Le front social de nouveau en ébullition : L’Education et les banques déterrent la hache de guerre

25 Août 2017 - 06:01
Mis à jour: 9 ans
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Le front social de nouveau en ébullition : L’Education et les banques déterrent la hache de guerre
L’Education et les banques déterrent la hache de guerre

Après une brève accalmie, le front social est de nouveau en ébullition au Mali. Deux secteurs vitaux du pays font face à des remous : les banques et l’enseignement supérieur. En effet, les banques et assurances du pays viennent d’observer 72 heures de grève pour contester le licenciement « abusif » du secrétaire général du comité syndical de la Nouvelle Société Inter-Africaine d’assurance (NSIA). L’enseignement supérieur, quant à lui, est paralysé, depuis un mois, par une grève illimitée du Syndicat National de l’Enseignement du Supérieur (Snesup). Les enseignants exigent la révocation du Doyen de la Faculté des Sciences Economiques et Gestion.

Au moment que la tempête de la contestation contre la révision de la constitution baisse, on assiste à une nouvelle ébullition du front social. Les syndicats des travailleurs ont renoué avec les grèves. Le Syndicat National des Assurances, Banques et Etablissement Financiers (SYNABEF) a jugé, le 22 Août 2017, d’observer 72 heures de grève pour exiger la réintégration du secrétaire général du comité syndical de la Nouvelle Société Inter-Africaine d’assurance (NSIA) qui, selon lui, a été licencié abusivement. «Les Responsables de NSIA ont violé la législation malienne. Après les 72 heures de grève, on envisagera une grève illimitée si la question n’est pas réglée», selon le secrétaire général du Synabef, Aguibou Bouaré. Un autre syndicat est en grève illimitée bien avant cette cessation de travail de des banquiers. Il s’agit du Syndicat National de l’Enseignement du Supérieur (Snesup). En effet, depuis le 25 Juillet 2017, les enseignants du supérieur sont en grève illimitée. Ils exigent en priorité la révocation du Doyen de la Faculté des Sciences Economiques et Gestion (FSEG) de l’Université des Sciences Economiques et de Gestion de Bamako (USEGB). Depuis, c’est la paralysie en grande partie dans les Facultés, instituts et grandes écoles même si certains militants ont refusé de suivre la grève. Cela fait un mois que cette grève dure. Cela joue considérablement sur la formation des étudiants, les futurs leaders du pays. Car, la question qui taraude les esprits aujourd’hui est comment sauver l’année universitaire ? Comment se feront les cours, les évaluations dans la sérénité même si l’on venait à lever la grève ? Allons-nous accepter de sacrifier les étudiants  avec une année blanche? En tout état de cause, il urge de tirer rapidement les choses au clair pour sauver l’année universitaire. Surtout que cette grève illimitée a été suivie par d’autres grèves de 48 heures, de 72 heures et une grève illimitée de 44 jours suspendue avec l’arrivée du Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maiga. C’est dire que l’année est fortement secouée dans son bon déroulement. Autre grève en vue, celle des travailleurs des Mines pour cinq jours. Dans un préavis déposé auprès des autorités du Mali, en date du 9 Août 2017, le secrétariat général de la Section National des Mines et Industries (SEC-NAMI) exige l’arrêt immédiat des licenciements avant la mise en application effective de l’accord de novembre 2014, le respect des engagements consignés dans les différents procès verbaux signés entre les partenaires, la mise en place des commissions nationales de fermeture dans les autres mines, l’ouverture des négociations sans délai pour l’élaboration des accords d’établissements, l’arrêt immédiat de l’utilisation abusive du personnel expatriés dans les sociétés minières et industrielles, des informations claires et précises sur le projet sulfureux de Sadiola et une concertation sur le cadre organique au Ministère du commerce (DFM). Hadama B. Fofana

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Commentaires (16)

User
WARA DE YANFOLILA
WARA DE YANFOLILA 9 ans
TIENKAFO SI TU DIS VRAI, POURQUOI N'INTENTEZ VOUS PAS UNE ACTION EN JUSTICE ? IL FAUT LE TRADUIRE EN JUSTICE. ON VERRA QUI DIT VRAI.
FANTAN DOUSSOUBA
FANTAN DOUSSOUBA 9 ans
s'il va en justice, c'est ce TIENKAFO qui ira en prison pour diffamation.
KONE31
KONE31 9 ans
...........MALIWEB , c'est honteux de votre part. L'AFROBASKET se joue chez nous et on ne se rend même pas compte sur votre site. Notre Equipe vient de battre l'Egypte 90 à 50 et se qualifie en demi finale vous n'en parler pas. Apprenez à actualiser vos informations car vous êtes très en retard par rapport aux autres pays.
WANG
WANG 9 ans
Voici deux raisons farfelues d'aller en grève et d'empêcher ceux qui méritent et qui ont besoin de service d'avoir leur dû. Tu es un privé, moi je te paie pour me rendre un service et si tu as un problème avec ton employeur, pourquoi c'est à moi d'en faire les frais? De l'autre coté, c'est n'est pas banale ni farfelue mais rocambolesque d'arrêter de travailler par ce qu'on souhaite qu'on change notre boss. Ces enseignants sont si ... je ne sais pas comment les qualifier.
tiè
tiè 9 ans
La grève est un droit Un opérateur d'assurance d'un PAYS etranger qui ne respecte pas les lois et décisions du pays d'accueil. Ou est déjà la valeur de l' assurance.Tous les MALIENS doivent songer à quitter cette assurance car il n'y a pas de serieux ni de garantie.En tout cas je vais quitter dès a présent
1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 9 ans
L'anarchie et rien me se fait salon les reglements, Lois et regles. Alors....C'est le bordel total et les citoyens et citoyennes me advent même plus quoi as fier ou faire.
Kirane
Kirane 9 ans
Le Gouvernement doit maintenant B.O.T.T.E.R les fesses de ces enseignants après la revalorisation de leurs salaires et autres indemnités, voici maintenant qu'ils demande la révocation du Recteur, juste parce que ce Recteur a refuser de payer des heures indus. Pour les banques l'Etat doit veiller à l'application de la loi, c'est à dire qu'en cas de grève, respecter l'obligation du service minimum. C'est un droit. NSIA est dans son bon droit de licencier ce Monsieur. Etre SG du syndicat ne fait pas de vous un intouchable. Je soutiens NSIA et si jamais le syndicat continu, NSIA n'a qu'à fermer boutique et ce contenter d'être dans des pays qui leur permet de travailler. Tous les jour on parle de chômage, et quand des entreprise étrangères viennent chez nous on les fatigues. Les autres travailleurs de NSIA doivent se ressaisir, sinon vous aller au chômage.
Tienkafo
Tienkafo 9 ans
Il faut parler des sujets quand vous en avez la compréhension. Qu'il s'agisse du problème des enseignements du supérieur ou de celui du banquier, votre ignorance semble totale. Papa KANTE ne refuse pas de payer des heures indues mais c'est lui-même qui les vole. En moins de trois mois de cours ce monsieur, en plus de ses charges administratives, a touché 5.400.000 FCFA en heures supplémentaires. Cela donne 49 heures par semaine. La journée de travail est de 48 heures. Ces heures n'incluent pas celles qu'il utilise pour exécuter son travail administratif qui est lui-même volumineux. Voyez-vous, si nous étions dans un pays dont les autorités ont un peu de sens de justice et du respect de la chose publique, un syndicat n'aurait pas besoin de demander la révocation d'un tel voyou.
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