Edito : Quand Bamako deviendra Gao…

05 Fév 2016 - 08:11
Mis à jour: 11 ans
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Edito : Quand Bamako deviendra Gao…
A la recherche de fonctionnaires honnêtes et intègre : Accountabilitylab lance ‘’ Integrity Idol Mali 2016
Depuis le début de la crise multidimensionnelle dans notre pays et le départ de l'armée de certaines zones causant leur occupation, notamment Gao, des jeunes sans défense ont organisé la résistance à travers leur mouvement. Le départ du MNLA n'a fait que renforcer leur conviction avant de tenir tête au MUJAO, et de recevoir les balles de la MINUSMA lors d’une marche pacifique de protestation. Nafissa A. Maiga, alias la rebelle de Gao, disait sur une Radio ceci : «être restée pour donner le courage et la force à la maison, parce que je ne peux pas les laisser et partir comme ça. Ce sont des gens qui ont besoin de nous à tout moment». Ces jeunes de Gao ont tenu tête face à des hommes armés dans une ville ou aucune loi n’existait si ce n’était celle du plus fort ; ils ont osé ; ils se sont battus avec les moyens du bord. Souvent sans aucun diplômé d’une grande école de Paris, de Londres ou du Canada, ils étaient juste conscients de la gravité de la situation, de la survie de la cité des Askias, de l’avenir de leurs enfants. En aucun moment, ils se sont laissés divertir par quelques belles paroles de qui que ce soit. Des patrouilles nocturnes, des réseaux puissants de renseignement pour agir et réagir à temps par rapport aux combines et autres dangers et la MINUSMA n’a pas été épargnée lors qu’elle a voulu imposer une zone tampon à Tabankort aux groupes armés loyalistes qui progressaient vers Kidal. Ces jeunes que nous célébrons tous les jours la bravoure et le don de soit pour sa partie sans rien attendre en retour de qui ce soit, doivent nous inspirer tous face aux multiples défis, particulièrement les jeunes de Bamako qui ne se retrouvent plus dans la chose publique. Pourquoi ce désintérêt total ou cette insouciance face à la chose publique ? Tous les jours, dans les «grins» de Bamako, de Yirimadio, en passant par Torokorobougou, Niaréla ou Sangrébougou, ce sont des débats de plusieurs heures autour du «thé» sur les faits et gestes du président IBK, de son fils Karim (président de la commission défense de l’Assemblée Nationale), comme si le monde s’arrêtait à cela. Quant-il s’agit de sortir pour dire NON ensemble à une situation à travers une marche de protestation ou un rassemblement, personne ne sort et toujours près à critiquer dans le vent. Une chose est sûre et certaine, ces jeunes sans intérêt aujourd’hui pour la chose publique, seront sans nul doute les fonctionnaires de demain avec aucun sens de l’Etat ni de la patrie. Et dire qu’ils représentent l’avenir du pays fait peur à plus d’un titre. Mais le jour où Bamako deviendra Gao, tout cela va changer et les jeunes se réuniront comme un seul homme pour dire NON ensemble et exiger des explications quand ça ne va pas, et dire OUI ensemble pour le Mali. Moussa KONDO, [email protected]

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Commentaires (68)

User
Lakassa Lakassa
Lakassa Lakassa 11 ans
ah le forum, lisez et relisez-vous. la jeunesse a bon dos,nous mëme sommes des nuls arretons de critiquer nos enfants, ils sont le fruit de l'éducation qu'ont leurs a donné.......
Baltazar
Baltazar 11 ans
Arrête de dire des choses inutiles car vos articles n’a aucune importance en ce moment pareille, monsieur le journaliste, la presse joue un très grand rôle dans notre société, ce sont eux qui sont à la base de toutes les informations concernant le Mali. :-P :-P :-P :-P :-P :-P
fashion
fashion 11 ans
Moussa je te repose la même question si Bamako était Gao quelle sera ta contribution alors. Nul ne défendra ce pays à votre place car c'est vous qui mettez le feu avec tes maîtres tels que DAK, Thiam et Sissoko Issiaka
Obiang
Obiang 11 ans
Il faut un sursaut national pour la jeunesse malienne se prenne son destin en main à des actions de développement tels que des projets, l'éducation. Comme le dit un adage les jeunes son les futurs cadres de demain mais ceux ci sont mal formés alors c'est un véritable danger pour nous
boubacar
boubacar 11 ans
IBK n'a pas laissé les jeunes pour compte. Il a crée des structures professionnelles pour orienter les jeunes pour obtenir des financements de projet ou des emplois directs. Il ne faut pas inciter les jeunes s'apprendre à l'état car le pays est dans une situation sensible.
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