste sans proposer quelque chose. Je ne dis pas qu'il dit forcememnt vrais mais si tu en sais plus au lieu de critiquer ,eclaires les lecteurs Si le minitre a réelement dis que la decision viens de JOBO c'est tout simplement regretable !!! et il a signer sa demission car il ne sais pas ministrer !!!!
Ken2
Ken2 13 ans
Je suis désole si ils y a encore des maliens insouciants de l’avenir des maliens qui vise leur propre intérêt dans quel pays nous sommes il est temps pour les maliens de ce réveils et de regarde devant vous êtres des frères et sœurs si on peu pas revendique nos droits dans notre payes on va ou !dans ce mondes la le journaliste na rien eu pour publier cette article mais vous avez eu combien ou se sont vos parents ou ils vous ont proposent quelque chose mais nous avons rien a donnez a ce journaliste on arrive même pas a nourrie nos famille a plu forte raison de donne l’argent a un journaliste puis que sa nous fait 1 ans dans cette histoire ils on propose de l’argent par tous ou ils passent nous nous remettons au bon DIEU
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