Edito / Médiation CEDEAO : repli tactique ou rupture ?

14 Mai 2012 - 10:43
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_61140" align="alignleft" width="160" caption="Adam Thiam"][/caption] A la télévision nationale samedi soir, Amadou Haya Sanogo a été très positif à l’égard de Djibril Bassolé et Adama Bictogo. Le Capitaine a en effet loué les efforts des deux émissaires de la Cedeao qui en sont à leur quatrième visite bamakoise depuis avril. Vendredi pourtant, les ministres burkinabe et ivoirien ont failli jeter l’éponge. Il aura fallu l’entregent du Premier ministre et du médiateur de la République pour les convaincre de rester et d’épuiser le round de négociations entamées avec le Cnrdre concernant la durée et le président de la transition. Un sujet tranché, selon le médiateur, par la constitution malienne et les chefs d’Etat de la Cedeao. Ces derniers réunis à Abidjan avaient, il y a deux semaines, décidé que Dioncounda Traoré dirigera la transition malienne dont ils ont fixé la durée à douze mois.  Mais pour Amadou Haya Sanogo, pas question d’avaler une telle couleuvre. La bible de la transition, c’est l’accord-cadre, fait entendre l’ex junte depuis Kati. Un accord sur lequel les présidents de la sous-région, amenés par un trio très remonté : Jonathan Goodluck, Alassane Ouattara et Yayi Boni. Le Nigérian, il est vrai, s’est montré jusque là très ferme sur le respect des normes démocratiques au risque de désobliger Mamadou Tandja et Laurent Gbagbo. La bible c’est l’accord-cadre Mais il a des problèmes domestiques avec la secte Boko Haram soupçonnée de complicité avec Aqmi dans son sanctuaire nord-malien et il est impatient d’attaquer le mal à la racine.  L’Ivoirien venu au pouvoir après un long bras de fer et une guerre civile qui n’a pas recyclé toutes ses armes et tous ses soldats ne veut pas être déstabilisé par la jurisprudence de Kati et il a promis d’être un défenseur de la gouvernance démocratique. Le Béninois, lui, est le président de l’Union africaine qui affiche normalement la tolérance zéro pour les coups d’Etat et comme beaucoup de leaders de la sous-région et du monde, il est inquiet de la menace contre la sécurité globale qu’est devenu le Nord-Mali aux mains des jihadistes.  Des raisons suffisantes, selon les chefs de la Cedeao pour se porter au chevet du Mali signataire des protocoles sous-régionaux et continentaux pour la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance.  Pour Abidjan, la solution constitutionnelle la moins problématique, c’est Dioncounda Traoré à la tête de l’Etat jusqu’à la présidentielle. Intérim ou transition ? Un simple jeu de mots pour les chefs d’Etat. Niet tovaritch ? Avis différents à Kati et dans plusieurs cercles à Bamako, y compris chez des politiques et des juristes. « Ce qui a permis les progrès jusque-là, c’est l’accord-cadre et on ne voit pas pourquoi il faut le mettre de côte maintenant » insistent les adversaires de la décision d’Abidjan. Bassolé et Bictogo ont eu toutes les variantes possibles de cette position à Bamako où ils ont rencontré plusieurs fois l’ex junte, le Premier ministre, le médiateur de la République, le président intérimaire, les chancelleries, la société civile. Samedi, ils constatent leur impuissance et quittent Bamako pour rendre compte à Blaise Compaoré. La durée de la transition n’est pas un problème. Mais la carte Dioncounda Traoré au-delà du 22 mai, reste un énorme sujet de désaccord. Le mathématicien qui le sait a déjà fait savoir qu’il ne sera pas un problème pour le Mali. Autrement dit, si son départ est la solution pour une transition malienne apaisée, il s’en ira. Si la junte dit la même chose, le problème sera-t-il réglé ? Pour un fin observateur,  loin de là. La prorogation du mandat des députés, entre autres, nécessite un code de fonctionnement pendant la durée de la transition. Sinon, on entrerait, pour lui, dans le cycle des motions de censure. Seule solution globale à son avis : Conférence nationale, convention nationale, assises de la deuxième transition, peu importe l’appellation, il va falloir que « les Maliens s’asseyent et discutent comme des grands ». Adam Thiam  

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Commentaires (21)

