Edito: Le Mali en grève

21 Août 2015 - 00:23
Mis à jour: 11 ans
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[caption id="attachment_379642" align="alignleft" width="310"]Maitres mots : Dialogue et paix Madiassa Kaba Diakité[/caption] Dire que les Maliens sont fâchés est un doux euphémisme. Partout au Mali, aujourd’hui, les citoyens recourent aux formes de protestations les plus variées. En effet, on observe la récurrence inquiétante des conflits sociaux. Des grèves, marches et sit-in sont, ainsi, régulièrement organisés,  à l’intérieur et à l’extérieur du pays, par des Maliens pour dénoncer leur mal-de-vivre (démolition d’habitats, injustice, impunité, inaccessibilité des documents de voyage, détérioration du cadre de travail…) et se faire entendre. Le syndicat des travailleurs des impôts, déjà parti en grève de 72 heures au mois de juillet, ne décolère toujours pas. Et prévoit une autre grève, illimitée cette fois-ci, sur toute l’étendue du territoire national à partir du début du mois prochain. C’est là un nouveau coup dur à venir pour l’économie du pays  quand on sait l’importance des recettes générées par cette structure dans le fonctionnement de l’Etat. Dans la semaine du lundi 17 au mercredi 19 de ce mois, les services du Centre hospitalier universitaire(CHU) Gabriel Touré ont été paralysés par la grève du syndicat de l’hôpital. Les travailleurs réclament l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Une menace de grève plane également sur les aéroports du Mali. En effet, dans un préavis daté du 11 août dernier, le comité syndical des employés des services aéroportuaires envisage d’aller en grève, les 26 et 27 de ce mois, si ses revendications ne sont pas satisfaites. Et pas plus tard qu’hier, les opérateurs du transport en commun ont observé une cessation de travail à la suite de l’incident survenu entre un policier et un chauffeur de Sotrama, le mardi 18, à Garantiguibou. L’affrontement qui s’est soldé par deux morts et quatre blessés graves, selon des témoins, a amené les transporteurs en commun à paralyser une partie de la ville de Bamako. En plus des grèves, des marches et des sit-in de protestations sont organisés un peu partout. Les Maliens de France ont manifesté  le samedi passé contre l’injustice et l’impunité  dont le régime se serait rendu coupable. Dans la même veine, lundi dernier, le « Collectif plus jamais ça », qui a simulé un communiqué de « Conseil de ministres », au vitriol, a tenu un sit-in pour exiger des autorités gouvernementales un hommage aux militaires maliens tombés au front. L’heure est donc grave et le pouvoir en place doit en être conscient. Il y a de quoi, en effet, susciter stupeur, fureur, et bruit. Déjà décrié pour  sa gestion inefficace de la crise au Nord et de l’insécurité  généralisée, le gouvernement d’IBK doit rapidement prendre la mesure de la situation afin de parer au plus pressé. Parce que la permanence de cette agitation sociale est le signe d’un malaise profond, une déception de taille. Madiassa Kaba Diakité

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Commentaires (64)

User
Goundo
Goundo 11 ans
A l'image de ce forum, inévitablement le Mali disloquera, y en a mare, le devis des Sarakollés c'est 50 fois plus toutes les aides des occidentaux. Nous allons prendre notre indépendance vis à vis des Bamakois feneants corrompus et despotistes...comme çà vous alliez bouffé la chair de votre IBK...
baobab
baobab 11 ans
Kirikou Quand ATT et Alpha passaient 20ans de corruption à la tête du pays où etait il ton mentor IBK. Tout se sait au Mali Comme le dit l autre"rien ne crait rien ne se perd tout n est qu une simple transformation" Arretez de nous barratiner svp
Vrije
Vrije 11 ans
Il (le sultan du Mali) était encore dans les bois . Comme l'appétit se crée en mangeant. :lol:
sangare
sangare 11 ans
Analphabètes+ Opportunistes+Apatrides=IBK QU'ALLAH SAUVE LE MALI!
MOHAMED CHEICK
MOHAMED CHEICK 11 ans
Si la démolition des maisons de Souleymanebougou a été ordonnée par le Ministre Bathily c'est parce que ces maisons ont été construites sur des terres illégalement obtenues. Alors il serait mal vu de revenir sur ce sujet Madiassa.
dalef
dalef 11 ans
Moi je pense que le journaliste a raison, parceque les problèmes sociaux sont des indices de fonctionnement de tout système, regarde un peu au niveau de la santé, le syndicat a obtenu un accord avec l'etat pour reverser les contractuels de santé payés sur le budget autonome à la fonction publuque afin de corriger l'injustice que lui même avait crée cependant qu'est ce qu'on remarque l'ancien ministre M. Bocar Diarra a dit à la presse à ce jour que "nous sommes un gouvernement responsable" cela veut dire que l'Etat a refleché avant d'agir et a accepté la proposition syndicale tandique la nouvelle ministre se dit "qu'elle se reserve parcequ'elle n'a pas la connaissance des dossiers" "rumeur qui vient dans propre département" alors on se reserve du dossier d'un malien conclu avec les deux parties ou bien on se moque de qui? il faut que certains ministres travaillent pour traduire la volonté du chef d'Etat "Un Mali digne, prospère" et on entend encore que celui de l'Economie dit que l'Etat n'a pas d'argent alors on se pose des questions, quand il s'agit de nos frères rebelles on cherche de l'argent pour eux, combiens de foi ces rebelles ont été reversées à la Fonct Publique et alors pourquoi pas nous?
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