Editorial : La Feuille de route, déroute !

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Après son atterrissage trébuché sur le tarmac de la primature, Django Cissoko s’achemine lamentablement vers le terminus de ses compétences. Applaudi à vingt doigts après la présentation de sa feuille de déroute  par les ‘’enregistreurs’’ de l’assemblée nationale, le premier ministre – médiateur  est à bout de souffle, comme pour dire que gouverner n’est pas une course de vitesse. Dans un Etat en état de disgrâce, à cause de l’amateurisme de bon nombre de ministres, le premier ministre confirme la thèse de ceux qui murmurent toujours qu’il est loin d’être l’homme de la situation. Sous sa coupe, beaucoup de penalty ratés. Les frasques administratives ont pris le dessus sur la bonne gestion. Alors, question :

 

Transition ou trahison ? 

 

 

 

Beaucoup  pensent au deuxième mot, à cause de la multiplication des maux.  Au-delà de l’affaire des 8,5 milliards de l’AMRTP qui met en cause le premier ministre, plusieurs autres scandales et non les moindres,  impliquent certains ministres du gouvernement de transition. L’arrivée d’un troisième opérateur de téléphonie, embellit le décor de la mafia. Des soupçons de mauvais comportements pèsent sur des conseillers du PM. Aujourd’hui, une odeur méphitique  s’exhale des couloirs de la primature.  Devenus ministres par effraction et par infraction, certains membres du gouvernement s’adonnent à cœur joie à leur exercice favori. La plus part des DFM ont été ‘’personnalisée’’ en vue de répondre aux besoins des boss éphémères du jour. Le temps presse, il faut aller à une vitesse supérieure. Pour les ministres politiques, tout comme sous l’ère ATT, rien n’a changé. Il s’agit de piocher au maximum pour soi et ensuite pour le parti. Ainsi, les véritables préoccupations du peuple sont reléguées au second plan. La demande sociale s’accroît, le pays reste divisé et les élections toujours dans l’incertitude. La feuille de route de Django Cissoko a quitté la route pour se retrouver en pleine brousse. C’est le peuple qui pleure, mais eux, ils rient. Pauvre Maliba, à quand le bout du tunnel ?

 

 

 

Le Shérif

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