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Lynx22 14 ans
Le MNLA reçu aux Parlements européen, fédéral Belge et Flamand. http://www.siwel.info/Le-MNLA-recu-aux-Parlements-europeen-federal-Belge-et-Flamand_a3525.html
Lynx22 14 ans
Le MNLA reçu aux Parlements européen, fédéral Belge et Flamand ""BRUXELLES (SIWEL) — Une délégation du MNLA et du MAK, composée de son porte-parole et chargé de communication, Mossa Ag Attaher, Zakiyatou Walet Halatine (ex ministre Touareg au Mali et membre de la société civile de l'Azawad) et de Yasmina Oubouzar, porte-parole du MAK à l'étranger, a été officiellement reçu au parlement européen, au parlement flamand et au parlement fédéral belge. Kim Van Cauteren (g) présidente de la jeunesse NVA, Zakiyatou Walet Halatine, Karim Van Overmeire Président du Parlement Flamand, Mossa Ag Attaher, et Yasmina Oubouzar (d) Porte-Parole du MAK à l'étranger. (PH/SIWEL) Le compte rendu de la mission diplomatique du MNLA et du MAK que nous avions annoncé dans une précédente dépêche nous est parvenu: Au parlement européen, la délégation a été accueillie par François Alfonsi, député européen, Europe-Ecologie, et grand ami des peuples sans Etat et fondateur du groupe d’amitié Euro-Amazigh. Outre la présence du député François Alfonsi, un représentant de la sous-commission européenne des droits de l’homme a suivi avec attention aussi bien l’exposé de Mossa Ag Attaher sur l’évolution politique de l’Azawad que celui de Zakiyatou Walet Halatine sur les graves atteintes aux droits de l’homme perpétrées par le Mali de 1963 à 2012. Un rapport complet et détaillé a été remis à cet effet. Au parlement Flamand, la délégation a été reçue par les députés et divers membres de la NVA dont Karim Van Overmeire président du groupe NVA au parlement , Rik Verwaest député NVA, Gijs Degrande chargé des relations internationales NVA, Kim Van Cauteren présidente de la jeunesse NVA et Karel Sterckx de la NVA. Au parlement fédéral belge, la délégation a été accueillie avec tous les honneurs par les sénateurs, Madame Elke Sleurs et Monsieur Piet de Bruyn ainsi que par Maxime Van den Bossche représentant du sénateur Karl Vanlouwe. La situation politique a été exposée par Mossa Ag Attaher qui a procédé à une présentation historique de la marche du peuple de l’Azawad dans la quête de sa souveraineté et de son indépendance. Il dira entre autre : « La libération du territoire de l’Azawad ayant été finalisée par le MNLA, nous sommes venus solliciter un soutien dans le cadre de la reconnaissance internationale de notre nouvel Etat. »... Les débats ont en effet essentiellement porté sur la difficulté du MNLA à faire entendre sa voix dans les medias face à la propagande mensongère massivement diffusée par les medias visant à discréditer son combat libérateur et démocratique en tentant d’assimiler le MNLA aux divers groupes islamistes sévissant dans l’Azawad depuis plus de quinze ans sous le régime mafieux et complice du gouvernement malien. Mossa Ag attaher précisera « Je suis là pour parer à la désinformation et au dénigrement médiatique orchestré par certains medias qui cherchent à discréditer la réalité politique sur le terrain se faisant ainsi le relai de la propagande malienne. » La situation des réfugiés et des populations de l’Azawad a été exposée par Zakiyatou Walet Halatine pour mettre en évidence le caractère urgent d’une aide internationale à l’ensemble de la population de l’Azawad à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières. Elle dira : « Toute aide humanitaire en provenance de la communauté internationale ne doit absolument pas transiter par Bamako.""
Lynx22 14 ans
""" Le risque étant que le Mali l’utilise pour continuer à exercer des pressions et profiter de la situation de détresse des populations pour faire ce qu’il sait le mieux faire: le détournement des aides au détriment des population de l’Azawad ». Yasmina Oubouzar, porte-parole du MAK à l'étranger, a mis l’accent sur la nécessite de soutenir le MNLA et de lui venir en aide sous peine de favoriser l’installation définitive de la coalition des groupes intégristes, salafistes, venus envahir l’Azawad dans le but de déposséder le peuple de sa liberté acquise après soixante ans de lutte et de sacrifices. Au terme de la mission diplomatique, il en est ressorti que le MNLA est reconnu comme un mouvement avec lequel il faut composer et qu’il représente la seule autorité légitime de l’Azawad si on veut s’acheminer vers un avenir de stabilité et de démocratie pour le peuple de l’Azawad et de la sous-région. Le fait que le MNLA ait été officiellement reçu par trois institutions politiques européennes augure déjà un début de reconnaissance de l’Etat de l’Azawad. Le compte rendu complet de la mission diplomatique est disponible sur le site d'information dédié au peuple libre de l'Azawad """ :twisted: :twisted: :twisted:
Lynx22 14 ans
"Redouter la discussion, c'est se defier de sa propre cause ; celui qui ne cherche que la verite n'a rien a perdre en discutant." :oops: :oops: :oops:
moontiger
moontiger 14 ans
Bouné, vous êtes méchant, gratuit et faux. Ce journaliste nous le lisons et le voyons est très équilibré et sans passion. Il analyse froidement et dit ce qu'il pense. Tant pis pour vous s'il ne dit pas ce que vous voulez entendre. Soyez courageux et faites savoir votre point de vue sur la junte, par une pétition publique et signée de vous
mala
mala 14 ans
Le médiateur est la même personne qui récelle les otages dans le Nord Mali. De même, sa durée au pouvoir nous rappelle qu'il est là depuis un certain 15 octobre 1987. Est-il crédible?
Jeff
Jeff 14 ans
sanogo est un vrais minable, un desequilibré, le Mali et les maliens sont tombé très bas en laissant ce drogué nous gouvernait une seule minute, franchement,
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